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Le 31 août 2016 - 16:17
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Mercedes-Benz GLC/GLE: un duo basé sur la logique

Mercedes-Benz GLC/GLE: un duo basé sur la logique

J’avoue que je n’ai pas fait le compte, mais Mercedes-Benz est sans doute le constructeur qui commercialise le plus grand nombre de modèles. Et bien entendu, qui dit multitude dit également problème de nomenclature et de logique. À une certaine époque, c’était vraiment simple chez ce constructeur, car on affichait premièrement la catégorie, la Classe C, tandis que le chiffre donnait la cylindrée du moteur. Par exemple, une berline C350 était propulsée par un moteur de 3,5 litres. C’était simple et fort logique.

Mais au fil des années, les choses se sont détériorées alors que les responsables de la mise en marché ont eu le dessus sur la logique. En effet, comme il s’agit d’une marque de luxe et de prestige, la cylindrée des moteurs est quand même un élément important. Il faut donc sauver les apparences. Ainsi, un modèle C300 actuellement sur le marché n’est pas propulsé par un moteur 3,0 litres, mais par un 4 cylindres de 2,0 litres. Avouez que c’est moins impressionnant. Et on a adopté la même approche dans la nomenclature des VUS. Si on n’a pas encore réussi à mettre de l’ordre dans la description chiffrée des différents modèles du géant de Stuttgart, on a quand même décidé de remédier à la situation au chapitre des lettres d’identification sur les deux récents VUS. C’est ainsi que le modèle de remplacement du GLK est rebaptisé GLC puisqu’il emprunte la plupart de ses organes mécaniques et sa plate-forme à la Classe C.

On a adopté la même logique avec la remplaçante de la classe ML alors que ce modèle est dorénavant identifié comme étant le GLE puisqu’il est dérivé de la classe E. Enfin, le GLS aura de fortes affinités avec la classe S et son modèle de remplacement sera désigné en tant que GS.

En attendant l’arrivée sur le marché du GLS, nous avons eu l’opportunité de conduire le GLC 300 et également le GLE 350 D Coupé et son moteur diesel V6 3,0 litres.

 

GLC300

Silhouette plus conventionnelle

Le GLC n’a pas seulement changé de nom, mais a également changé d’allure. En effet, la silhouette taillée au couteau du GLK a été remplacée par quelque chose de plus homogène en harmonie avec le reste de la famille. Il est aussi nettement plus élégant. Disons que c’est une affaire de goût, mais si à défaut d’être moins exclusive, l’allure de ce nouveau modèle est davantage en accord avec les canons esthétiques en vigueur de nos jours. Soulignons au passage la grille de calandre et ses deux bâtonnets horizontaux soutenant en leur partie centrale un très large écusson de l’étoile d’argent. En plus, des prises d’air à chaque extrémité du pare-chocs la démarquent.

Il faut également souligner que l’habitacle a été renouvelé et celui-ci est presque similaire à celui de la Classe C avec son écran d’affichage apposé sur la planche de bord et détaché de celle-ci. Bien entendu, les buses de ventilation sont circulaires et se contrôlent par un bouton placé à leur centre. Force est d’admettre que la présentation est soignée et luxueuse comme il se doit sur les véhicules de la marque. Malgré cette présentation grand luxe, il faut souligner que le modèle de base de GLC se vend pour moins de 50 000 $, et ce avec le rouage 4 Matic qui est de série. Voilà une bonne nouvelle. Mais une pléthore d’options est au catalogue et plusieurs d’entre elles sont de prix assez corsé de sorte que la facture risque de dépasser aisément les 75 000 $ si on se laisse tenter le moindrement.

L’habitabilité est supérieure aux modèles précédents et notamment aux places arrière qui étaient quelque peu restreintes précédemment.

