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Le 6 avril 2017 - 07:25
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Un modèle historique

Un modèle historique

Au cours des derniers mois, cette Chevrolet 100% électrique ne cesse de remporter de multiples accessits, le titre de «Voiture nord-américaine de l’année» étant le dernier honneur en date. Et ces honneurs ne sont pas usurpés. En effet, il s'agit d’une voiture qui fera époque dans les annales de l’automobile nord-américaine puisqu’elle est la première auto de cette catégorie proposant un rayon d’action de plus de 350 km vendue à un prix plus que compétitif. Pour le même prix, on avait jusqu’à présent droit à des modèles dont l’autonomie dépassait à peine 150 km. Mais cette Chevrolet n’est pas qu’une affaire de statistiques et de prix. En effet, il s’agit d’une automobile qui est à la fois agréable à conduire, polyvalente et dotée d’une autonomie rassurante pour ceux qui avaient des appréhensions face à l’électrification de l’automobile.

Un look du juste milieu
Certains d’entre vous se souviennent certainement de la Volt Concept dont la silhouette était carrément futuriste et qui avait enthousiasmé les amateurs du genre. Toutefois, on avait dû modifier la silhouette du modèle de production afin de respecter les lois de l’aérodynamique dans le but d’offrir une moindre résistance au vent afin d’optimiser le rayon d’action. Cette fois, lors de son dévoilement en 2015, la Bolt a proposé une silhouette moderne, mais sans plus. Et il ne s’agit pas de reproche, car c’est juste ce que le client désire: une auto de belle facture sur le plan visuel, et qui devrait faire l’unanimité par ses formes. On semble avoir appris des excès du passé et renoncé à la tentation de faire différent avec les effets négatifs que l’on connaît.

Cette voiture offre des dimensions similaires à la plupart des sous-compactes sur le marché et il s’agit d’un design vertical assurant par le fait même un bon dégagement pour la tête et une bonne capacité de chargement dans la soute à bagages qui est accessible par hayon. Il faut également ajouter que bien que la voiture soit relativement étroite, la cohabitation dans l’habitacle ne pose aucun problème. De plus, les places arrière permettent aux gens de grande taille de prendre leurs aises en raison d’un excellent dégagement pour les genoux, et ce même si les occupants des places avant ont reculé leur siège plus que la moyenne.

Soulignons au passage que les sièges avant offrent un bon support latéral et ils se sont avérés confortables dans le cadre d’une randonnée d’environ 200 km. Le tableau de bord pourrait être un peu plus élaboré, mais cette sobriété devrait permettre de franchir le cap des années sans problème. Soulignons que la qualité des matériaux est moyenne et on a préféré investir davantage dans le système de propulsion et la batterie.

La présentation de la planche de bord est sobre, mais tout est facile d’accès et l’écran d’affichage domine la présentation. Comme sur la plupart des voitures récemment dévoilées, les cadrans indicateurs sont en réalité un écran d’affichage qui permet une consultation plus facile et offre la possibilité de changer l’agencement et la présentation. Afin de permettre aux pilotes de bien planifier la consommation d’électricité de la voiture, un affichage placé à la gauche de l’écran nous donne une consommation optimale et une consommation maximale avec une moyenne en fonction de notre style de conduite. Cela sert également d’outil d’apprentissage pour le conducteur qui a peu d’expérience avec les voitures électriques et qui aurait tendance à être plutôt intempestif avec l’accélérateur.

350 km et 200 chevaux
Lorsqu’on a présenté la Bolt au Salon de l’auto de Détroit en 2015, on a promis que la voiture aurait une autonomie de plus de 300 km et que son prix serait raisonnable. Deux ans plus tard, alors que le modèle de production fait ses débuts sur nos routes, on constate que le constructeur a tenu promesse alors que l’on annonce un rayon d’action d’environ 380 km tandis qu’après les rabais gouvernementaux, le prix sera d’environ 32000$. Donc promesses tenues.

Quant au rayon d’action, si on tient compte des variations de la température et de l’état de la charge de la batterie, on peut affirmer sans trop se tromper qu’on peut envisager de pouvoir rouler pendant un peu plus de 350 km lorsque les conditions seront optimales avant que les batteries soient épuisées. C’est impressionnant pour une voiture de cette catégorie et de ces dimensions.

De tels chiffres sont obtenus en raison d’une batterie qui est en fait l’évolution de celle utilisée sur la Volt, mais adaptée et modifiée afin d’optimiser le rendement. Cette batterie lithium-ion de 60 kWh comprend 5 sections, 10 modules et 96 groupes d’éléments. Cette énergie est dirigée vers un moteur de 200 chevaux et 266 lb-pi de couple. Pour compléter cette inspection mécanique, on retrouve des freins à disque aux quatre roues tandis que la suspension arrière est à poutre de torsion. Cette configuration de l’essieu arrière permet un allégement de poids et assure que le plancher de la soute à bagages ne soit pas obstrué par des tours de suspension. Comme toutes les voitures de ce genre, les pneumatiques sont à faible résistance de roulement. En fait, il s’agit de pneus auto scellant spécialement fabriqués par Michelin pour cette voiture.

Essai concluant
La voiture a beau être belle, posséder des composantes mécaniques en mesure de nous convaincre que rouler 100% électrique ne sera pas une source d’angoisse, il faut également que cette automobile soit agréable à conduire tout en étant pratique et une bonne routière. Un galop d’essai de plus de 200 km effectués sur les routes secondaires du sud de la Californie nous a permis de découvrir une voiture qui a réussi à nous convaincre de ses qualités sous plusieurs aspects. En premier lieu, comme c’est le cas avec les véhicules électriques dont le moteur propose toujours un couple élevé, l’accélération initiale est vigoureuse. En fait, c’est suffisant pour boucler le 0–100 km en moins de sept secondes, ce qui est plus que suffisant pour une voiture à vocation familiale et utilitaire. En plus, lorsque les virages se présentent, la voiture est neutre dans les virages tandis que la direction s’est révélée précise. Cette bonne tenue de route s’explique en partie par un centre de gravité relativement bas en raison de la présence de la batterie qui fait partie de la plate-forme, permettant ainsi de la rendre plus rigide.

Il est vrai que les pneumatiques pourraient avoir un peu plus d’adhérence et que nous ne les avons pas conduits sous la pluie, mais compte tenu de l’utilisation anticipée, il n’y a pas matière à s’inquiéter.

Quant à la tenue de route elle-même, rien de particulier à signaler sauf que la voiture ne roule pas dans les virages et que la suspension est bien calibrée offrant un bon rapport entre la tenue de route et le confort.

Somme toute, la Chevrolet Bolt mérite amplement tous les honneurs qui lui ont été rendus et qui lui seront rendus au cours des mois à venir. Il s’agit d’une voiture phare qui sera inscrite dans les annales de l’histoire de l’automobile nord-américaine comme étant un succès initial très relevé. Reste à voir la suite.





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