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Le 16 novembre 2016 - 07:44  | Par denis Duquet
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Cadillac CT6 - La Cadillac des Cadillac

Cadillac CT6 - La Cadillac des Cadillac

Il fut une époque où les Cadillac étaient la référence en matière de voitures de luxe. D’ailleurs, on disait que ces automobiles étaient le «standard du monde». Ces voitures de luxe se démarquaient par une qualité de fabrication incomparable, des mécaniques innovatrices et bien entendu un roulement très doux que plusieurs gens apparentaient au luxe. D’ailleurs, auprès de la population américaine, lorsqu’on voulait parler d’un produit de qualité, on disait que c’était «la Cadillac de…». Par exemple, pour vanter les mérites d’un tourne-disque, on disait que c’était «la Cadillac des tourne-disques». Puis petit à petit, au fur et à mesure que les comptables se sont intéressés à la production, Cadillac est rentré dans le rang en nous proposant des Chevrolet maquillées en voiture de luxe.

J’exagère, mais la descente a été assez brutale. Conscient que la situation ne pouvait pas durer, la direction de General Motors tente depuis plus d’une décennie de redonner à cette marque son lustre d’antan. Les premiers efforts n’ont pas toujours été couronnés de succès, ceux qui se souviennent de l’Allante savent qu’on n’a pas toujours réussi. Puis, petit à petit, au fur et à mesure des générations de modèle, le produit s’est amélioré, devenu plus distinct et la qualité de la conduite a progressé. Mais si les dernières générations dévoilées au cours des cinq dernières années ont énormément progressé, le modèle de haut de gamme était toujours légèrement en retrait face à la concurrence. 

C’est la mission de combler cette différence que s’était donnée l’équipe responsable du développement de la nouvelle CT6, une berline ciblant à la fois les modèles intermédiaires et pleine grandeur de la concurrence. Et cette fois, on s’est surpassé tant au chapitre de la technologie, que du luxe, de la qualité de la finition et du comportement routier. Pour la première fois depuis un demi-siècle, il est possible de prétendre que la CT6 est la «Cadillac des Cadillac», et ce à tous les points de vue.

La technologie d’abord
Lors du dévoilement de chaque nouvelle génération de voitures de luxe, c’est une litanie d’innovations technologiques et de raffinements techniques visant à placer ce modèle au-dessus de la concurrence. Souvent par le passé, les voitures portant le nom du fondateur de la ville de Détroit étaient déficientes à ce chapitre, ne pouvant être comparées élément pour élément avec ce qui se faisait de mieux ailleurs. Cette fois, il semble qu’on a établi une liste de ce qu’il fallait proposer pour être au moins à armes égales et même pouvoir en offrir plus sur le plan technique. Et on a respecté cette liste.

Si on commence par la plate-forme et la carrosserie, la nouvelle architecture Omega de la CT6 comporte 13 moulages en aluminium à haute pression qui permettent de constituer une structure à la fois rigide et légère. Par exemple, ce modèle est plus léger de 180 kg par rapport à une Mercedes-Benz de Classe S. Il faut souligner au passage de multiples méthodes de fabrication inédites afin d’améliorer la rigidité de la structure et une plus grande solidité. Bien entendu, la motorisation est un élément que l’on ne peut rater. Le moteur le plus performant est un V6 bi turbo de 3,0 litres d’une puissance de 400 chevaux et un couple de 400 lb-pi ce qui a fait l’un des plus puissants de sa catégorie. En plus, il est le premier moteur V6 turbo doté de la désactivation des cylindres. 

Deux autres moteurs sont au catalogue, un moteur quatre cylindres 2 litres turbo de 265 chevaux et pour les acheteurs plus traditionnels, un V6 atmosphérique de 3,6 litres de 335 chevaux. Tous ces moteurs sont associés à une transmission automatique à huit rapports. En outre, les deux V6 sont des modèles dotés de la transmission intégrale. Il faut également ajouter que les roues arrière sont directionnelles sur certains modèles.