Un p’tit quatre

Si d’autres versions vont devenir disponibles au fil des mois, un seul moteur est présentement offert, il s’agit d’un quatre cylindres 2,0 litres turbo produisant 240 chevaux et 273 livres-pieds de couple. Il est associé à une transmission automatique à neuf rapports et celle-ci s’est révélée performante bien que le passage des rapports était parfois un peu brusque en certaines circonstances. La présence de celle-ci explique sans doute pourquoi nous avons observé une consommation de 10,2 litres aux 100 km.

 Ce moteur est assez nerveux et les reprises ne se font pas attendre. Mais ce qui est encore le plus intéressant, c’est l’insonorisation du véhicule et le faible bruit émanant de sous le capot. En effet, le compartiment moteur est encapsulé et l’insonorisation du véhicule très poussée. Toujours au chapitre de la mécanique, le système 4Matic transmet 45 % de la puissance aux roues avant et 55 % aux roues arrière, donnant ainsi une sensation de conduite similaire à celle d’une propulsion.

Pas mal, pas mal!

Avant de prendre le volant, j’étais en droit de me demander quelles seraient les performances d’un moteur quatre cylindres ayant pour mission de déplacer un véhicule relativement volumineux et pesant une tonne et demie. À ma surprise, les accélérations se sont révélées inférieures à sept secondes, ce qui est plus que suffisant. De plus, bien que le prix de ce modèle soit nettement abordable pour une Mercedes, je n’ai pas ressenti de mesure d’économie tant au chapitre de la présentation que de l’agrément de conduite et de la tenue de route.

Tout porte à croire que ce modèle possède d’indéniables qualités et il ne faudrait pas se surprendre si le successeur du GLK connaît encore plus de succès, même s’il poursuit sa carrière maintenant sous une nouvelle appellation.

 

GLE 350 D Coupé

De M à E

On ne semble pas connaître de répit chez Mercedes-Benz, et nous en avons la preuve une fois de plus avec la transformation de son populaire VUS ML qui est non seulement transformé au chapitre de la présentation et de la mécanique, mais qui bénéficie d’une nouvelle nomenclature puisque la ML est devenue la GLE. Comme dans le cas de la GMC, on a changé d’identification afin d’associer ce modèle aux berlines de Classe E dont il partage la plate-forme. En plus, on a ajouté une nouvelle version à cette catégorie puisqu’il est possible de le commander maintenant en version « régulière » ou « coupé ». Cette nouvelle configuration de carrosserie se veut une réplique à la BMW X6 qui a innové avec ce style de carrosserie. Chez Mercedes, on explique pourquoi on a pris autant de temps à concocter un véhicule similaire. C’est qu’on avait concentré ses efforts à développer et moderniser la gamme de petits véhicules de la marque. Mais cette fois, ces travaux étant accomplis, on a développé ce coupé. C’est d’ailleurs ce modèle propulsé par un moteur diesel V6 3 litres de 249 chevaux que nous avons eu l’occasion d’essayer à la fin de l’hiver.

Semblable, bof!

À Stuttgart, on s’est enfin décidé à nous proposer cette configuration qui, bien que jugée peu élégante par certains, semble en convaincre plusieurs. Et au premier coup d’œil, on a l’impression de regarder une X6 avec l’écusson Mercedes-Benz au centre de la calandre. Mais en y regardant de près, il y a de multiples différences. Quoi qu’il en soit, c’est réussi dans l’ensemble et il m’a semblé lors de mon essai que la visibilité arrière était légèrement meilleure sur la Mercedes. Il faut souligner que la grille de calandre de ce modèle propose un seul bâtonnet transversal avec l’écusson en son centre tandis que la version « régulière » propose une grille de calandre différente.

