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Le 6 décembre 2016 - 07:56  | Par Denis Duquet
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Buick Envision - Buick et les VUS

Buick Envision - Buick et les VUS

Un nouveau modèle ­fabriqué en Chine!
Vous avez bien lu, la marque Buick qui nous avait habitués à des limousines cossues dotées de suspensions relativement confortables se tourne de plus en plus vers une catégorie de véhicules qui lui était totalement inconnue il y a une décennie à peine.

En effet, non seulement la marque a ajouté cette année un nouveau modèle à sa catégorie de véhicules utilitaires sport, mais elle a par la même occasion, décidé d’abandonner pour l’an prochain sa berline Verano qui connaissait beaucoup de succès. Mais voilà, c’est que sur le marché américain, le VUS sous-compact Encore connaît encore plus de succès. À tel point que Buick a été obligé d’augmenter la capacité de production de ce véhicule pour répondre à une demande qui ne cesse de croître. Et pour s’assurer que l’engouement du public ne diminue pas, on a apporté quelques modifications à ce modèle afin de le rendre plus compétitif.

Ceci étant dit, toujours dans la tangente des VUS, on a ajouté un modèle compact dans cette catégorie, l’Envision. Jusque-là, rien de bien extraordinaire, même s’il s’agit d’un modèle Buick. En fait, ce qui le démarque de tous les autres véhicules présentement sur le marché, c’est qu’il est produit en Chine, une première pour un véhicule portant un écusson d’une marque nord-­américaine. Soulignons au passage qu’il y a une couple d’années, Honda avait commercialisé sur notre marché une version « Made in China » de la Fit. Mais cette fois, il s’agit d’un véhicule luxueux arborant l’écusson d’une marque tout de même prestigieuse.

Un air de famille
Bien que ce véhicule soit produit sur un autre continent, il arbore une silhouette familière propre à tous les autres modèles Buick. On retrouve donc la même grille de calandre de type chute d’eau, les fameux « port holes » placés cette fois sur le capot et en fait la même ligne de caractère longeant toute la paroi du véhicule qui est plus ou moins similaire à celle de l’Encore. Bref, une silhouette élégante et moderne à la fois qui ne détonne en rien avec le reste de la gamme Buick.

Par contre, dans l’habitacle, force est d’admettre que la présentation est différente avec cette horloge analogique placée à la droite de l’écran d’affichage qui est pratiquement carré et qui est logé dans un réceptacle qui n’a aucune affinité avec tout ce que les autres modèles Buick nous proposent. Par contre, c’est loin de manquer d’élégance et il faut souligner la qualité de la finition et des matériaux employés. Si vous persistez à croire que les ouvriers chinois ne sont pas en mesure de produire des produits de qualité, ce véhicule est la preuve du contraire.

Équipement complet, bien entendu
Pour convaincre les acheteurs de débourser plus de 30 000 $ pour se procurer un véhicule dont les origines sont assez nouvelles pour les acheteurs nord-américains, on a mis le paquet en fait d’équipement. La liste est anormalement longue, mais soulignons entre autres que les sièges avant, arrière et le volant sont chauffants et de série. Il est également possible de commander des sièges avant rafraîchissants en option. Toujours au chapitre des sièges, celui des places arrière est coulissant afin d’offrir plus de dégagement aux jambes. Au chapitre du confort, on retrouve de série une commande de température à trois zones avec commandes aux sièges arrière. Enfin, le hayon à commande électrique est programmable avec fonctionnement mains libres.

Un nouveau volant de Buick fait son entrée dans l’Envision, avec des commutateurs à bascule activés par le pouce qui permettent de parcourir facilement les menus du système IntelliLink et les caractéristiques du véhicule dans le centralisateur informatique de bord. 

Un seul moteur 
Les personnes intéressées à se procurer l’Envision auront la tâche facile lorsque viendra le temps de choisir le groupe motopropulseur puisqu’un seul choix est au catalogue. Il s’agit d’un moteur turbo de 2,0 litres de 252 chevaux et d’un couple de 260 lb-pi. Ce qui est supérieur à ce que proposent certains modèles compétitifs. Il est couplé à une boîte automatique à six vitesses de troisième génération qui est associée à un système de traction intégrale. En plus, ce moteur possède la technologie d’arrêt et de démarrage. 

Comme Buick privilégie l’insonorisation supérieure à la moyenne, on a ajouté à ce moteur des arbres d’équilibrage et les composants atténuant le bruit. Il est également isolé sur une sous-structure à amortissement hydraulique qui réduit le bruit et les vibrations. Le groupe propulseur est doté de quatre supports au lieu des trois habituellement utilisés. 

Complétons cette fiche technique en soulignant que l’Envision est doté du système de traction intégrale à double embrayage actif. Il s’agit d’un système sur demande entièrement automatique avec un transfert de couple minimal aux roues arrière lorsque la traction intégrale n’est pas nécessaire.

Sans complexe
Dans le cadre de la présentation de ce modèle à la presse, la division Buick a choisi de nous amener dans la vallée de Napa non pas pour goûter aux nectars locaux, mais pour pouvoir emprunter des routes très sinueuses que l’on n’aurait jamais osé nous proposer avec les anciens modèles de la marque.

Contrairement aux appréhensions, le moteur quatre cylindres est très bien adapté à ce modèle avec des accélérations franches et de bonnes reprises. Quant à la transmission automatique à six rapports, elle passe les vitesses tellement en douceur qu’on ne se rend même pas compte des changements de vitesse. Et sur un parcours étonnamment sinueux et en montée, le roulis en virage est très bien maîtrisé et il est important de souligner que la suspension n’est pas exagérément ferme. Nous sommes loin des suspensions guimauve des Buick d’antan, mais on n’a pas l’impression non plus que les amortisseurs sont remplis de béton.

Lors de nos essais, l’Envision s’est fort bien comporté à tous les chapitres. S’il fallait trouver à redire, c’est le fait que le support latéral des sièges pourrait être plus efficace. Nous aurions aimé être mieux supportés lorsqu’on enchaînait les courbes sur les routes d’essai. Par contre, sur la grande route, ces sièges sont confortables et offrent un bon support pour les jambes. L’autre élément qui pourrait être amélioré est l’assistance de la direction qui nous a paru quelque peu trop poussée et un certain manque de feed-back de la route. Mais je suis prêt à parier que la majorité des utilisateurs trouveront que c’est correct. Cette caractéristique se fait sentir lorsqu’on a enchaîné les virages les uns après les autres sur une route que l’on retrouve rarement dans notre quotidien.

Somme toute, cette Buick aux origines pour le moins particulières n’a pas tellement à envier à la concurrence si ce n’est ses origines qui pourraient en inquiéter certains. Mais suite à cet essai, une inspection quand même assez élaborée des trois modèles essayés dans le cadre de cette présentation nous permet de conclure qu’il ne faut pas s’inquiéter. Et dernier détail, ce modèle est commercialisé en Chine depuis une couple d’années, cela a certainement donné le temps de corriger les quelques imperfections qui se seraient manifestées.

Reste à savoir quel sera l’accueil réservé à l’Envision.





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