À cela s’ajoute une pléthore d’autres innovations technologiques qui permettent à cette Cadillac d’offrir une homogénéité fort intéressante et d’être au diapason du raffinement technologique.

Luxe sans compromis
Lors de chaque dévoilement de nouvelles Cadillac, on nous parlait du luxe, de grand luxe et d’aménagements intérieurs supérieurs à la moyenne. C’était le cas. Mais cette fois, avec ce modèle, on s’est vraiment surpassé tant au chapitre de la présentation, de la qualité de l’assemblage que des matériaux. En pénétrant à bord, on est impressionné par la qualité de l’ensemble, ce qui n’était pas nécessairement le cas auparavant alors qu’on trouvait toujours quelque chose à redire. Cette fois, comme dans le cas d’une Lexus par exemple, on a beau chercher, rien à critiquer.

Il est également important de souligner que ceux qui ont dessiné la planche de bord ont réalisé quelque chose de typiquement Cadillac, et n'ont pas tenté d’imiter la concurrence. Force est d’admettre que c’est fort bien réussi et cela devrait éliminer les sentiments d’infériorité que certains propriétaires de Cadillac avaient face à certaines européennes bien nées à ce chapitre. Je suis persuadé que plusieurs cadres des marques allemandes ont examiné l’habitacle pour se dire qu’en fait chez Cadillac, on était devenu un étalon de comparaison. De nos jours, les systèmes d’infodivertissement sont souvent plus importants auprès des acheteurs que bien d’autres choses. Par exemple, les passagers des places arrière bénéficient d’écrans articulés de 10 pouces qui se rétractent dans les dossiers des sièges avant. De plus, le système de climatisation à quatre zones permet aux passagers de personnaliser la température et le débit d’air pour chaque place.

La gestion des fonctions de la voiture est effectuée par une version améliorée du système CUE qui a été fortement critiqué dans sa première génération. Un écran de 10 pouces permet de gérer ces différentes fonctions d’une façon plus simple qu’auparavant. Et toujours en respectant la politique d’en offrir plus que la concurrence, le système sonore Bose Paraday en mettra plein les oreilles avec 34 haut-parleurs placés à des endroits stratégiques. Il s’agit d’une première pour Bose d’installer un système aussi sophistiqué dans une automobile.

Performance et agilité
Si pour vous le nom Cadillac évoque sa grosse barge de la route bardée de chrome et dotée d’une suspension guimauve, vous êtes complètement dans l’erreur, et ce depuis plusieurs années. Cette nouvelle génération surpasse toutes celles qui l’ont précédée dans la catégorie des voitures de grand format. Grâce aux roues arrière directionnelles et à la rigidité de la caisse, on n’a pas l’impression de conduire une grosse voiture. Celle-ci est agile que ce soit sur une route sinueuse ou dans la circulation urbaine. Pour ceux qui roulent souvent en ville, ils vont apprécier le nouveau système de stationnement autonome qui freine la voiture lorsque la procédure est complétée.

Il est certain que le moteur V6 bi turbo est le plus performant et celui qui tire le meilleur parti de l’excellence de la suspension magnétique, mais il ne faut pas non plus ignorer le quatre cylindres dont le rendement est surprenant. Et si la présence d’un quatre cylindres sous le capot d’une Cadillac vous interpelle, sachez que la plupart des concurrentes germaniques chez les intermédiaires proposent une motorisation plus ou moins similaire.

Somme toute, malgré une appellation quelque peu boiteuse, vous admettrez que CT6 n’est pas la trouvaille du siècle, on a réalisé que c’est ce que la marque a fait de mieux dans son histoire. Et ce aussi bien au chapitre de la techno­logie, du luxe que de la conduite. Quant à la silhouette, on a conservé la même approche stylistique tout en rendant les angles de la caisse moins aigus.

Cette nouvelle Caddy est plus luxueuse et plus sophistiquée que bien des concurrents et, en plus, on peut se permettre de parler de sportivité tout comme sur les modèles ATS et CTS. Et cela en attendant la version «V», ultra sportive.





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