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Style de vie

Le 25 août 2016 - 15:14  | Judith Plamondon | Paru dans Homme Édition Été 2016
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5 ingrédients clés pour réussir en affaire

5 ingrédients clés pour réussir en affaire

Créer une entreprise est une formidable aventure, mais qui comporte à coup sûr son lot de défis. Difficile de cerner la recette du succès. Y en a-t-il seulement une? Cinq personnalités du monde des affaires ont accepté de partager leurs ingrédients clés pour tirer leur épingle du jeu.

Nicolas Duvernois : se préparer

Le président de l’entreprise québécoise PUR vodka, Nicolas Duvernois, croit qu’un entrepreneur doit avant tout bien se préparer avant de se lancer en affaires. « La préparation est aussi importante que la qualité du produit », avance celui dont la marque a remporté à quatre reprises le prix de la meilleure vodka au monde.

L’homme de 35 ans parle par expérience. Avant de se lancer dans la vodka, il a ouvert un restaurant. « Je ne savais absolument pas comment gérer ça », confie-t-il. De fait, après trois mois, il a fermé ses portes.

Pour sa deuxième expérience en entrepreneuriat, il assure qu’il n’a pas commis les mêmes erreurs. « Je ne connaissais rien à la vodka non plus, mais j’ai lu énormément sur l’industrie. J’ai cherché à connaître les tendances du marché. Comme ça, toutes mes décisions se sont fondées sur des faits et non sur des “je pense que” », dit-il.

Louis Têtu : se différencier

Louis Têtu est un vétéran de l’entrepreneuriat. L’homme d’affaires de Québec, qui se spécialise dans la gestion de données informatiques, a lancé quatre entreprises, dont deux qui sont devenues des multinationales. Sa dernière création, Coveo, est déjà numéro un dans son domaine sur le marché américain.

Selon lui, les entrepreneurs les plus susceptibles de réussir ont une vision claire et unique de leur produit. « Les bons entrepreneurs sont ceux qui veulent devenir les meilleurs au monde dans quelque chose de précis. Ils doivent proposer un produit ou un service qui se différencie sur le marché », insiste M. Têtu, qui n’hésite pas à investir de sa poche lorsqu’il repère de telles compagnies.

Caroline Néron : rebondir

Caroline Néron est convaincue qu’un entrepreneur est quelqu’un qui ne se laisse jamais abattre. « Lorsqu’on se lance en affaires, on va nécessairement tomber sur des embûches. Mais on ne peut pas se laisser aller. On doit toujours trouver des solutions », explique l’actrice et chanteuse qui s’est lancée en 2004 dans la création de bijoux.

La femme d’affaires en sait quelque chose. Son premier essai en France, en 2007, a bien failli la mettre sur la paille. « Je vendais des bijoux aux Galeries Lafayette, mais je n’avais pas les reins assez solides », explique-t-elle.

Elle n’a pourtant pas abandonné. En 2009, elle ouvrait son premier kiosque au Québec. Aujourd’hui, son entreprise compte une centaine de points de vente à travers le monde et une vingtaine de boutiques dans la province.

Dax Dasilva : s’entourer

Le fondateur de Lightspeed, Dax Dasilva, estime que la clé du succès repose sur des coéquipiers ayant des forces complémentaires. « Il faut se construire la bonne équipe. Ce ne sera pas toujours les mêmes personnes à toutes les étapes de croissance de l’entreprise. Chacun a ses spécialités », explique le gestionnaire de 39 ans.

Son entreprise, qui offre des logiciels de caisse, de facturation et de gestion des stocks pour les détaillants connaît une croissance phénoménale depuis qu’un fonds américain y a investi 30 millions $, en 2012. Lightspeed compte maintenant 36 000 clients à travers le monde et engage 30 personnes de plus chaque mois.

Mais qu’importe la taille de son entreprise, selon M. Dasilva, il faut continuellement motiver ses troupes. « Pour que les employés donnent le meilleur d’eux-mêmes, il faut qu’ils sentent que le projet leur appartient à eux aussi. Il faut leur donner des responsabilités », dit-il.

Michel Leblanc : s’organiser

Un entrepreneur doit avant tout savoir s’organiser, avance pour sa part le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.

« Les entrepreneurs qui réussissent bien en affaires sont très structurés. Ils établissent des échéanciers et font des budgets », constate M. Leblanc.

Mais là encore, il faut savoir réagir face aux imprévus et faire preuve de flexibilité. « C’est sûr qu’il faut avoir une tolérance au risque et accepter que les échéanciers puissent être retardés, ajoute M. Leblanc. Un entrepreneur, c’est donc surtout quelqu’un de débrouillard. »

 

Judith Plamondon

 

 

 

 





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