L’habitacle est bien réussi et la présentation est pratiquement similaire à celle de la berline de Classe E. L’écran d’affichage de 20 cm ou 8 pouces est fort apprécié surtout lorsqu’on fait appel au système de navigation par satellite. Personnellement, je n’ai eu aucun problème à m’ajuster au système d’info divertissement de ce modèle qui continue de proposer une pléthore de pavés de commande placée sous cet écran. Toujours au chapitre des commandes, un gros bouton associé à une roulette de contrôle est placé sur la console médiane et on retrouve à sa droite un autre bouton de commande permettant de choisir parmi les multiples modes de conduite dont dispose le GLE. C’est ainsi que le pilote peut choisir parmi plusieurs réglages, notamment : confort, sport, sport plus, route glissante, hors route. À chaque changement de mode, différents paramètres concernant l’alimentation en carburant, la suspension, la direction et bien d’autres éléments sont modifiés en fonction de la sélection.

Il faut ajouter également que la qualité des matériaux est supérieure tout comme le confort des sièges aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Par contre, sur la banquette arrière du coupé, le dégagement pour la tête est plus limité en raison de la pente accentuée du toit.

Silence, c’est un diesel!

Le moteur diesel de notre voiture d’essai s’est révélé très performant pour une motorisation de cette catégorie et c’est en grande partie en raison de son couple généreux de 457 lb-pi que nous avons pu bénéficier d’accélérations musclées et de reprises impressionnantes. En effet, ce VUS aux dimensions quand même assez imposantes réussi à boucler le 0-100 km en sept secondes et des poussières, ce qui est environ une seconde de plus que le modèle GLC400 à moteur V6 3,0 litres à essence produisant 80 chevaux de plus. Mais si on perd quelque peu au chapitre des accélérations et de la vitesse de pointe, on gagne au chapitre de la consommation puisque le coupé diesel est loin d’être assoiffé avec une moyenne de consommation enregistrée de 9,8 l/100 km soit environ 3,0 litres aux 100 km de moins que la version à essence. Ce diesel est associé à une transmission automatique à neuf rapports dont l’étagement des vitesses est correct.

Il faut également souligner l’insonorisation de l’habitacle qui filtre fort bien d’un ronronnement du moteur et même à l’extérieur. On a encapsulé le compartiment moteur de façon efficace de sorte qu’on entend un petit ronronnement relativement modeste.

Allure sportive, mais…

Le toit fortement incliné de ce modèle change radicalement son allure. En effet, cela lui donne une allure plus sportive accentuée par la section avant nettement plus agressive que sur la version conventionnelle. Mais il ne faut pas en conclure que nous avons affaire à une sportive à tout crin. Il est vrai que les performances du moteur sont adéquates, que la tenue de route est supérieure à la moyenne de la catégorie, mais il ne faut pas oublier que nous sommes au volant d’un véhicule relativement haut, même s’il est plus bas que l’autre version et qu’il possède des roues de 20 pouces au lieu des 19 pouces de la GLE conventionnelle. Mais il est difficile de vaincre les lois de la gravité. Il faut donc conduire de façon conséquente. Malgré tout, il s’agit d’un véhicule confortable doté d’une finition impeccable, mais à qui on peut reprocher une espace de chargement plus petit en raison de son toit incliné. Malgré tout, celui-ci est plus qu’adéquat pour la majorité des circonstances d’utilisation. En plus, il ne faut pas oublier que le moteur diesel permet de compter sur une consommation de carburant similaire à celle de VUS compacts à vocation économique, ce qui est à prendre en considération.

Finalement, avec un prix de départ d’un peu plus de 70 000 $, et qui peut grimper de façon exponentielle si on se laisse convaincre par le catalogue des options, cette évolution de la Classe M bénéficie de progrès substantiels à tous les chapitres et la nouvelle version coupé permettra aux amateurs du genre de demeurer dans le giron de ce constructeur. Et si vous voulez donner à ce coupé une nature encore plus sportive, soulignons la disponibilité de la version AMG 63 S 4Matic et son moteur V8 de 5,5 litres produisant 577 chevaux. Son principal défaut, un prix de départ frôlant les 120 000 $!

Et il est certain que plusieurs autres surprises sont à venir de la part de Mercedes-Benz.

Denis Duquet

Photos: Mercedes-Benz Canada





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