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Le 26 avril 2016 - 13:48  | Denis Duquet | Photos: Denis Duquet / Mazda Canada | Paru dans le Monde de l'Auto Édition Hiver 2016
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Maxda CX-5 : Bilan après 10 000 km

Maxda CX-5 : Bilan après 10 000 km

La Mazda CX-5 est reconnue à juste titre comme étant la meilleure de sa catégorie. D’ailleurs, dans le cadre d’un match comparatif réalisé par Le Guide de l’auto, ce VUS compact avait devancé toutes
ses concurrentes dont plusieurs étaient mieux nanties en fait de moteur plus puissant et d’équipement plus complet. À cette époque, c’était son agrément de conduite, sa polyvalence ainsi que son
économie de carburant qui lui avaient permis de remporter cette confrontation. Mais remporter un match comparatif réparti sur deux jours est une chose, mais vivre au fil des jours avec un véhicule similaire c’est vraiment autre chose. Pour en savoir davantage sur ce modèle, nous avons soumis une CX-5 à un essai de quelques mois qui nous a permis de totaliser un peu plus de 10 000 km dans le cadre d’un essai prolongé.

Il s’agissait de la version dotée du moteur 2,4 litres produisant 184 chevaux et associé à une transmission automatique à six rapports, la seule au catalogue. En plus, notre version d’essai était dotée
du rouage intégral. Il faut souligner que notre modèle à l’essai était une version qui nous a été livrée à la fin de 2014, donc avant la révision du modèle qui s’est produite au début de l’année 2015. Et nous sommes en mesure d’être en accord avec les changements apportés au véhicule, notamment la planche de bord qui a été modernisée et qui bénéficie sur les modèles plus récents d’un écran d’affichage plus grand. En effet, tout au long de l’essai, nous avons déploré la petitesse de l’écran de même que la présentation un peu trop timide de la planche de bord. Difficile de critiquer la version
actuelle puisqu’on a remédié à ces deux problèmes. En plus, le frein de stationnement électronique assure plus d’espace sur la console centrale. Par contre, j’ai toujours apprécié le frein d’urgence avec
levier ce qui permet parfois de procéder à certaines manoeuvres. Quant aux modifications d’ordre esthétique apportées sur la version qui a suivi notre modèle, c’est plus élégant, mais cela apporte peu
de changement. 

Ce que nous avons apprécié tout au long des mois passés au volant de ce modèle, c’est surtout la précision de sa direction, son agrément de conduite ainsi que la vivacité du moteur. Il existe des modèles concurrents qui sont plus puissants,mais ce quatre cylindres atmosphérique de 2,5 litres travaille de concert avec une transmission automatique spécialement calibrée pour tirer le maximum de performance. Les accélérations sont dans la bonne moyenne alors qu’il nous a fallu un peu moins de neuf secondes pour boucler le traditionnel 0-100 km. Mais un facteur qui nous a marqués est l’excellence du rouage intégral de ce modèle. Pourtant, Mazda ne fait pas tellement de publicité quant à l’efficacité de son rouage quatre roues motrices. Et il ne faut pas oublier non plus que la consommation de carburant annoncée par le constructeur et celle que nous avons enregistrée a été pratiquement identique. Et c’est en dépit du fait que l’un des chauffeurs adopte toujours
une conduite qui n’est absolument pas écoénergétique. En fait, nous avons réussi à faire un peu mieux que ce que Mazda nous promet alors que notre moyenne générale a été de 9,6 l/100 km tandis que le constructeur nous en promet 9,8 l/100 km. La différence est minime, mais digne de mention. Pour le reste, ce fut sans faute tout au long de notre essai que ce soit parmi les froids sibériens rencontrés au cours de l’hiver ou encore les quelques rares journées de canicule que nous avons subies au début de l’été. Et sur le plan de la mécanique, cette voiture n’a jamais failli à la tâche. Certains lui reprochent une capacité de chargement quelque peu inférieure à certaines de ses concurrentes, mais cela ne s’est pas manifesté comme étant un inconvénient à souligner. Et ce n’est pas parce que ce véhicule n’a pas été chargé à plusieurs reprises. De plus, le seuil de chargement est relativement bas, ce qui a été apprécié lorsqu’il fallait charger des objets lourds. 

Somme toute, tous les titres et accessits mérités par le CX-5 depuis son entrée sur le marché ne sont absolument pas usurpés. Il faut souligner qu’il existe une version avec le moteur 2 litres de 155 chevaux. Il est disponible avec une boîte manuelle, l’automatique à six rapports et la traction intégrale sont optionnels. Bien entendu, son moteur doit céder 29 chevaux à la version plus puissante et il faut en tenir compte dans sa conduite, mais à part cela, il possède toutes les qualités de son grand frère.

Denis Duquet
Photos: Denis Duquet / Mazda Canada

 





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