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Publié dans Mieux-Être

Le 17 octobre 2013 - 10:02  | Marie-Josée Gaudreau
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Clodine Desrochers, une femme équilibrée !

Clodine Desrochers, une femme équilibrée !

Après 17 ans à TVA dont 13 à la barre des Saisons de Clodine et Tout simplement Clodine, elle n’a pas hésité à accepter de relever un autre défi en animant la nouvelle émission Quelle histoire, diffusée en nouveauté à Radio-Canada depuis l’automne. Rencontre avec Clodine Desrochers, passionnée d’histoire et de communication.

Malgré l’heure plutôt matinale où je la rejoins au téléphone en ce samedi matin, Clodine Desrochers est tout ouïe et prête à discuter de sa vie personnelle et professionnelle avec moi. Femme de défis avant tout, la célèbre animatrice a profité d’une année bien à elle avant de replonger dans le monde de la télévision. Elle nous parle un peu de cette période où elle a dû traverser différentes étapes, mais qui lui a aussi permis de récupérer. «J’ai réalisé à quel point j’étais fatiguée, surtout physiquement. Animer une émission quotidienne, même lorsque tu connais bien ton rôle, que tu es bien entourée, demande beaucoup de préparation. J’avais envie de prendre une pause, de me retrouver chez moi.» Elle qui avoue avoir joué à la Superwoman désirait donc prendre du temps pour elle, être disponible pour son mari et sa fille.

La fin d’un projet est souvent synonyme de deuil. Clodine l’a vécu quand elle a refermé la porte de sa loge en février 2012, mais surtout lors des dernières semaines de l’émission. Par la suite, bien qu’elle se demandait ce qui allait lui arriver, elle était prête à affronter la situation. «Je n’avais rien devant moi et dans un certain sens, ça fait du bien. J’avais le goût de me sentir en danger un peu, comme sur un fil de fer. Lorsqu’on se retrouve dans cet état, au début de la quarantaine, ça nous oblige à nous poser toutes sortes de questions sur ce qu’on veut et sur ce qu’on ne veut plus aussi.» Cette période de réflexion a été bénéfique. Elle lui a permis de confirmer sa passion pour les communications. Laissant émerger son petit côté spirituel, elle a décidé de faire confiance en la vie. «Je demandais au ciel de pouvoir travailler sur un projet qui me stimulerait, qui m’amènerait ailleurs et qui me permettrait de revivre des papillons. Je voulais vraiment être transportée par l’excitation et non pas accepter quelque chose parce que je voulais absolument travailler.» Quelque temps plus tard, le projet Quelle histoire atterrissait dans sa vie. 

Celle pour qui le plaisir au travail est une priorité avoue d’ailleurs que c’est ce qu’elle retient le plus de son expérience télévisuelle à TVA. «Je ne suis pas capable de travailler s’il n’y a pas d’harmonie et si l’on ne rit pas. Il ne faut surtout pas qu’on se prenne au sérieux. Lorsqu’ils nous écoutent, au-delà des informations qu’on leur donne, les gens veulent sentir qu’on a du plaisir.» 

On pourrait penser que Clodine Desrochers a toujours rêvé de faire de la télévision, mais toute jeune, elle se voyait plutôt enseigner. Son véritable coup de foudre pour les communications, elle l’a eu lorsqu’elle était au cégep et qu’elle a goûté à la radio communautaire, à Saint-Gabriel-de-Brandon, sa ville natale. Toutefois, elle ne pensait pas se retrouver à la télévision un jour. «Pour moi, c’était comme inaccessible. J’avais 18 ou19 ans; je manquais peut-être de confiance en moi. Je me disais qu’il y avait tellement de monde qui souhaitait faire carrière en communication, alors pourquoi est-ce que je serais choisie?» Fascinée par l’histoire et venant d’une famille d’enseignants, elle a donc étudié dans ce domaine pour devenir professeure. Finalement, ses expériences radiophoniques l’ont amenée à faire de la télévision. «Dans le fond, être animatrice de télé, c’est comme être prof; on parle juste à plus de monde en même temps.»

Et parce que l’histoire l’interpelle, elle a choisi de relever un nouveau défi en animant Quelle histoire à Radio-Canada. «L’évolution des peuples me fascine et je suis convaincue que lorsqu’on sait d’où l’on vient, on sait où l’on va.» Le point de départ de chaque émission est un événement historique à partir duquel des liens sont créés. On jette donc un regard sur le passé pour mieux expliquer le monde d’aujourd’hui. 

Les enfants: une cause qui lui tient à cœur
Depuis déjà plusieurs années, Clodine Desrochers s’implique dans plusieurs causes en lien avec les enfants. On n’a qu’à penser au Téléthon Opération Enfant Soleil et à son rôle de porte-parole au Salon Maternité Paternité Enfants. «Peu importe la cause, les enfants me touchent. Je trouve que ce sont les êtres les plus vulnérables.» Cette année, elle sera porte-parole de la 4e édition du Marché Casse-Noisette, qui se tiendra au Palais des Congrès de Montréal, du 28 novembre au 8 décembre. «Cette cause me tient particulièrement à cœur parce que d’une part, j’adore Noël et l’ambiance féérique du temps des fêtes et d’autre part, parce que j’adore la production Casse-Noisette. Je suis déjà allée la voir à quelques reprises avec ma fille. C’est un classique. De savoir qu’une partie des fonds va aux enfants me touche vraiment.» En effet, chacun des exposants versera 10% du montant de ses ventes au Fonds Casse-Noisette pour enfants. Celui-ci soutient les enfants défavorisés du grand Montréal en leur donnant la possibilité de participer à des activités artistiques et culturelles entourant Casse-Noisette et d’assister au spectacle.

Une femme organisée
Clodine enregistre ses émissions à Ottawa. La conciliation travail-famille est donc au cœur de ses préoccupations. Ainsi, l’organisation constitue le secret pour elle, mais son mode de vie est aussi important. Elle accorde une place primordiale au sommeil. «Si je dors bien, je peux attaquer de grosses journées et bien me préparer avant d’aller en ondes». Son secret: se coucher et se lever tôt et bien s’alimenter. Celle qui se considère comme experte en organisation essaie de planifier de la meilleure façon possible pour que tout le monde soit heureux. C’est la clé selon elle pour garder le contrôle sur notre vie et les événements. «Cette semaine, je n’ai pas vu beaucoup ma fille, donc demain, je vais mettre quelque chose de côté pour passer du temps de qualité avec elle et être là à 100%.» Quand je lui demande si elle se sent parfois tiraillée entre ses engagements et sa famille, elle répond oui sans hésiter. «Je suis bien lorsque ma vie est équilibrée. À un certain moment, je dois faire des choix et refuser certaines choses pendant un petit bout de temps. Mes priorités demeureront toujours ma fille, ma famille et mon travail. Le reste va attendre.»

 





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