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Le 30 septembre 2015 - 08:49  | Alain McKenna
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Petit guide de démarrage pour avoir une maison connectée

Petit guide de démarrage pour avoir une maison connectée

Ça fait 25 ans qu’on en parle. La maison connectée, ou ce qu’on appelait à l’époque la domotique, commence tranquillement à voir le jour, pour vrai. Peut-être pas de la façon qu’on l’aurait cru initialement, mais quand même : un savant mélange de WiFi, de Bluetooth et d’applications mobiles peut désormais donner vie à des maisons semi-intelligentes, à commander d’un seul doigt.

De la chambre au jardin

On a tous rêvé du frigo intelligent, pouvant dresser un inventaire de son propre contenu, et envoyant auto-matiquement une liste d’épicerie par courriel à l’épicier, qui nous livre la commande dans la journée, sans qu’on ait à intervenir personnellement. 

Ça n’existe pas encore, malheureusement. En fait, on peut dire que la maison connectée a connu des débuts très modestes, sous la forme d’une ampoule à commande WiFi appelée Hue, et créée par la société Philips.

L’ampoule Hue est une ampoule à DEL pouvant adopter n’importe quelle couleur, selon la volonté de l’utilisateur, qui commande le tout de son téléphone. Mieux, les produits Hue (car il existe plus d’une variante dans la gamme, de nos jours) peuvent réagir à des commandes automatisées : scintiller au rythme de la musique ambiante, s’allumer à une heure donnée, etc.

Naturellement, le succès de ce petit dispositif a engendré une gamme complète d’accessoires à commande WiFi. Il y en a pour tous les goûts et les budgets, qu’ils soient simples ou sophistiqués. Et si la plupart ont plus l’apparence d’un gadget, d’autres, comme le commutateur d’arrosage Rachio, répondent à des besoins plus complexes.

Le Rachio gère un horaire d’arrosage pour plusieurs zones, selon des paramètres qu’on lui dicte soi-même, auxquels s’ajoutent des données sur la qualité des sols dans la région, la météo du moment et à venir, et ainsi de suite. L’appareil tire ces données d’Internet, et détermine à quel moment il est optimal d’irriguer gazon, plantes et autres platebandes. Pas d’eau gaspillée, pas de plante laissée à sec…

Le cerveau de l’opération

Qui dit intelligence dit cerveau, l’organe central, où est reçu, analysé et interprété l’influx nerveux provenant des divers membres de l’organisme. Si l’interface par excellence pour commander les divers appareils formant la maison connectée semble être le téléphone intelligent, ou parfois, une page web prenant l’allure d’un tableau de bord plus détaillé, c’est qu’il y existe, quelque part au cœur de cette domotique moderne, un appareil pouvant en commander d’autres.

Les premiers accessoires connectés, qu’il s’agisse d’ampoules à commande WiFi, de caméras de surveillance domestiques diffusant via le web ou même de serrures à verrouiller par protocole Bluetooth, fonctionnent tous individuellement. Autrement dit, chaque accessoire à son application propre. Pour en tirer profit au maximum, il faut ouvrir et paramétrer chaque application tour à tour, ce qui est rapidement lassant, et ce qui va à l’encontre même de la technologie : simplifier les tâches.

Devant l’incapacité de ces appareils à communiquer entre eux, des services en ligne, comme le site IFTTT.com (abréviation de « If This Then That »), ont vu le jour. IFTTT propose des « recettes », où chaque ingrédient est soit un appareil connecté, soit une autre application web en vogue. En créant des conditions selon lesquelles « si tel appareil fait telle action, alors active telle commande de tel autre appareil ou service », IFTTT est rapidement devenu un favori des amateurs de gadgets branchés.

Une jeune pousse américaine a vu plus loin. Wink a récemment mis en marché son « Hub », un petit appareil qu’on branche au réseau domestique et qui centralise la communication entre nos divers accessoires connectés. À partir d’une interface unifiée (sur mobile), Wink permet de créer des « scénarios » impliquant plus d’un appareil et de les activer sur demande.

Ça rend les choses drôlement plus efficaces…

La naissance de l’intelligence-machine

Qu’est-ce qui vient ensuite ? Des machines intelligentes. Rien de moins. Les premiers balbutiements de cette intelligence-machine existent déjà. Pensez aux logiciels de stockage de photos d’Apple, Google et Microsoft… et même à Facebook, dont les algorithmes sont capables de repérer, reconnaître et identifier les visages des gens sur ces photos.

Jumelez cette capacité à un système de surveillance pour la maison et vous obtenez une première forme concrète d’intelligence-machine : l’œil de la caméra détecte que votre belle-mère cogne à la porte ? Le système peut -déverrouiller automatiquement la serrure et la laisser entrer. Il vous suffit d’arriver à temps pour lui souhaiter la bienvenue !

Ça peut sembler farfelu, mais c’est déjà possible. La société Netatmo vient de mettre en marché une caméra, baptisée Welcome, capable d’identifier et de reconnaître les visages. Et les serrures à commande électronique, par Bluetooth et WiFi, existent déjà depuis quelques années. Il suffira de créer un canal de communication entre les deux pour faire de cette intelligence virtuelle un phénomène bien réel.

Et, soudain, on verra apparaître les premières maisons réellement intelligentes. Elles ne feront pas l’épicerie elles-mêmes, mais au moins elles seront en mesure de vous laisser entrer automatiquement lorsque vous arriverez à la porte, les mains pleines de sacs d’épicerie…

Par Alain McKenna





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