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Le 8 décembre 2014 - 15:07  | Par Denis Duquet
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Koenigsegg - Plus qu'un «Supercar»

Koenigsegg - Plus qu'un «Supercar»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis des années, on retrouve le kiosque du constructeur suédois Koenigsegg au Salon de l’auto de Genève. On le retrouve sur la mezzanine du Palexpo, l’immense complexe d’exposition genevois comme plusieurs autres constructeurs de voitures exotiques. En plus des formes très stylisées de ce coupé ultra sportif, l’attention des visiteurs était captée par les performances obtenues par ces voitures. En effet, un certificat de record Guinness certifiant qu’une Koenigsegg CCR avait battu le record de vitesse pour une voiture de production le 28 février 2005, à la piste de Nardo, en Italie. La vitesse atteinte était de 388,87 km/h. Parlant de vitesse, selon l’émission télévisée Top Gear de la BBC, une Koenigsegg détient le record de la vitesse la plus élevée pour une contravention aux États-Unis. Un modèle CCX a été enregistré à 389 km/h (242 MPH) dans une zone de 120 km/h (75 MPH). Ce record peu ordinaire aurait été établi dans l’ouest du Texas lors de l’édition 2003 du légendaire Gumball 3000 Rally entre San Francisco et Miami.

Mais la Koenigsegg est plus qu’une voiture ultra rapide. C’est un véhicule dont la silhouette fait l’unanimité. D’ailleurs, le magazine américain Forbes avait nommé la CCXR en 2006 comme l’une des dix plus belles voitures de l’histoire de l’automobile. Le design initial a été réalisé par Christian Von Koenigsegg, le fondateur de la compagnie dont il est toujours le maître. Il a alors soumis ses esquisses au designer industriel David Crawford qui a finalisé la silhouette.

Comme il se doit sur une voiture de cette catégorie et de ce prix, plus d’un million de dollars, l’utilisation du carbone est omniprésente. Mais c’est surtout la mécanique et la puissance du moteur qui impressionnent. La dernière-née de la famille Koenigsegg est la One:1. Ce nom s’explique par le rapport poids-puissance qui est de 1 : 1. En effet, cette voiture voit son moteur produire 1 cheval-vapeur pour chaque livre du poids total. En fait, le moteur V8 5,0 litres à double turbo produit 1 kilowatt, étant la première voiture de l’histoire offrant une telle puissance. Ces 1 356 chevaux égalent donc les 1 360 livres de la voiture.

Contrairement aux autres modèles Agera de la marque, le One:1 est surtout destiné à la piste alors que certains accessoires visant le confort ont été éliminés afin d’optimiser les performances. Soit dit en passant, le 0-100 km/h est bouclé en 2,8 secondes. Mais le plus impressionnant est le fait que le 0-400 km/h s’exécute en 20 secondes. Et cette véloce suédoise est dotée d’un freinage très puissant alors que la voiture réalise le 100-0 km en 28 mètres. Et j’allais oublier, la vitesse maximale de ce bolide est de 451 km/h. Vous avouerez qu’il faut non seulement avoir les moyens financiers pour être en mesure d’acheter un tel bolide, mais être un conducteur assez audacieux pour pousser la voiture à son maximum. La One:1 est la première d’une série de sept exemplaires qui seront produits au cours de l’année. Inutile de rêver, elles sont toutes vendues.

Une évolution constante
Le dévoilement de l’Agera 0ne:1 au dernier Salon de l’auto de Genève en mars dernier marquait l’aboutissement d’une évolution qui n’a jamais fluctué. Christian von Koenigsegg a fondé sa compagnie en 1994 dans le but de produire des supercars élégants et ultrarapides. Sa première voiture de production, la CC8S, a été dévoilée en 2002. Elle était propulsée par un moteur Ford V8. Par la suite, la compagnie Koenigsegg a conçu ses propres moteurs V8.

Voici la liste de tous les modèles produits jusqu’à ce jour:
• CC8S (2002–2004)
• CCR (2004–2006)
• CCX (2006-2010)
• CCXR (2007-2010)
• Trevita (2009-2010)
• Agera (2010–2013)
• Agera R (2011– présent)
• Agera S (2013– présent)
• One:1 (2014)

Christian Von Koenigsegg est toujours à la tête de l’entreprise qui porte son nom. Toutefois, Koenigsegg est aujourd’hui financé par le Groupe Eker qui détient 49 % des actions. Les autres actionnaires sont l’entrepreneur américain Augie Fabela et le constructeur automobile chinois Beijing Automotive. En 2013 est sortie de l’usine la centième voiture depuis la création de la marque.

Finalement, le badge de la marque incorpore l’écusson de la famille Koenigsegg dont un ancêtre a été anobli au 12e siècle.





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