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Le 16 novembre 2016 - 07:49  | Denis Duquet
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Mazda CX–9 - Réussir à faire plus avec moins

Mazda CX–9 - Réussir à faire plus avec moins

En 2006, Mazda s’est immiscé dans la catégorie des véhicules utilitaires sport pleine grandeur avec le CX-9 qui venait se mesurer à ce qu’il y avait de mieux dans la catégorie comme le Buick Enclave, le Kia Sorento, le Ford Flex ainsi que le Jeep Grand Cherokee pour n’en nommer que quelques-uns.

Cette première mouture s’est mérité bien des éloges, mais cela n’a pas semblé satisfaire Mazda qui quelques mois après le lancement, a effectué de nombreux changements sur ce modèle, notamment en remplaçant le moteur V6 de 3,6 litres par un autre V6 de 3,7 litres. L’amalgame de ces changements a donné des résultats très positifs puisque ce Mazda polyvalent a remporté plusieurs titres de véhicule de l’année en Amérique du Nord.

Presque 10 ans après son lancement, le temps était venu d’effectuer une refonte en profondeur de ce modèle d’autant plus qu’il était pratiquement le seul produit Mazda commercialisé sur notre marché à ne pas offrir la technologie SKYACTIV. C’est dorénavant chose faite et force est d’admettre que les résultats sont impressionnants.

Kodo bien entendu
Lorsque la nouvelle Mazda 3 a été dévoilée, elle était le premier véhicule à faire appel à la technologie SKYACTIV permettant de réduire la consommation de carburant, d’améliorer l’agrément de conduite et par la même occasion le niveau de sécurité active et passive. Sa silhouette respectait les éléments de philosophie de design Kodo qui veut exprimer l’âme du mouvement. Et cette attitude a été respectée pour tous les nouveaux véhicules Mazda qui se sont succédé depuis ce temps, et cela inclut le roadster MX-5 et bien entendu la nouvelle CX-9.

Ce n’est pas nécessairement une tâche facile d’adopter à un VUS pleine grandeur des principes esthétiques utilisés jusqu’à présent sur des véhicules aux dimensions plus petites. Il faut avouer que les stylistes s’en sont bien tirés puisque la silhouette est équilibrée et offre un dynamisme visuel digne de mention. Les montants A ont été déplacés de 100 millimètres (3,9 pouces) vers l’arrière, ce qui a permis d’allonger le capot et de renforcer l’impression de puissance que dégagent ces proportions. Comme il se doit, la calandre avant à cinq points est la signature visuelle de ce véhicule qui est plus court de 30 millimètres (1,2 pouce) que son prédécesseur. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette réduction n’a pas d’effet négatif pour le confort des passagers arrière qui bénéficient même d’un dégagement aux jambes plus généreux et de plus d’espace pour sortir du véhicule et y entrer en raison d’un empattement allongé de 55 millimètres (2,2 pouces). D’ailleurs, partout dans ce véhicule, les ingénieurs ont réussi à faire plus avec moins. 

Mais l’habitacle ne se limite pas à offrir plus de dégagement pour les jambes et une excellente habitabilité. La planche de bord semble empruntée à un modèle coûtant nettement plus cher tout comme le revêtement des sièges du modèle Signature qui impose une atmosphère de luxe. Sur les modèles les plus luxueux, l’agencement de bois exotiques, de cuir et d’aluminium brossé permet de créer une impression de luxe que l’on retrouve généralement sur les allemandes de haut de gamme. Il faut ajouter en plus que le système d’affichage tête haute est disponible tandis que le système d’info divertissement est probablement le meilleur à date à être offert par Mazda bien qu’on aurait pu faire mieux à ce chapitre.

L’efficacité avant les données
Lorsqu’on analyse le CX-9 au chapitre de la silhouette, de l’aménagement de l’habitacle et des différents systèmes embarqués, on note une progression qui surpasse sous plusieurs aspects ce que la concurrence nous propose. Par contre, Mazda fait bande à part en ce qui concerne le groupe propulseur alors qu’on a abandonné le V6 pour se tourner uniquement vers un 4 cylindres. Dans un sens, ce n’est pas surprenant, puisque ce constructeur nous a habitués par le passé à adopter des solutions technologiques innovatrices. Cette fois, le groupe propulseur offert est un quatre cylindres turbo compressé de 2,5 litres. De prime abord, cela peut sembler quasiment farfelu d’utiliser un moteur de cette cylindrée sur un véhicule dont les dimensions sont quand même assez imposantes. Mais il y a une logique dans cette excentricité puisque les ingénieurs de Mazda ont réussi par différentes astuces technologiques, dont un système de recirculation des gaz d’échappement ingénieux et un taux de compression très élevé pour un moteur suralimenté, à obtenir des performances mêmes supérieures à celles de modèles dotés d’un moteur V6. Le secret est l’obtention d’un couple de 310 lb-pi qui travaille en harmonie avec une puissance de 250 chevaux.

Cette configuration permet même de réduire le rétrogradage de la transmission en plusieurs circonstances, même lorsqu’on accélère. Ce qui assure une impression de stabilité et de douceur qui contribue au confort des occupants du véhicule. En plus, comme c’est le cas sur tous les nouveaux modèles Mazda, les ingénieurs ont réussi à alléger la nouvelle génération du CX-9 d’environ 90 kilogrammes (198 livres) ce qui a une incidence positive sur la tenue de route, la dynamique du châssis et la performance du véhicule. 

Promesses tenues
Lorsque cette nouvelle génération du CX-9 a été dévoilée dans le cadre du Salon de l’auto de Los Angeles, Mazda avait permis à plusieurs journalistes de faire l’essai de prototypes. Le verdict avait été très positif, mais fallait-il encore que ces promesses soient confirmées sur les modèles de production. C’est l’opportunité qui nous a été donnée lors de la présentation officielle tenue à Vernon en Colombie-Britannique, alors que la diversité des terrains rencontrés lors de nos randonnées d’essai a permis de calmer les doutes quant à la puissance et les performances du moteur tout en confirmant l’excellence de la tenue de route et du confort dans l’habitacle. Il faut également souligner l’utilisation d’une plus grande quantité de matériaux isolants. Une meilleure insonorisation ainsi qu’un châssis plus rigide permet de réduire sensiblement le niveau sonore dans l’habitacle et il en est de même des bruits éoliens qui sont à peine perceptibles.

La première génération de ce modèle se démarquait par une conduite en douceur et dépourvue de stress. Un propriétaire de CX-9 l’avait même comparé à un «Lazy Boy» tant il était relaxant à conduire et confortable sans pour autant être handicapé au chapitre de la tenue de route et du rouage intégral. La seconde génération propose une conduite plus homogène, un peu plus pointue que précédemment, sans oublier l’un des meilleurs rouages intégraux de la catégorie. Et la plus grande surprise demeure la prestation du moteur qui livre la marchandise pour utiliser une expression à la mode alors que son couple élevé permet de compenser une puissance que l’on pourrait juger un peu juste.

Voilà un VUS qui dorlote ses passagers et qui comble son conducteur avec une tenue de route impeccable, une direction bien assistée et précise sans oublier les occupants qui bénéficient d’une bonne habitabilité et de sièges confortables. 

Somme toute, avec un moteur plus petit, une carrosserie raccourcie, Mazda réussit à nous offrir une plus grande habitabilité et de meilleures prestations sur la route tout en réduisant la consommation de carburant.





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