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Publié dans Mieux-Être

Le 16 décembre 2014 - 14:05  | Par Stéphane Slogar
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Galápagos

Galápagos

Un nom mystique qui fait rêver. Un archipel volcanique de 8 000 km carrés composé de 19 îles et d’une quarantaine d’ilots, situé au cœur du Pacifique, à environ 1 200 kilomètres des côtes de l’Équateur. Habité depuis la nuit des temps par des insectes et des animaux inusités ; on raconte qu’ils y sont arrivés naturellement au fil du temps sur des morceaux de bois à la dérive ou encore tout simplement poussés par des vents. C’est en 1535 que les hommes découvrent ces îles mystérieuses.

Ce sont d’abord les marins naufragés, les pirates aventuriers et les pêcheurs de baleine téméraires qui ont trouvé refuge sur ces îles de l’archipel au nom mélodieux. Fait intéressant à noter, Charles Darwin a séjourné 5 semaines aux Îles Galápagos en 1835, avant de publier 24 ans plus tard, la Théorie de l’évolution des espèces. Premier site officiel inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978, cet écosystème est désormais protégé par le gouvernement équatorien sous la forme d’un parc national créé en 1959.

Découvrir notre merveilleuse planète, des pays aux quatre coins du monde, des peuples riches en histoire, des cultures variées et colorées, des océans, des lacs, des rivières, des forêts et des animaux en libertés… Tout ça m’anime, m’habite et m’incite à aller plus loin au cœur de la vie, au cœur de mon être. Découvrir la vie à l’état pur dans toute sa splendeur est une passion personnelle. Laissez-moi vous raconter ce petit bout de mon histoire où j’ai découvert la vie aux Galápagos.

Photographe amateur passionné de photos depuis peu, c’est armé de ma caméra Nikon que j’ai pris mon envol pour l’Équateur et les îles Galápagos. C’était en mai 2014. Encore plus déterminé qu’en 2013, où j’ai eu la chance exceptionnelle de faire un safari-photo au Kenya (Magazine Mieux-Être, no 70, juillet 2014), j’étais persuadé que les Galápagos allaient me donner l’opportunité de saisir de superbes photos d’animaux. En compagnie d’une autre photographe bénévole, Marie Lavigne, et de deux vétérinaires québécoises dévouées à l’aide aux animaux domestiques avec la Fondation d’Aide aux Vétérinaires Internationale, je suis arrivé à Quito le 4 mai. Cet arrêt d’une nuit fut mon baptême sur le sol de l’Amérique du Sud. Cela nous donna tout juste le temps d’orchestrer notre transit vers notre destination de rêves.

Dès l’aube le 5 mai, nous nous sommes dirigés à l’aéroport de Quito pour prendre un vol intérieur à destination de Baltra. Après un vol d’environ 60 minutes, nous sommes arrivés à destination; les Galápagos. Dès notre arrivée à Baltra, nous remarquons que les bagages de tous sont vaporisés d’un insecticide visant à prémunir l’environnement d’insectes non désirables sur le territoire. Après avoir acquitté notre droit d’entrée au parc national (100 dollars américains), un bus nous transporte à un bateau-navette situé à un kilomètre de l’aéroport. Aucune autoroute, aucune infrastructure, aucun panneau publicitaire, aucune circulation automobile et aucune habitation près du modeste aéroport de Baltra. Seule une petite route asphaltée étroite et sinueuse sur la terre rougeâtre est construite pour permettre au bus d’amener les voyageurs au bateau-navette à destination de l’île de Santa Cruz. Ici, la nature est reine. Pas de doute. Un immense sentiment de respect et de considération envers Mère Nature m’envahit alors instantanément.

