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Le 6 avril 2017 - 07:20
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La simplicité volontaire

La simplicité volontaire

Par Denis Duquet / Photos Porsche Canada

Les puristes de la marque n’ont pas eu la vie facile au cours des dernières décennies. Ces inconditionnels de la légendaire 911 ont eu de la difficulté à admettre l’arrivée de modèles utilitaires sport dans la gamme de ce prestigieux constructeur dont la renommée s’est surtout établie sur les pistes de course de la planète. Pourtant, en des moments parfois difficiles, c’est la Cayenne qui a permis d’engranger des profits et de permettre à la marque de se développer et de prospérer. Par la suite, l’arrivée de la Boxster n’a pas fait l’unanimité non plus auprès de ces mêmes personnes qui appréciaient plus ou moins ce moteur central. Heureusement, il était à cylindres horizontaux.

Mais tout récemment, la direction de Porsche a planté une autre fléchette dans leurs flancs avec l’arrivée du Macan, un autre VUS. Cette fois, c’est un modèle intermédiaire qui permet d’accumuler encore plus de profits et de profiter de cette catégorie qui ne cesse de se développer. Mieux encore, pour 2017, deux nouveautés ont été ajoutées au catalogue de ce modèle. En effet, le nouveau GTS vient s’insérer entre les versions S et Turbo. En plus, afin de rendre l’accès plus abordable à des produits Porsche, on a introduit la Macan de base qui est dotée d’un moteur quatre cylindres 2,0 litres produisant 252 chevaux. Il est associé à une boîte automatique à sept rapports tandis que la traction intégrale est de série.

Notre modèle d’essai était d’ailleurs la version de base. C’est un fait connu que les options et accessoires chez Porsche font souvent grimper la facture d’achat. Dans le cas qui nous concerne, les seules options installées sur la voiture étaient des roues en alliage de 19 pouces et le groupe d’options Sport Chrono, portant ainsi le prix à 57 185$ incluant préparations et transports. Le Sport Chrono a une influence positive sur le comportement routier en plus d’offrir des données sur les performances.

Une silhouette intemporelle
Les stylistes de ce constructeur trouvent toujours le moyen de concevoir des véhicules qui ne ressemblent à rien d’autre sur le marché. Au début, on critique les formes de ce nouveau venu pour ensuite les considérer comme étant des classiques. La carrosserie du Macan est toute en sobriété et personne ne s’en plaindra. Ici, pas d’artifices inutiles et de clinquant pour attirer l’attention. L’élégance des formes suffit. Détail intéressant, le capot est doté de deux ouvertures de chaque côté afin de pouvoir laisser passer les phares. Bref, les exigences aérodynamiques ont sans doute rendu cette astuce obligatoire afin d’obtenir un capot aux formes les plus efficaces possible.

Dans l’habitacle, on retrouve bien entendu une planche de bord sobre et de consultation facile. Par contre, on est quelque peu décontenancé par la console centrale qui est parsemée de boutons. Ça semble très complexe de prime abord, mais on réalise par la suite que cette multitude de pavés est d’utilisation simple et efficace. Pas besoin de naviguer d’un cadran à l’autre pour trouver le bouton qui contrôle cet affichage. Du bout des doigts, on peut régler la climatisation, la suspension et plusieurs autres éléments essentiels à la conduite.

Il est vrai que le prix demandé pour une voiture quand même en retrait en fait d’équipement semble élevé par rapport à plusieurs autres modèles vendus beaucoup moins chers et appartenant à une catégorie inférieure. En contrepartie, il faut dire que le constructeur de Stuttgart ne néglige pas la qualité qui passe avant la diversité des accessoires. La caisse est solide comme pas un ou presque et la durabilité de ces voitures est légendaire.

L’équilibre avant les performances
Il est certain que dans une gamme de modèles qui comprend une version propulsée par un moteur V6 turbo de 400 chevaux, les 252 chevaux du quatre cylindres 2,0 litres de notre modèle d’essai sont considérés comme modeste. Pourtant, des accélérations de 0-100 km en moins de 7,0 secondes et une vitesse de pointe de 229 km sont quand même des données suffisamment correctes pour permettre une conduite intéressante et sportive.

Dans la conduite de tous les jours, les accélérations sont jugées correctes, mais il faut travailler un peu plus pour obtenir des performances sportives contrairement aux modèles plus puissants qui réagissent au premier coup d’accélérateur. La même remarque s’applique en conduite un peu plus rapide sur une route sinueuse. Par contre, l’équilibre de la voiture et la légèreté de son moteur permettent d’enchaîner très facilement les virages et de pouvoir profiter d’une tenue de route nettement supérieure à la moyenne de cette catégorie.

Par contre, deux bémols d’importance. Les freins se sont révélés quelque peu spongieux tandis que la direction n’a pas la même précision que sur les autres Porsche. Malgré tout, la conduite de ce véhicule est vraiment agréable aussi bien en conduite de la vie de tous les jours que lorsqu’on désire se faire plaisir au volant.





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