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Publié dans Mieux-Être

Le 8 juillet 2013 - 15:08  | Guy J. Giguère, Accompagnateur, Spiritours
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L'Inde en onomatopées

L'Inde en onomatopées

À distance, à la lecture d’un article, entre autres, l’Inde peut se voir, se pressentir et se décrire de maintes façons. En fait, il y a autant « d’Indes » qu’il y a de visiteurs, chacun en faisant son expérience personnelle. 

 

Le haïku d’entrée en est un exemple. L’Inde, c’est à la fois émerveillement et à la fois sonore… très sonore même. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de silence? Non, mais ils sont rares. Il faut savoir les cueillir et parfois, les cultiver.

Pour quiconque y dépose le pied une première fois, il y a aura sûrement un «Ah!» d’allégresse après un si long voyage en avion tout aussi rapidement suivi d’un «Ahhh!» de bonheur au réconfort de la chaleur. Puis d’un autre «Ahhhhhh!» rassuré par la prise d’un transport (climatisé, déjà) vers le lieu d’hébergement.

Lors d’une première sortie, il y aura beaucoup de «Oh!» devant le nouveau, devant l’inusité, devant l’inattendu, devant le tumulte, devant la surcharge d’informations et de stimulations tout autant qu’aux incessants contacts causés par cette surpopulation plus qu’active.

Puis, aux premiers réels efforts de communication, il y aura ces «Hein?» que l’oreille portera instinctivement à la bouche devant cet accent hindo-british (ou bengali british) aux tournures polies des années royales. Habituellement, le décodeur universel à la base du cerveau s’ajuste vers le troisième jour… Tika!

Quant aux «Oufs!», il y en a deux sortes essentiellement: il y a les «Oufs!» de la circulation (le chien ne s’est pas fait écrasé, mieux encore, comme la circulation est à l’envers et que vous êtes tout mêlé, vous l’avez échappé belle), et il y a les «Oufs!» de fin de journée lorsque le corps, enfin, se dépose à l’horizontale soit épuisé, soit contrit, soit en trop plein et sûrement pas indifférent. 

Tiens, s’il y a une chose (ou un mot) qui n’existe pas en Inde, c’est l’indifférence. Vous n’avez qu’à visiter les sites qui parlent du Syndrome indien pour en saisir la portée.

 

Finalement, les «Bip, biiiiiiiiiiiip!» qui retentissent 24 heures par jour. En fait, en Inde, comme dans plusieurs autres pays, la circulation se fait à l’oreille; on rentre les rétroviseurs et on klaxonne pour indiquer la position, pour indiquer l’intention ou pour avertir, mais chose certaine, on klaxonne!

Et le Code de la route pousse la politesse à vous inciter à klaxonner, car c’est écrit en toutes lettres sur les pare-chocs arrière de la plupart des véhicules: «Horn Please!». Alors, en fin de journée, allongé enfin sur un lit douillet… «Bip, biiiiiiiiiiiip!». Beaux rêves.

Mais au-delà de ces onomatopées, il y a des constantes
Une des premières constantes à saisir est, vous le devinez, sonore: «Chai, pani! Chai, pani!». Une litanie persistante dans les trains. Aussi bien décoder rapidement, car ils sont vos deux amis de survie: Chai, le thé; en fait un thé noir avec lait bouilli et aromatisé. Pani, de l’eau, et de l’eau vous devez en boire en Inde à cause de la chaleur et l’humidité.

Deuxième constante et autre mot que vous allez rapidement saisir, souvent avec une petite main (souvent plusieurs petites mains) qui se pointe devant vous: «Rupee!». 

La roupie est la monnaie nationale et là, il y a quelqu’un qui vous sollicite. En fait, la sollicitation est passée à l’art extrême en Inde et vous aurez à composer avec cela assez rapidement. Attention aux cœurs sensibles et aux grandes âmes.

Ceci dit, la constante la plus intéressante vient du fait que l’Inde est généreuse
Elle est généreuse d’histoires, de rituels, de croyances, de célébrations, de crémations et de création. Elle est généreuse en couleurs, en odeurs, en saveurs et en surprises de toutes sortes pour les sens. Elle est généreuse d’une flore et d’une faune riche et diversifiée (parfois en danger) et de paysages d’inclusion à ces vies tout aussi éclatées que colorées et luxuriantes par endroit, ou désertiques ailleurs. Elle est aussi généreuse de ses endroits de cultes, de temples et de recueillement tout en étant tolérante à toutes ces manifestations de la spiritualité. Elle est accueillante, serviable, intéressée et curieuse… vous ne passerez pas inaperçu.

L’Inde est également généreuse de ses gens de foi tout autant que ses maitres. Parfois, ces maitres sont d’une jeunesse déroutante… comme ce jeune moine tibétain venu vous bénir au passage ou cette jeune fille qui vous invite à ne pas tout lui donner vos biscuits afin de pouvoir en offrir aux autres enfants; l’Inde, à qui sait écouter, est tout aussi féroce de contrastes que nuancée de messages subtils.

Ah oui, comme en Inde «tout est possible», une dernière constante: le défi!

L’Inde est un défi en soi pour nos sens, pour nos croyances, pour nos habitudes, pour notre rythme, pour notre sens social, pour nos préconçus, pour nos manières de transiger, pour nos petites manies, pour nos insécurités, pour notre sens du riche et du pauvre, pour notre foi, pour notre sens de l’équité et, enfin, bref, pour notre peur occidentale de la mort…

En ce sens, l’Inde est un cri du cœur pour la vie
Et en revenir indifférent est tout aussi impossible que ne pas vouloir y retourner. Si l’Inde arrive dans votre vie, si cet article se défile devant vos yeux, c’est qu’il y a un appel.

Allez-vous oser y répondre?
Namasté!

 

Source
Spiritours, (514) 374-7965, (866) 331-7965,
www.spiritours.com


Prochain voyage en Inde du Nord:
13 au 28 octobre 2013, avec Guy J. Giguère  

 





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