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Rencontre

Le 5 novembre 2013 - 12:41  | Cassandra Poirier
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Jean-Philippe Wauthier à la conquête du petit écran

Jean-Philippe Wauthier à la conquête du petit écran

Il est mordant, drôle et même séducteur. Tous les vendredis, il revisite l’actualité de la semaine et les sujets chauds du moment avec sa répartie bien à lui. Rencontre avec Jean-Philippe Wauthier, un homme en or.  

 

Lorsque Jean-Philippe Wauthier arrive sur le lieu de la séance photo, devant le stade olympique, c’est sans doute avec quelques légères courbatures au corps. C’est que l’animateur est un féru de sport. On s’en doutait bien, me direz-vous, après avoir coanimé l’émission de radio Le sportnographe, prolongement du site internet du même nom, trois années consécutives sur les ondes de la Première chaine de Radio-Canada. Mais Jean-Philippe ne fait pas que parler de sport, il se met à l’action. Grand parleur, petit faiseur, très peu pour lui, car il s’est attaqué à quelque chose de gros, de difficile, d’intense. Il a enfilé ses meilleures chaussures pour s’attaquer aux 40 kilomètres du marathon de Chicago qu’il a terminé avec brio. «C’est mon premier marathon complet, c’est très dur pour le corps, mais je carbure à l’émotion que ça me donne. Quand tu traverses la ligne d’arrivée et que tu t’es entrainé tellement fort pour ça, tu es très heureux de ta vie! Je me prépare déjà pour le prochain», lance Jean-Philippe, un homme visiblement très déterminé. 

C’est sans doute cette détermination qui l’aura mené où il est aujourd’hui. Après un parcours parfois étonnant, Jean-Philippe tient aujourd’hui la barre du nouveau magazine socio-culturel Deux hommes en or, diffusé sur les ondes de Télé-Québec, au côté du journaliste incisif, Patrick Lagacé. Une aventure représentant un nouveau défi à relever pour l’animateur. «J’allais vraiment faire quelque chose de différent et on a tout le temps des angoisses quand on commence un nouveau projet, surtout dans un show comme celui-là. Mais je pense que très vite, Patrick et moi avons réussi à développer une chimie et ça va de mieux en mieux. En six émissions, on a réussi à établir quelque chose d’assez solide pour avoir confiance chaque fois qu’on entre en ondes», raconte Jean-Philippe. 

 


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Deux hommes en or, deux contrastes
: voilà comment on peut définir le nouveau duo de la télé qui cherche à faire découvrir leurs invités sous un angle différent. «Patrick est un journaliste coup de poing alors que moi je suis plus crooner. Je pense qu’on présente deux hommes complètement différents, mais qui donnent quand même l’envie, un vendredi soir, de s’asseoir devant la télé et de sourire avec une petite bouteille de vin ou même un scotch ou un rhum», explique l’animateur. 

Même si son aisance prouve tout le contraire, Jean-Philippe n’était pas destiné, de prime à bord, à travailler dans le domaine des communications, avec des formations en histoire, en administration des affaires ou encore en science politique à son actif. Il passe même un an à Paris alors qu’il travaille au sein de l’UNESCO en tant que chargé du suivi des conférences sur la Société de l’information. C’est à son retour au pays qu’il atterrira, un peu par hasard, à Radio-Canada en tant que chroniqueur web et chroniqueur attaché à la revue de presse à RDI Matin et à l’émission de radio C’est bien meilleur le matin


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La grande aventure du Sportnographe aura sans doute été ce qui l’aura révélé au grand public. Mais après trois ans, il était temps pour Jean-Philippe de tourner la page. «J’en avais assez de parler de sport et d’être pris dans un carcan qui nous obligeait un peu à faire que ça, mais ça a été une aventure fabuleuse! On n’aurait jamais percé ailleurs si ça n’avait pas été de cette émission», admet-il. Aujourd’hui et malgré Deux hommes en or, Jean-Philippe ne quitte pas l’univers de la radio pour autant, car il tient la barre de La soirée est (encore) jeune, une émission qui revisite l’actualité de la semaine sur un ton décalé et festif. «Dans La soirée est (encore) jeune, ce qu’on dit relève presque de la maladie mentale, lance Jean-Philippe avec humour. Je n’oserais jamais faire ça à la télé. La radio, c’est un médium qui n’a pas de gêne. C’est tellement facile. C’est un endroit où tu peux avoir de la profondeur, te concentrer sur le contenu, sans te soucier de l’image. Tu es capable de t’asseoir et faire une émission extraordinaire avec des moyens minuscules, et moi j’adore ça!» 

Derrière son air narquois et assuré, Jean-Philippe Wauthier est un tendre, c’est lui qui le dit! «Je ne sais pas l’image que je donne à la télé, mais on me dit souvent que je suis un peu fendant, mais tellement pas! Je suis une personne hyper sensible. Je peux pleurer à peu près à tous les films que je vois dans ma vie», m’avoue-t-il. Mais quoi qu’il en soit, il faut admettre que c’est certainement son petit côté baveux et cinglant qui lui apporte autant de succès. Et parce qu’on aime bien voir ses invités quelquefois interloqués par sa langue bien pendue. «Je ne viens pas de ce milieu, mais je suis très chanceux d’être là et surtout de travailler à la radio comme à la télé. J’aime voir deux mondes, et j’aimerais aussi continuer à faire les deux parce que j’ai ma place à la radio, et je pense que je suis en train de me la faire à la télé.» 

 

 

 

 

Photographe: Yanick Déry 
D.A / styliste: Martin Boucher
Mise en beauté: Fang Fang
Ass.styliste: Emanuelle Rochon
Ass. Photo: Marie-Josée Pitre

 





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