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Le 5 avril 2017 - 15:47
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Le bateau des jeunes leaders du monde

Le bateau des jeunes leaders du monde

Pour la première fois depuis 2012, des Canadiens ont été sélectionnés pour monter à bord du Bateau des jeunes leaders du monde. Pendant quatre semaines, ils ont sillonné les mers entre le Japon, les iles Salomon, les iles Fidji et la Nouvelle-Zélande.
- Par Samuel Larochelle

Après avoir quitté le pays le 16 janvier dernier, les douze participants canadiens ont passé deux semaines à Tokyo. Au programme: une rencontre avec le premier ministre nippon Shinzõ Abe, une visite au Prince héritier du Japon et des arrêts dans diverses organisations politiques.

Ils ont ensuite rejoint les 230 autres participants sur le bateau jusqu’au 3 mars pour une série de cours, de conférences et d’ateliers sur des sujets variés: mondialisation, réduction des risques liés à la guerre et aux désastres naturels, dialogue pour la paix, éducation, culture de la jeunesse, construction d’une société plus inclusive, tourisme responsable, respect des cultures et des coutumes étrangères. «Tout au long du voyage, le but était d’identifier les différences, mais surtout les similitudes, entre les pays. On a aussi créé un réseau de contacts dans l’espoir de bâtir un projet de société commun», explique Henry Tsang, chef de la délégation canadienne, un architecte de 39 ans résidant à Montréal.

Contrairement aux voyageurs de l’édition 2017 qui ont vogué vers le sud-Ouest, ceux de 2012 ont eu l’occasion d’aller vers l’est du Japon, en faisant des arrêts à Singapour, en Inde et au Sri Lanka. Ainsi, Parker Mah a entre autres visité le gouvernement japonais, suivi des cours avec des experts en leadership et en politique internationale, et rencontré le roi du Sri Lanka.

Pourtant, ce sont les rencontres humaines sur le bateau qui l’ont marqué le plus. «L’aspect de communauté était extrêmement fort! Le fait de voir un groupe de personnes qui ne se connaissaient pas collaborer pour créer un monde meilleur, ça m’a touché.»

Cette année, des jeunes d’Ukraine, du Costa Rica, des iles Fidji, de la Nouvelle-Zélande et d’Égypte se sont joints aux 12 Canadiens et à près de 150 Japonais. Ces derniers occupent plus de la moitié des places de l’aventure, qui est entièrement financée par le gouvernement japonais. «À la fin des années 80, le Japon était une économie en croissance, mais le gouvernement a constaté un manque d’ouverture aux autres cultures, surtout chez la jeunesse, dit Parker Mah. Comme le Japon est un pays isolé par l’eau, la population a une culture plus homogène. Les gens ont réussi à la protéger, mais ils avaient moins de facilité à aller vers l’Autre.»

Le gouvernement a donc lancé cette initiative réunissant les jeunes leaders du monde entier, dans l’espoir d’amorcer des relations diplomatiques avec certains pays et de favoriser la création de contacts qui pourraient porter leurs fruits dans le futur, lorsque les jeunes participants se retrouveraient dans des postes importants.

Pour participer, les nations doivent être invitées spécialement par le gouvernement japonais. Par la suite, un processus de sélection est organisé dans chaque pays. Parker Mah fait partie de ceux qui ont choisi les jeunes Canadiens en 2017. «On recherchait évidemment une ouverture sur les cultures étrangères, et spécialement celle du Japon, ainsi qu’un engagement dans leur communauté, via le bénévolat, leur travail ou leurs passions, illustre-t-il. Et bien sûr, on voulait assurer une représentation des différentes régions du Canada, un équilibre entre les hommes et les femmes, entre les anglophones et les francophones, une présence des Premières nations et des personnalités qui allaient bien se mélanger.»

Sur environ 400 candidatures reçues cette année, Henry Tsang a fait partie des douze heureux élus. Certains de ses compatriotes ont dû quitter leur emploi ou interrompre leurs études pour libérer six semaines de leur hiver. «Ça vaut le risque de revenir sans travail et de mettre notre vie normale sur pause, dit-il. Surtout si tu veux développer une carrière à l’international, c’est très bon pour ton avenir.»

Fait à noter
Tous les participants ont été privés de télévision, d’Internet, des journaux et de leur téléphone pendant près d’un mois. «Le fait d’être coupé complètement du monde extérieur nous oblige à nous concentrer sur les autres plus qu’à l’habitude, souligne Parker Mah, qui a participé à l’aventure il y a cinq ans. Et comme on ne savait jamais si on allait se reparler après une rencontre ou se revoir après l’ensemble de l’expérience, on devait saisir chaque occasion pour vraiment connaître chaque personne en profondeur.»





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