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Le 25 août 2016 - 13:40  | Denis Duquet | Photos: Mazda Canada | Paru dans Le Monde de l'Auto Édition Été 2016
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Mazda 3 sport GT: si vous aimez conduire

Mazda 3 sport GT: si vous aimez conduire

Dans la catégorie des voitures compactes, plusieurs d’entre elles se contentent d’être un moyen de transport pour nous permettre de rejoindre le point « A » au point « B » sans coup férir, avec une consommation d’essence la plus faible possible et dans un confort relatif. Malheureusement, nombre d’entre elles sont d’un agrément de conduite assez faible. Pourtant, dans cette catégorie, il existe une voiture qui permet de concilier le caractère pratique d’un modèle à hayon à une tenue de route pratiquement à la hauteur des meilleures allemandes de luxe de la catégorie tout en étant assez chiche en fait de consommation de carburant. Il s’agit de la Mazda 3 Sport, un hatchback aux formes élégantes qui nous propose toutes ces caractéristiques et mieux encore.

Au fil des années, nous avons tenu pour acquise la qualité de conduite et de tenue de route de ce modèle. Mais tout récemment, l’essai d’une version à boîte manuelle nous a permis de redécouvrir cette japonaise qui a cumulé tant d’accessits depuis son lancement en 2013.

Au premier coup d’œil, cette silhouette est unique pour la catégorie, du moins pour l’instant, car Honda a finalement compris et nous proposera une version 5 portes de la Civic d’ici peu. Mais en attendant, il n’y a que la Hyundai Accent GT qui peut venir jouer dans les plates-bandes de la Mazda et encore.

Stylisée à tous les égards

Je vous fais grâce de la philosophie de design Kodo dont nous entendons parler depuis le lancement de ce modèle. Mais peu importe les explications des stylistes qui ont concocté cette voiture, force est d’admettre que la silhouette est réussie et il s’agit d’une auto dont le profil est sportif tandis que la section avant permet de facilement l’identifier la marque. Et malgré le fait que le hayon arrière soit incliné vers l’avant pour des considérations esthétiques, la soute à bagages est quand même spacieuse alors qu’on peut compter sur une capacité de 572 litres une fois les dossiers arrière relevés et 1334 litres une fois ceux-ci abaissés. À moins que vous ayez des besoins particuliers, cette capacité devrait vous suffire amplement.

En fait, la première chose qui nous impressionne lorsqu’on prend place à bord de cette voiture, c’est le raffinement de sa planche de bord. Non seulement la qualité des matériaux et de la finition est supérieure à la moyenne de la catégorie, mais la présentation est vraiment superbe. Il y a tout d’abord cet écran d’affichage qui est en relief par rapport à la planche de bord. Plusieurs ont critiqué cette approche, mais il faut savoir que d’autres constructeurs ont également suivi cet exemple et maintenant c’est quasiment la norme plutôt que l’exception. En outre, notre voiture était dotée d’un affichage tête haute constitué d’un panneau en plastique mobile qui se déploie lorsqu’on lance le moteur et qui est situé sur la partie supérieure de la nacelle des instruments. Celle-ci abrite un compte-tours de dimensions généreuses en plein centre tandis que la vitesse est affichée dans un petit cadre placé au bas de ce cadran. De chaque côté, on retrouve le thermomètre, la jauge à essence et d’autres éléments d’information. Pour le reste, c’est relativement conventionnel avec plusieurs commandes placées sur les rayons du volant. Par contre, on a eu l’ingénieuse idée de placer sur la console centrale un gros bouton de commande qui nous permet de naviguer d’un programme de gestion à l’autre. Il est précédé de trois pavés qui nous permettent de gérer la radio, la navigation ou encore d’accéder au menu principal de façon instantanée. En fait, derrière ce bouton à sa gauche, il y a le pavé de retour à l’écran précédent et à droite le bouton de commande du volume de la radio. C’est simple, intuitif et drôlement pratique.

Pléthore d’équipements

La version GT est propulsée par un moteur 4 cylindres de 2,5 litres produisant 184 chevaux et 185 livres pieds de couple. Notre voiture d’essai était équipée d’une boîte manuelle à 6 rapports tandis que l’automatique possédant le même nombre de vitesses est optionnelle. La suspension arrière est indépendante, un fait à noter alors que plusieurs des ténors de cette catégorie continuent d’utiliser une poutre déformante. Il faut également souligner qu’il est possible de commander par l’intermédiaire du catalogue des options ou par le biais du choix de modèle de multiples accessoires de sécurité. Par exemple, on peut équiper sa Mazda 3 de phares au xénon associés à des DEL. Un indicateur de présence latérale est également disponible.

S’il faut trouver à redire, on peut mentionner un accès aux places arrière un peu difficile et la navigation du choix des postes audio nécessitant une certaine acclimatation. Mais ce sont des peccadilles par rapport à ce que cette voiture nous propose sur la route. À date, cela se présente bien. Mais qu’en est-il de la conduite?

En fait, cette voiture se bonifie dès qu’on prend la route avec celle-ci. Non seulement la position de conduite est facile à trouver, mais est très agréable. Et une fois sur la route, il suffit de passer les vitesses de la boîte manuelle pour nous convaincre qu’il existe encore sur le marché des transmissions manuelles qui sont d’un agrément très relevé. Le levier de vitesses est d’une très grande précision et l’embrayage très progressif.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là puisque la direction se veut également précise et la tenue de route impressionnante. En fait, c’est un tout qui se combine pour nous rendre la conduite agréable et, pour utiliser le jargon des amateurs de voitures au tempérament sportif, c’est « un char tight ». Et le plaisir de conduite est encore plus relevé lorsqu’on passe en mode Sport.

En fait, le tableau ne serait pas complet sans mentionner que la consommation de carburant de ce modèle, en fait de toutes les Mazda3, est inférieur à la moyenne de la catégorie. Lors de notre essai qui s’est déroulé en hiver par temps froid et en conduisant sans ménagement, nous avons réussi à obtenir une consommation de 6,8 l/100 km. Pas trop mal.

Somme toute, cette voiture propose d’indéniables qualités qui sont rehaussées par la présence d’une boîte manuelle d’un maniement exquis. Et si vous ne faites pas partie des gens qui aiment penser les rapports manuellement, la boîte automatique à 6 rapports avec le passage des vitesses avec palette au volant est offerte sur la version GT.

Il ne faut donc pas se surprendre de croiser autant de Mazda 3 Sport sur les routes du Québec.

Denis Duquet | Photos : Mazda Canada

 





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