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Le 15 novembre 2016 - 15:33  | Par Judith Plamondon | Paru dans Homme d'automne 2016
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Quand les républicains tournent le dos à Trump

Quand les républicains tournent le dos à Trump

Depuis que Donald Trump est devenu le représentant du Parti républicain à la Maison-Blanche, le «Grand Old Party» (GOP) est plus divisé que jamais. Les détracteurs de Trump exhortent le président du parti à cesser de financer le controversé milliardaire. Coup d’œil sur la dissension qui règne au sein des troupes républicaines.

À la seconde où Trump a été consacré comme représentant républicain à la présidentielle américaine, en juillet dernier, de nombreux républicains ont exprimé leur mécontentement. Pas surprenant puisque durant toute la durée des primaires, la candidature du magnat de l’immobilier avait fait des vagues au sein du parti.

La désunion des républicains laisse craindre le pire pour le GOP, insistent des ténors du parti, qui redoutent un raz-de-marée démocrate à l’élection du 8 novembre prochain. État de la situation.

«Cessons de financer Trump»
Dans les jours suivant la convention républicaine, plus de 100 représentants républicains ont enjoint le président du parti, Reince Priebus, à cesser d’investir dans la campagne présidentielle de Donald Trump pour se concentrer exclusivement sur les courses au Congrès.

«Seul le transfert immédiat de toutes les ressources disponibles au Parti républicain empêchera le Grand Old Party de couler avec une ancre arborant les armoiries de Trump autour de son cou», peut-on lire dans une lettre qui a été citée dans plusieurs médias américains, à la mi-août.

Les auteurs de la missive, parmi lesquels figurent plusieurs anciens élus au Sénat et à la Chambre des représentants, dénoncent les agissements du milliardaire, «qui s’est moqué et a offensé des millions d’électeurs, dont des handicapés, des femmes, des musulmans, des immigrants et des minorités».

Ils concluent leur lettre en qualifiant Trump de «diviseur, imprudent et incompétent» dont «l’impopularité record» risque de coûter à nouveau la Maison-Blanche aux républicains.

Jugé «dangereux» par des experts républicains
Dans une autre lettre ouverte parue dans le New York Times, le 8 août, une cinquantaine de signataires associés au Parti républicain ont tenté de convaincre les électeurs américains à ne pas voter pour Trump.

Les auteurs de cette tribune, tous experts en matière de sécurité nationale, estiment que le candidat n’a pas les qualifications nécessaires pour diriger le pays. 

«Il affaiblit l’autorité morale des États-Unis en tant que chef de file du monde libre», écrivent-ils. Ils reprochent à Trump son manque de connaissances des lois et institutions américaines, «dont la tolérance religieuse, la liberté de la presse et une justice indépendante».  

Leur lettre se termine par une mise en garde: «Ces particularités sont dangereuses chez un individu qui voudrait devenir président et commandant en chef, ayant la responsabilité de l’arsenal nucléaire américain», s’inquiètent-ils.

Le schisme républicain
Signe de l’ampleur du schisme républicain, plusieurs ténors du parti osent dire publiquement qu’ils voteront plutôt pour la rivale démocrate Hillary Clinton. C’est le cas de Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale du président George H. W. Bush, de Richard Armitage, ancien secrétaire d’État adjoint du président Bush fils, ainsi que de Hank Paulson, ancien secrétaire au Trésor du même président.

George W. Bush et son père George H. W. Bush ont eux aussi refusé de se rallier derrière Trump. Pourtant, lors des cinq dernières présidentielles, les deux anciens présidents ont toujours soutenu le candidat républicain dans la course à la Maison-Blanche. Il faut dire que le père et le fils n’ont pas apprécié les attaques incessantes lancées par Trump contre leur fils et frère Jeb Bush, dont la candidature à l’investiture républicaine aura été de courte durée.

Reste que la dissension au sein des troupes républicaines est telle que certains médias se demandent même si l’homme d’affaires ne sera pas remplacé par un candidat moins controversé d’ici l’élection présidentielle. Un revirement de situation peu probable, mais avec Trump, nous ne sommes jamais à l’abri des surprises.





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