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Le 25 août 2016 - 15:10  | Judith Plamondon | Paru dans Homme Édition Été 2016
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La peur de Trump

La peur de Trump

Donald Trump ne laisse personne indifférent. Si l’excentrique milliardaire parvient à remplacer Barack Obama à la Maison-Blanche, de nombreux Américains se sont dits prêts à quitter les États-Unis. Pour aller où? Au Canada! Coup d’œil sur la peur que suscite le favori républicain.

C’est lors du « Super mardi », 1er mars dernier, que Donald Trump a cristallisé son avance dans la course à l’investiture républicaine. Ce soir-là, il a raflé l’Alabama, l’Arkansas, la Géorgie, le Massachusetts, le Tennessee, le Vermont et la Virginie, ne laissant que des miettes à ses rivaux Ted Cruz et Marco Rubio.

Devant ce triomphe, de nombreux Américains ont compris que le magnat de l’immobilier allait très certainement être le candidat républicain en lice pour la Maison-Blanche. Il n’en fallait pas plus pour faire peur à bon nombre d’entre eux.

Cap sur le Canada

En effet, au lendemain du Super mardi, un employé de Google rapportait sur Twitter que les recherches des mots-clés « comment déménager au Canada » avaient connu une hausse spectaculaire de 350 % en l’espace d’une soirée.

Au même moment, le site d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada faisait face à une affluence monstre, enregistrant pas moins de 10 000 consultations de résidents américains.

Plusieurs personnalités américaines ont aussi laissé entendre dans les médias qu’elles songeraient sérieusement à quitter le pays si l’homme d’affaires s’emparait du pouvoir. Whoopi Goldberg, Jon Stewart et Samuel L. Jackson font partie du lot.

Les 3 positions de Trump les plus controversées

Pourquoi Trump effraie-t-il autant? Voici quelques-unes de ses positions qui ont généré le plus de réactions négatives aux États-Unis et partout dans le monde.

  • Interdire l’entrée des musulmans aux États-Unis

Au lendemain d’une attaque meurtrière menée en décembre dernier par des adeptes du groupe État islamique, en Californie, Donald Trump a suggéré de complètement fermer les frontières américaines aux musulmans, le temps que le Congrès fasse l’état des lieux. Sa suggestion a provoqué un tollé à l’échelle mondiale. Le premier ministre britannique David Cameron a carrément qualifié les déclarations de Trump de « stupides et fausses ».

  • Ériger un mur entre les États-Unis et le Mexique 

Trump ambitionne, s’il est élu, de construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour contrer l’immigration illégale. Il pousse même l’audace jusqu’à vouloir refiler la facture au gouvernement mexicain. Mais le secrétaire au Trésor du Mexique, Luis Videgaray, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de consacrer un seul dollar à cette idée basée selon lui sur « l’ignorance ».

  • Déporter 11 millions de migrants illégaux

Le controversé milliardaire promet aussi de créer une unité spéciale afin de chasser les millions de sans-papiers installés au pays. Selon l’institut de recherche économique AAF, cette mesure coûterait de 700 à 900 milliards $ aux États-Unis et plongerait certains États comme le Texas et la Californie dans la récession.

Vers une vague d’immigrants américains?

Si Trump accède à la présidence, les Canadiens seront-ils réellement confrontés à une vague de demandes d’immigration de la part de leurs voisins américains? Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est convaincu que non.

En entrevue avec le média américain Vox, Trudeau a souligné qu’à chaque présidentielle américaine, les médias ont fait état d’un tel vent de panique causé par l’un ou l’autre des candidats.

« Quand George W. Bush tentait de se faire réélire, de nombreux Américains disaient : “Oh non! S’il est réélu, je déménage au Canada” », a rappelé le premier ministre, qui assure que les Américains n’ont pas été plus nombreux à vouloir s’installer chez nous par la suite.

Reste que l’inquiétude que suscite Donald Trump est bien réelle, même de ce côté-ci de la frontière. Plus de trois Québécois sur quatre se disent inquiets à l’idée que Donald Trump puisse devenir président des États-Unis, selon un sondage CROP-La Presse.

Mais la course à la présidentielle s’annonce longue pour celui qui collectionne les frasques et les commentaires déplacés, dont son déroutant discours sur la taille de son pénis. Il faudra patienter jusqu’au 8 novembre pour voir si le phénomène Trump balaiera les États-Unis… et si les secousses se feront sentir jusqu’ici.

 

Judith Plamondon

 





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