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Le 6 avril 2017 - 07:54
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Lance Stroll - Le talent avant l'argent

Lance Stroll - Le talent avant l'argent

L’une des grandes nouvelles dans le monde automobile en 2016 a été l’arrivée du Québécois Lance Stroll en tant que pilote officiel de l’écurie Williams en Formule 1. Suite à cette nouvelle, plusieurs soulignaient avec malice que ce jeune pilote s’est mérité ce baquet prestigieux en raison de la fortune de son père, rien d’autre. Pourtant, cette conclusion est erronée au plus haut degré puisque le jeune Québécois a mérité ses lettres de créance de belle façon, et ce tout au long de sa carrière, même si elle est relativement courte.
- Par Denis Duquet

En effet, il faut se souvenir que dans le monde éthéré de la Formule 1, des pilotes avec des valises bourrées d’argent qui cognent à la porte des écuries sont légion. Malheureusement pour la plupart d’entre eux, l’argent ne suffit pas à faire la différence et inciter les équipes à leur confier un volant. En fait, si Lance a réussi à convaincre la direction de Williams, c’est surtout en raison de ses succès en course et de son potentiel en tant que futur champion.

Pas du pipo
Comme au Québec et même au Canada on ne fait pas grand états des courses de Formule sur les différents circuits de la planète, peu de gens ont suivi les exploits de notre pilote tout au long de sa jeune carrière. En tout premier lieu, il a fait ses premières armes en tant que pilote en karting et dès sa première année, il a accumulé les victoires en remportant les championnats du Québec et du Canada. Sa carrière dans ce secteur de la course automobile s’est poursuivie jusqu’en 2012 alors qu’il a continué à aligner les victoires et les podiums. Et, au fil de ces années, il a participé à plusieurs compétitions nord-américaines et internationales. Il a toujours été en mesure de tirer son épingle du jeu.

Puis, c’est l’ascension dans les courses de monoplace. En 2014, il remporte le championnat italien de Formule 4, en 2015, il termine premier de la série Toyota en Nouvelle-Zélande de Formule 3, puis en 2016, il remporte le championnat européen de cette catégorie. En fait, tout au long de sa jeune carrière, il a participé à 100 courses d’importance et remporté la victoire à 29 reprises. Son ratio de course-podium est de 48,6%. Vous avouerez que ce n’est pas trop mal. Enfin, dans un autre domaine, il était l’un des quatre pilotes de l’écurie Chip Ganassi aux 24 Heures de Daytona. Son équipe a terminé au 5e rang permettant à Lance d’être l’un des plus jeunes pilotes de l’histoire à terminer dans le «Top 5».

Il faut souligner que la saison 2016 a été couronnée de succès malgré une pression sans cesse accrue compte tenu des rumeurs de la possibilité qu’il puisse accéder à un volant en Formule 1. Il a réussi à remporter 14 victoires en 30 courses et à monter sur le podium à 20 reprises. Autant d’accessits qui lui ont permis de convaincre les dirigeants de Williams de l’embaucher.

Un paternel passionné
On a souvent parlé de la fortune du paternel, mais on a oublié de mentionner que Lawrence Stroll est un passionné de l’automobile sous toutes ses formes. Collectionneur de voitures Ferrari, il possède l’une des plus imposantes collections de la marque au monde. D’ailleurs, tout récemment, dans le cadre d’un encan de voitures exotiques, il a déboursé plus de 27 millions de dollars pour acquérir une Ferrari 275 GT 4 NART 1967, une Ferrari rarissime. En fait, il est difficile d’être plus passionné du monde automobile. Il s’est même porté acquéreur du Circuit du Mont-Tremblant qu’il a par la suite restauré de façon extraordinaire.

Ce père fortuné est également un «gentleman driver» qui participe à plusieurs courses de voitures d’autrefois où il fait bonne figure. Il tire également son épingle du jeu dans la série «Ferrari Challenge» en plus de participer à d’autres épreuves.

Voilà autant d’éléments qui expliquent l’implication d’un père qui a toujours aidé et assisté son fils dans la poursuite de sa carrière. Mais si le père a mis en place les éléments pour permettre à fiston de courir, même sa fortune ne lui a pas donné son talent.

Prêt pour relever le défi
Malgré son jeune âge et le fait qu’il passe directement de la Formule 3 à la Formule 1 sans passer par la Formule GT2, les astres semblent alignés pour permettre à Lance de connaître des débuts prometteurs. Il devra certes apprivoiser une nouvelle monture, se familiariser avec un environnement assez particulier et découvrir plusieurs nouveaux circuits. Mais il a déjà piloté à plusieurs reprises une Williams de génération précédente afin de se familiariser avec une Formule 1.

Tout est en place, mais il faudra quelques courses pour pouvoir évaluer ses prestations chez Williams, une écurie qui a permis à Jacques Villeneuve de devenir champion du monde de la catégorie.





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