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Le 24 août 2016 - 15:25  | Alain Mckenna | Paru dans Homme Édition Été 2016
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Laissez ces robots vous rendre riches sans effort

Laissez ces robots vous rendre riches sans effort

À grands coups d’algorithme et de big data, des applications web et mobiles entièrement automatisées se proposent de gérer votre portefeuille et de le faire grossir, sans effort de votre part. Bienvenue à l’ère de la robo-finance!

Wealthsimple

Pensez à vos vieux jours… ou pas

Ça a commencé aux États-Unis avec Wealthfront et Betterment, mais voilà que depuis l’an dernier, les Canadien(ens) peuvent aussi profiter d’un outil d’investissement pour ainsi dire robotisé, appelé Wealthsimple. Il s’agit d’une application pour mobile (Android, iOS) à laquelle on vire des fonds, enregistrés ou pas (ça va de simple placement personnel au REÉR, en passant par le CELI), et qui applique des algorithmes adaptés à votre tolérance au risque.

C’est sérieux : des géants canadiens de la finance, dont la Corporation Power, sont partenaires dans le projet. C’est crédible : les autorités financières supervisent le tout, évitant que vos précieux dollars disparaissent au Panama à votre insu… Et ça semble marcher : à moyen ou long terme, les « robo-conseillers », le nom qu’on attribue aux applications comme Wealthsimple, ont tendance à battre les indices de référence.

Rien d’explosif, remarquez. Il y en aura toujours pour tout miser sur un seul numéro et rafler le gros lot, mais ce n’est pas là le rôle de ce type de systèmes automatisés. En fait, les algorithmes croisent les données provenant de fonds négociés en bourse (les fameux FNB), qui reproduisent à peu de choses près des indices d’industries ou de places financières précises, et déplacent les sommes investies en fonction de la croissance du moment.

 Ça marche, c’est branché, et ça ne coûte pas très cher : Wealthsimple ne charge pas son service si on place moins de 5000 $, et impose un frais mensuel d’environ 2 dollars par tranche de 5000 $ additionnelle. La bonne nouvelle : ces frais sont généralement rapidement effacés par le rendement du fonds.

bankMe

Plus vous dépensez, plus vous épargnez

Comment transformer un acheteur impulsif en épargnant confortable? Avec l’application bankMe. Création montréalaise, l’appli arrondit le montant de vos dépenses (disons, 6 $ au lieu des 5,28 $ que coûte un latté au Second Cup), récupère les sous en trop (dans ce cas-ci, 72 cents) et les investit pour vous dans divers FNB.

Comme votre grand-père vous l’a sûrement déjà dit, c’est avec des cennes qu’on fait des piastres, et bankMe prend cette maxime à la lettre, littéralement. Pour rendre ça un peu plus concret (qui a le goût de gérer des placements de 72 cents?), elle propose des objectifs précis, comme l’achat d’un nouvel iPhone, un budget de voyage, le remboursement d’une dette, et détaille le temps qu’il faudra pour y arriver.

Naturellement, les plus frileux peuvent aller voir un conseiller à leur institution financière favorite et arriver sensiblement au même résultat. La différence est que bankMe demeure, pour le moment du moins, un service entièrement gratuit. Pas de frais de courtage, pas de frais bancaire, pas de frais mensuel.

bankMe est en mode semi-privé pour le moment, mais son lancement plus le grand public ne devrait pas tarder. On connaît un ou deux gars qui meurent d’envie d’inscrire leur copine à cette application. Plus elles dépenseront, plus ils seront riches!

Lenddo

Oubliez Equifax… c’est Facebook qui dicte votre cote de crédit

Pour obtenir un prêt en vue d’acheter une première maison, une voiture, ou même pour lancer son entreprise, il faut démontrer sa solvabilité. En d’autres mots, la banque va procéder à une petite enquête afin d’établir une cote de crédit, ce qui se résume souvent par un coup de fil chez Equifax. Payez-vous vos factures chaque mois? Combien de cartes de crédit possédez-vous? Avez-vous déjà fait faillite?

Pas besoin de tout ça avec la cote de crédit de Lenddo, une jeune pousse internet qui veut faciliter l’octroi de prêts à même un site bancaire ou une application mobile. Lenddo établit sa propre cote de solvabilité à partir « de données non traditionnelles dérivées des données sociales et des habitudes en ligne de l’utilisateur ». Autrement dit, en inspectant ce que vous publiez sur Facebook, ce que vous aimez consulter sur le web, et ainsi de suite, Lenddo peut déterminer si vous êtes du genre à rembourser vos prêts rapidement, ou pas.

Pas mal, n’est-ce pas? La meilleure, c’est que ça marche. Lenddo réduit de 12 % en moyenne le niveau de risque des prêteurs, accroît de 50 % le niveau d’approbation des applications, et prend moins de 3 minutes à réaliser. Pour le prouver, Lenddo a récemment donné 100 000 cartes Visa à des internautes latino-américains ayant obtenu une cote positive à partir de leur profil Facebook, Linkedin et Twitter.

Longue vie aux robots… de la finance!

Alain Mckenna | 





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