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Style de vie

Le 12 septembre 2013 - 13:45  | Par Jessica Harnois
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Le Japon dans votre verre

Le Japon dans votre verre

Je me souviens de l’arrivée des sushis à Montréal... À l’époque, nous étions légèrement en retard sur le reste du monde, car déjà à Vancouver, il y avait une frénésie autour des sushis qui n’existait pas encore dans notre belle patrie.

 

Quand la vague de popularité l’a emportée sur notre refus de mettre du poisson cru dans notre bouche, ça ne prit pas de temps avant que les sushis nous sortent par les oreilles. 

Mais qu’en est-il des vins japonais? Nous savons très peu de choses sur ces beaux produits. Je reviens tout juste d’un voyage mémorable à Tokyo dans le cadre du 14e concours du Meilleur Sommelier du Monde. Le Canada revient avec la 2e position grâce à notre concurrente Véronique Rivest. Pendant le voyage, nous avons eu la chance de déguster des vins qui sortent de l’ordinaire. 

Les deux cépages vedettes du Japon sont le Koshu, en blanc, et le Muscat Bailey A, en rouge. Le Koshu ressemble à du Muscadet et du Sauvignon Blanc. Léger et parfois perlant comme du Muscadet lorsqu’il est élevé sur lie, il a aussi l’acidité et l’apport en fruits tropicaux du Sauvignon Blanc. 

Pour les rouges, même s’ils veulent se démarquer avec des cépages nobles comme du Merlot et du Cabernet Sauvignon, c’est plutôt avec du Muscat Bailey A que le Japon se taille une place unique dans le marché vitivinicole. On croirait boire du Beaujolais (fait à base du cépage Gamay) sur des notes de fruits rouges, gourmands (framboises, fraises) et des notes de gomme balloune. Intéressant, sans être grand. Par contre, ça va bien avec leurs mets délicats. Mon grand coup de coeur fut Diamond Winery qui produit des vins funkys et différents. Il faut le boire pour le croire. J’ai adoré le look grunge du vigneron japonais avec ses cheveux longs et son style décontracté. Et ces vins, un pur délice comparé aux autres. Le rosé était amusant et bien fait et son Muscat Bailey A détonnait par sa couleur profonde et ses notes de fruits concentrés. Un must!

Au Québec, on ne peut malheureusement pas se procurer beaucoup de vins japonais. Il y en a eu un seul de disponible que l’on a découvert il y a quelques années dans l’édition des « Grands Vins du Monde » du Courrier Vinicole et qui est produit par Bernard Magrez. 

Magrez-Aruga Koshu Isehara Japon 2008
Code SAQ:
11213360  |  35,00$

 

Par contre, on retrouve plusieurs sakés, la boisson favorite des Japonais. Les sakés sont faits à base de riz fermenté. Ils ont un aspect plus laiteux laissant souvent une sensation d’amidon légèrement sucré en fin de bouche. Que ça plaise ou non, il faut avouer que c’est une boisson des plus originale.

Pour ma part, j’ai dégusté des variés bien différentes de saké et je préfère de loin les sakés froids (de plus grandes qualités). Les sakés chauds peuvent être amusants, mais la chaleur met l’accent sur l’alcool et c’est ce qui me plait moins. 

Voici 3 sakés à bon prix que vous pouvez essayer à la SAQ :
1.  Gekkeikan Zipang Pétillant
Code SAQ : 11370429, 9,45 $

La maison Gekkeikan existe depuis 1637, donc vous pouvez imaginer à quel point c’est devenu un empire. Le fondateur, Jiemon Okura, n’aurait jamais pu espérer mieux. Si vous avez envie de vous initier au saké, sans trop vous mouiller, je vous suggère cet amusant produit pétillant. Jolie bouteille, un goût particulier de fruits et d’agrumes. Intéressant! Ça vaut la peine d’essayer. 

2.  Gekkeikan Nigori
Code SAQ : 10757066, 8,05 $

C’est rare que je suggère deux produits provenant de la même maison, mais j’aime bien ce petit flacon vert. C’est un saké Nigori, c’est-à-dire qui est non filtré, ce qui donne une apparence laiteuse au produit. Plus sucré et savoureux, vous l’aimerez avec des sushis au saumon épicé et de la tempura. La matière plus ronde et lactée enrobe bien le gras de la tempura et le sucré du saké vient balancer la touche épicée des sushis. 

3.  Momokawa Organic Junmai Ginjo
Code SAQ : 11665981, 20,50 $

Eh bien oui, la mode « bio » s’applique même au saké. Pour 20 $, j’aime bien le Momokawa, un Junmai Ginjo organique. La mention « Junmai Ginjo » fait référence à un saké de plus grande qualité qui utilise des grains de riz polis (minimum de 50 %). La particularité de ce saké c’est qu’il est produit aux États-Unis, en Oregon, selon les techniques anciennes japonaises. Original et bien fait, ce premium saké vous surprendra. 

 

Pour ceux qui n’aiment pas le saké, n’oubliez pas qu’un match parfait avec les sushis ce sont les bulles! Un mousseux, c’est l’alternative rêvée pour accompagner ces mets délicats qui viennent toujours dans des saveurs variées.

Il ne faudrait surtout pas omettre les incroyables whiskeys japonais qui gagnent à être découverts. Comme la célèbre phrase « punch » de Bob dans le film Lost in Translation: « For relaxing times, make it Suntory time! » 

Je vous suggère grandement leurs splendides whiskys, ils ne sont plus disponibles en ce moment à la SAQ, mais vous pouvez toujours mettre la main sur le Nikka 12 ans, qui est tout aussi surprenant. 
Nikka 12 ans Taketsuru Pure Malt
Code SAQ : 11028412, 82,00 $

 

Et en terminant, un must qui est devenu un grand classique, c’est la délicieuse bière Sapporo. Non seulement la bouteille est d’un chic fou, mais le goût est d’une pureté remarquable. Fraîche, nette et goûteuse, c’est une blonde amère qui désaltère. 

Vive le Japon, de l’assiette à notre verre! 

 

Jessica Harnois
Présidente de Vins au Féminin
www.jessicaharnois.com





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