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Le 6 décembre 2016 - 08:18
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Formule 1 - Renault peut-il succéder à Mercedes?

Formule 1 - Renault peut-il succéder à Mercedes?

Le retour officiel de Renault en Formule 1 a été plutôt discret pour la saison 2016. 
En effet, après avoir pris un temps interminable à se porter acquéreur, ou tout au moins finaliser une entente avec l’ancienne écurie Lotus-Renault, le constructeur français n’a pas eu beaucoup de temps pour se préparer à la saison, malgré le fait que la participation précédente à ce championnat sous les couleurs de Lotus-Renault avait démontré un certain potentiel au début de l’année. Mais faute de moyens, la voiture n’a pas évolué et elle n’était plus compétitive en fin d’année.

Cette fois, on est parti sur de nouvelles bases, et sous de nouvelles couleurs également. Cette annné, les voitures de la marque française affichaient un jaune intense et riche qui donnait une caractéristique spéciale à ses voitures. De plus, on aurait pu croire à des performances correctes en raison du fait que le moteur Renault avait été amélioré afin de répondre non seulement aux attentes de cette écurie, mais également de celles qui sont propulsées par ce moteur, notamment Red Bull qui a connu de très bons résultats avec ses voitures propulsées par une version particulière de ce moteur.

S’il faut souligner que la saison écoulée en a été une d’apprentissage, il ne faudrait pas se surprendre qu’au cours des années à venir, les voitures jaunes puissent se retrouver parmi le peloton de tête si on se fie à l’historique de cette marque dans ce championnat. En effet, il faut se souvenir que Renault et sa filiale Renault Sport n’ont jamais fait de figuration bien longtemps. Une fois entrés dans la course, les résultats se sont manifestés dans un assez court laps de temps. Il est certain qu’en Formule 1, la marche est très haute et les investissements requis sont pharaoniques. D’ailleurs, deux autres constructeurs automobiles, Mercedes-Benz et Ferrari, participent à ce championnat et leur budget est très important. Il est vrai que Carlos Ghosn s’est fait tirer l’oreille pour donner son aval au retour complet de Renault en Formule 1, on dit qu’il se serait contenté de la participation d’Infiniti, une marque associée à Nissan, mais le prestige de la marque nationale française l’a emporté.

Et une fois la main dans l’engrenage, il faut savoir que ce chef d’entreprise est un homme excessivement ambitieux qui est prêt à investir de fortes sommes pour se retrouver sur la plus haute marche du podium. Et il y a une autre motivation qui pourrait se manifester, c’est le fait que le groupe Renault-Nissan a plusieurs ententes de collaboration avec Mercedes-Benz et il est certain que Monsieur Ghosn aimerait bien pouvoir dominer ou tout au moins supplanter à l’occasion ces partenaires d’affaires germaniques. Mais il lui faudra être patient et ne pas avoir peur d’investir des millions.

Plus sérieux en 2017
Déjà, l’écurie Renault semble avoir des visées plus importantes pour la prochaine saison avec l’embauche de l’allemand Nico Hülkenberg qui courait cette année pour l’écurie Force India. C’est non seulement un pilote doué, mais expérimenté, et c’est justement ce que recherchait la direction de l’équipe afin de pouvoir poursuivre son développement. Voici d’ailleurs ce qu’en disait Jérôme Stoll, le grand patron de Renault Sport Racing: «2017 sera la deuxième saison de Groupe Renault depuis son retour en tant que constructeur en F1 ainsi que la prochaine étape de notre voyage. Cette année était dédiée à la pose des fondations de nos succès futurs. Nous avions besoin d’un pilote expérimenté, toujours avide de podiums. Nico ­Hülkenberg remplit parfaitement ce rôle et complète idéalement ce que nous désirons atteindre. Il est très talentueux, dévoué et motivé. Nico nous permettra d’exploiter tout le travail accompli cette saison et de le traduire en de meilleurs résultats en piste en 2017 et au-delà. Nous sommes impatients de le voir dans notre nouvelle voiture en 2017.»

Cette embauche et cette déclaration sont autant d’indices qui nous prouvent que le constructeur français a de grandes ambitions pour la prochaine saison, d’autant plus que celle-ci voit une foule de nouvelles réglementations appliquées, ce qui devrait permettre aux voitures jaunes de progresser autant sur la grille de départ que sur la feuille de résultats finaux. Ces ambitions sont d’autant plus légitimes que les règles pour la prochaine saison obligent de redessiner entièrement les nouvelles voitures qui seront plus basses, plus larges et dotées de caractéristiques aérodynamiques améliorées afin d’optimiser la vitesse. En plus, les gommes des pneumatiques Pirelli permettront de rouler plus rapidement sur le tour de piste et ils seront plus larges.

Reste à savoir maintenant dans combien d’années les ambitions de la marque française se réaliseront et permettront aux voitures jaunes françaises de doubler les flèches d’argent germaniques.





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