Accueil   Recherche   

english


Publié dans Mieux-Être

Le 8 mai 2015 - 15:46  |  Laurence Maurin
Outils

Au coeur de la France

Au coeur de la  France

Sur le chemin de la spiritualité…


C’est à Lyon, troisième ville de France, que ce voyage plein de promesses commence. Depuis la colline de Fourvière, ancien Lugdunum des Romains, sur laquelle est érigée fièrement la basilique Notre-Dame de Fourvière, dédiée à la Vierge Marie, jusqu’au Vieux Lyon abritant la Primatiale Saint-Jean et son horloge astronomique, Lyon dévoile quantité de trésors. Perdez-vous dans les traboules, véritables couloirs de maisons, initiez-vous à la bonne gastronomie lyonnaise en poussant la porte d’un de ses bistrots typiques plus connus sous le nom de bouchon.

En prenant la route vers le Nord, une halte s’impose au milieu des tournesols à Ars sur Formans, village désormais associé à celui de son saint curé Jean-Marie Vianney, canonisé en 1925 par le pape Pie XI. Ce village si paisible prend vie, chaque matin, quand, par centaines, les pèlerins affluent pour visiter l’imposante basilique qui abrite le corps resté intact de saint Jean-Marie Vianney, le patron de tous les curés, le presbytère et la chapelle contenant la relique de son cœur. Afin de prolonger ces instants de paix qui caractérisent ce village, passez les ruelles, les cours d’eau, traversez les champs cultivés pour un dernier recueillement sur le monument dédié à saint Jean-Marie Vianney et l’enfant berger.


C’est par l’ouest que la route se poursuit, en traversant le Massif Central et ses volcans. Une partie de l’histoire géologique de notre planète se dessine ici sous les yeux ébahis du visiteur. Enfin, le Puy en Velay(1-2), ville départ pour le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (via Podensis), ville si étonnante avec ses cônes volcaniques pointés vers le ciel et sur lesquels les hommes ont bâti des témoignages de foi. Un sanctuaire dédié à la Vierge Marie  édifié dès le Haut Moyen Âge a rapidement connu un rayonnement national et européen. Dès le 10e siècle, la halte auprès de la vénérable et mystérieuse statue de la Vierge noire est ainsi devenue un moment privilégié de reconnaissance envers le Christ Sauveur que Marie a accueilli comme Fils de Dieu. Se promener au cœur des quartiers anciens, c’est rencontrer bon nombre de pèlerins en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle, c’est encore se familiariser avec cette dentelle aux fuseaux qui a fait la prospérité de la ville ou bien encore c’est déguster un bon plat de lentilles du Puy si -caractéristiques de la ville.


Il est l'heure de reprendre cette route à couper le souffle, en traversant les volcans d’Auvergne. Sur le chemin, halte à Brioude afin d’y découvrir la basilique Saint-Julien, l’un des plus beaux fleurons de l’art roman en Auvergne : des chapiteaux sculptés de bestiaire, des absides parfaitement circulaires, un déambulatoire, une crypte et un foisonnement de touches lumineuses réfléchies par les vitraux modernes. Cette église de pèlerinage est la plus grande d’Auvergne ! Continuation par Murat, cité médiévale étrangement entourée par des rochers basaltiques, vestiges d’anciennes cheminées volcaniques. Sur l’un d’entre eux trône une imposante statue de Notre-Dame de la Haute-Auvergne rappelant qu’au 19e siècle, bon nombre de villages étaient sous la protection de Marie. Puis les monts du Cantal, les Causses du Quercy et la vallée de la Dordogne. Arrêt à Beaulieu sur Dordogne pour y admirer l’abbatiale St-Pierre (11e – 13e siècle) célèbre pour son tympan d’époque romane présentant le triomphe de la Croix, figuré par un Christ aux bras écartés et derrière lui, les instruments de la Passion. Quelle belle leçon d'histoire, de géographie et de géologie aujourd'hui ! Que la création de Dieu est belle !