À peine montés à bord du petit bateau-navette avec la quarantaine de passagers s’y trouvant, nous sommes en mouvement vers ce qui deviendra un voyage historique. Le ciel est d’un bleu inspirant, le soleil brille de tous ses feux, les sourires sont omniprésents sur les visages, les cœurs sont ouverts à la découverte, c’est un départ. Le premier animal à nous souhaiter la bienvenue, dès nos premiers mètres sur l’eau, est un lion de mer se prélassant au soleil sur une bouée de navigation. Clic! Clic! Clic! Les caméras sont sorties. «Il est superbe»! «C’est surréaliste»! Tous s’exclament. Nous sommes fébriles.

Environ 12 minutes plus tard, nous voici rendus à l’île de Santa Cruz. Un chauffeur de taxi improvisé nous attend avec son «pick-up». Marie et Martine, nos deux vétérinaires habituées, avaient prévu le transport vers notre modeste hôtel situé à 5 kilomètres du port de fortune. Cette île sera notre port d’attache. Nous logerons tous au K-LTA, ce petit hôtel improvisé, rustique et abordable, situé au cœur même du village de Santa Cruz, là où les locaux vivent paisiblement leur vie d’insulaire. Nos forts sympathiques hôtes, Yogo et Ainoa, les proprios de l’endroit, seront nos guides locaux pour la durée de notre séjour.

Santa Cruz est la plus peuplée de l’archipel. Elle compte 11 500 habitants. L’île est relativement animée. On y retrouve de charmants petits hôtels sans prétention, des restaurants variés, quelques épiceries, un port actif, des boutiques, de la location de vélos et des habitants plutôt accueillants et respectueux. Au cœur du village, on y retrouve une station artisanale de préparation de poissons pêchés quotidiennement. Il faut vivre l’expérience du retour des pêcheurs. Pélicans et lions de mer en libertés vous y attendent. Vous pouvez les observer à moins d’un demi-mètre. Impressionnant. Odeur de poissons et de lions de mer incluse ! Autre incontournable incontestable sur Santa Cruz : les tortues géantes. Il faut les voir pour le croire. Vous pouvez les rencontrer à tout moment lorsque vous marchez en zone boisée ou partiellement boisée. Époustouflant, inimaginable, incroyable, surréaliste! Les mots ne suffisent plus. Elles sont superbes et semblent littéralement sorties d’un autre monde. D’ailleurs, afin d’assurer leur protection et de perpétuer l’espèce, un centre de protection a été créé sur l’île : la station internationale Darwin. Autre élément digne de mention : la magnifique plage appelée Tortuga Bay. Il s’agit d’une plage de sable blanc digne des plus belles plages des Caraïbes. Quelle agréable surprise sur une île volcanique ! La baignade et la marche sur le sable sont agréables et sécuritaires. Les iguanes marins, ces gros lézards noirs, viennent même vous saluer cordialement en toute discrétion entre deux séances de bronzage. Ils sont tout simplement adorables.

Autre île à découvrir : l’île de North Seymour. Accessible par petit bateau moteur en excursion d’une demi-journée à partir de Santa Cruz, l’île fait 2 kilomètres carrés. Inhabitée, elle est le refuge par excellence des oiseaux typiques des Galápagos. Les photographes amateurs y viennent pour saisir des clichés mémorables; le fou à pattes bleues et la frégate magnifique se laissant photographier sans gêne en l’absence de prédateurs sur l’île. Autre élément à noter : lors de l’excursion à North Seymour, le bateau fait un arrêt sur un ilot de sable inhabité où les lions de mer se prélassent au soleil. Les voyageurs et les lions de mer participent alors à une baignade en proximité. Une expérience inusitée à vivre.

Voyager aux îles Galápagos représente une expérience inoubliable. Je vous suggère fortement de prendre un moment pour le vivre au moins une fois dans votre vie. Pour ce faire, deux options s’offrent à vous : orchestrer votre voyage par vous-même grâce à internet et économiser des milliers de dollars ou confier votre projet à des spécialistes qui vous offriront le tout « clé en main » à des prix beaucoup plus imposants. À vous de choisir votre option pour vivre la merveilleuse expérience des Galápagos. Bon voyage!


Stéphane Slogar, 

Reporter photographe
Soukha International





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