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Le 24 mai 2016 - 16:37
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Salon de Los Angeles: Mais où est la Giulia?

Salon de Los Angeles: Mais où est la Giulia?

À Los Angeles, pour le dévoilement en première nord-américaine de sa nouvelle berline sport, la Giulia Alfa Romeo n’avait pas lésiné sur les moyens. En effet, au lieu de se contenter d’un dévoilement
sur le plancher même du salon, on avait installé une tente de dimensions imposantes juste en face de l’entrée principale. Et pour pimenter les choses, on avait réuni au moins une cinquantaine de
voitures de la marque, toutes des classiques qui ont fait se pâmer plusieurs des personnes présentes. Et pour donner plus de soin à l’ambiance, on avait engagé Willie J. Laws, un chanteur de blues
de la région de Boston qui avait été invité spécialement pour cette occasion. Bref, de l’ambiance, il y en avait.

En plus, sous la tente, on avait aménagé des gradins qui pouvaient accueillir au moins 1 000 spectateurs et l’ambiance était surchauffée. Il y avait une telle affluence que les retardataires n’ont pu prendre place dans cet amphithéâtre temporaire. Puis, ce fut le temps de la présentation que seul un certain nombre de personnes ont pu voir, car une bonne majorité s’était découragée d’attendre à l’extérieur et avait préféré se rendre dans l’édifice principal, au kiosque Ford, où on y présentait la toute nouvelle Escape quelques minutes plus tard.

Le dévoilement de la Giulia s’est effectué de façon assez traditionnelle. En tout premier lieu, sur l’estrade de présentation, on retrouvait la légendaire 33 Stradale 1968 qui a quitté la scène quelque seconde avant l’introduction du grand patron d’Alfa Romeo en Amérique, Reid Bigland qui a pris quelques minutes pour expliquer la présence du célèbre trèfle à quatre feuilles, le quadrifoglio, arboré sur toutes les voitures sportives de la marque, pour ensuite nous parler de la vedette de la journée. Bien entendu, après un jeu de lumière et de la musique assourdissante, la voiture est apparue sur la scène pour ensuite s’immobiliser. C’est alors que Monsieur Bigland y est allé d’un discours dithyrambique, on ne s’attendait pas à autre chose, vantant en long et en large les mérites de cette nouvelle venue. Et sans doute parce que la production ou la demande sera limitée, il a souligné qu’il s’agissait d’une voiture exclusive dont les propriétaires seront dans une bande à part.

Comme beaucoup de journalistes présents avaient raté cette présentation, ils sont retournés à la tente de présentation une couple d’heures plus tard. Oh surprise ! La trentaine de voitures historiques avait disparu, pire encore, on était en train de désassembler les gradins, la tente et tout ce qui l’entourait. Mais où était passée la Giulia ?

Par réflexe, la plupart des gens se sont dirigés vers le kiosque Fiat compte tenu de l’origine italienne de deux marques. Peine perdue. Mais ils ont au moins eu la chance d’assister au dévoilement de la nouvelle Fiat 124, la version italienne de la Mazda MX-5. Incidemment, c’était quelque chose d’entendre le présentateur vanter les qualités du moteur Fiat de cette voiture et de l’élégance des lignes. Tout cela alors que les personnes présentes savaient pertinemment qu’il s’agissait d’une Mazda MX-5 à quelques exceptions près, dont le moteur devrait théoriquement être plus fiable que
celui fourni par Fiat. Mais on s’éloigne du sujet.

Comme le plan des exposants n’était pas tellement clair à ce chapitre, nombreux étaient les journalistes automobiles qui se croisaient dans les salles des exhibitions et se demandaient entre eux : « As-tu vu la Giulia ? » Malheureusement, la réponse était négative la plupart du temps. Puis, j’ai eu l’occasion de rencontrer un collègue de la région de Toronto qui venait de découvrir l’endroit où était
cette mystérieuse Italienne. En effet, standing oblige, on l’avait placée tout près des marques de prestige germaniques et japonaises.

Il faut dire que le jeu en valait la chandelle, puisque cette nouvelle venue a vraiment fière allure et elle sera considérée dans les années à venir comme étant l’une des belles réussites esthétiques de ce constructeur. Les stylistes ont réussi à combiner une silhouette élégante et sportive à la fois, sans tomber dans l’exagération en fait de passages de roues élargies, de multiples prises d’air et autres gugusses du genre. Et la mécanique annoncée est à souligner avec un V6 2,9 litres turbo de 505 chevaux!

Bref, la Giulia s’est laissée désirer pendant une couple d’heures, mais une fois rendu à son kiosque, elle a séduit celles et ceux qui avaient raté son dévoilement.

Reste à voir maintenant quel sera l’accueil des acheteurs.

Photos: Alfa Romeo





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