Et que dire de Rocamadour(3), haut lieu de pèlerinage, dès le Moyen Âge ! Véritable défi à l’équilibre, le village de Rocamadour, agrippé à la falaise de calcaire, présente une superposition de toits bruns, de maisons et d’églises. Du château entouré de remparts qui couronnent cet audacieux échafaudage, se dessine un à pic de quelque 150 mètres, au fond duquel serpente la rivière. On accède, soit par le chemin de croix, soit par le Grand Escalier emprunté par des millions de pèlerins aux 7 chapelles qui composent le sanctuaire dédié à la Vierge noire. Le village est accroché au-dessus du Canyon de l'Alzou. Un environnement minéral nous enveloppe, le temps s'arrête. Le soir, c'est le privilège d’arpenter la rue principale vidée de ses visiteurs d'un jour, d'admirer le village illuminé et de participer à une procession aux flambeaux (l'été seulement).


Déjà l'heure d'emprunter « l'Autoroute du Soleil », direction Toulouse « la ville Rose », surnommée ainsi grâce aux Romains qui ont enseigné à la ville les techniques de la tuile et de la brique dont le Capitole est l’édifice emblématique. Ne nous laissons pas distraire par cette ville du sud aux accents espagnols et aux façades italiennes qui se situe sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et dirigeons-nous directement vers la Basilique St-Sernin, considérée comme le plus vaste édifice roman de l’Occident.

Puis vers l’ensemble conventuel des Jacobins, véritable joyau de l’art gothique du sud et enfin la chapelle des Carmélites surnommée la « petite Sixtine toulousaine ». Cette balade s’achève sur les rives de la Garonne, à l’église de la Daurade abritant une étonnante Vierge noire à laquelle les Toulousains sont restés très attachés. Saviez-vous que même les plus grands couturiers français ont rivalisé d'imagination pour offrir de beaux habits à la Madonne ?


Avant dernière étape de ce voyage spirituel : la vallée de la Garonne et ses cultures, le Piedmont, premiers contreforts de cette longue frontière montagneuse que sont les Pyrénées. Qu'elles sont belles ces hautes montagnes avec le Pic du Midi de Bigorre, point culminant des Pyrénées françaises (9 440 pieds) ! Une envie irrésistible de s'arrêter à Saint-Bertrand-de-Comminges, village de moyenne montagne où les maisons à colombages témoignent encore de la grandeur de l’ancienne cité épiscopale. Poussons la lourde porte de la cathédrale Sainte-Marie (11e – 12e siècle) afin d’y admirer les vitraux Renaissance, le chœur de stalles sculptées et le cloître roman. La cathédrale abrite le tombeau de l’évêque Bertrand de l’Isle canonisé au 13e siècle. Et que dire de la petite église romane de Saint-Just de Valcabrère en contrebas délicatement posée là comme le serait un bijou dans son écrin !


Mais il faut repartir vers Lourdes(4), ultime étape dans cette quête de France spirituelle. Un village paisible au pied des montagnes, baigné par les eaux pures du gave, devenu ville sanctuaire depuis que Marie est apparue de nombreuses fois à la petite Bernadette. De la célèbre Grotte des -Apparitions à l’église Sainte-Bernadette, en passant par la -basilique Notre-Dame-du-Rosaire, les Sanctuaires de Lourdes totalisent vingt-deux lieux de culte et de -rassemblement. Afin de mieux comprendre le -message de la grotte, il vaut la peine de marcher sur les pas de Bernadette Soubirous, la petite -Lourdaise qui depuis plus d’un siècle et demi, « fait courir le monde » comme le lui reprochaient les gardiens de l’ordre public. Le cachot, la maison paternelle, le moulin de Boly, l’hospice Ste-Bernadette... On ne peut repartir de ce lieu ressourçant sans avoir gravi le chemin de Croix, sans avoir fait ses ablutions dans une des piscines ou encore sans avoir participé à ce grand rassemblement de foi qui, chaque soir, réunit des milliers de fidèles sur le parvis du sanctuaire.


C'est dans cette communion universelle que l'on prolonge son Amour en Soi et en l'Autre.


Laurence Maurin

Texte inspiré du pèlerinage en France : 
Lourdes et les grands sanctuaires.


« Marie, Transparence de Dieu » – 4 au 16 août 2015


www.spiritours.com





 Article précédent  Retour  Article suivant


AUSSI À LIRE

Pour un été étonnant
Ralentir le rythme et observer la nature
Vivre la plénitude
Authentique Krystine St-Laurent
Marie-Ève Janvier - Grandeur nature




PARTENAIRES