Accueil   Recherche   

english


Rencontre

Le 11 avril 2013 - 14:44  | Cassandra poirier | Photos: Richard Bernardin
Outils

Maripier Morin, une femme hardie

Maripier Morin, une femme hardie

D’un produit de la télé-réalité à une véritable chroniqueuse télé, Maripier Morin a frayé son chemin pour faire ce qu’elle a toujours désiré. Aujourd’hui, elle prend ses marques sur les ondes de V avec son assurance et sa touche bien à elle. Rencontre avec une femme d’ambition.  

 

Quand je joins Maripier Morin par téléphone,  je ne m’adresse plus à la gamine quelque peu immature que l’on a connue dans une fameuse télé-réalité il y a de ça quelques années, alors qu’elle avait à peine la vingtaine.  Au bout du fil, je parle à une femme qui a du cran, qui sait ce qu’elle veut et qui fait tout pour l’obtenir.  Elle en a fait du chemin la Maripier  ! Aujourd’hui, elle court les tapis rouges pour interviewer les plus grandes stars et prend de plus en plus sa place dans le champ télévisuel sur la chaine V.  Le personnage d’Occupation Double a laissé place à la femme ambitieuse, talentueuse, toujours aussi séduisante et oui, disons-le, attachante! «C’est assez spécial parce que durant l’émission, les gens me détestaient ou bien ils aimaient me détester.  Ma performance à OD, on s’entend j’y suis pour un peu, mais le montage y est aussi pour beaucoup.  Le personnage que la production a créé a dérangé et je suis devenue l’une des personnes les plus médiatisées à ma sortie, explique Maripier.  Je pense que la raison pour laquelle je suis encore dans le paysage télévisuel en ce moment est que j’ai créé une émotion chez les gens.  La pire chose que tu puisses faire en télé, c’est de laisser indifférent», ajoute Maripier. Même si elle ne voyait pas en Occupation Double une porte d’entrée pour faire de la télé son métier, c’est tout de même ce qui l’aura lancée.  

Toute jeune, Maripier rêve de devenir journaliste ou chroniqueuse culturelle. Malgré cela, elle décide de faire son chemin dans le domaine de la mode,  son second rêve qui lui parait plus accessible. «Il y a tellement de gens qui rêvent de faire de la télé, tellement d’appelés et peu d’élus que je me disais à ce moment-là, pourquoi moi plus qu’une autre? Je n’ai donc même pas fait mes études dans ce domaine, me disant que c’était peine perdue et que j’allais perdre mon temps  », raconte Maripier.  Décidément, la vie en aura vite décidé autrement.   

Aujourd’hui, on peut la voir sur les ondes de V,  notamment à District V,  un magazine artistique, où elle couvre certains événements et part interviewer les plus grandes stars, et elle le fait bien! Son rêve de jeune fille semble bien avoir été réalisé. «District V, c’est mon bonbon  ! C’est mon rêve depuis que je suis jeune et que j’écoutais Flash ou Star système.  Je me disais qu’un jour j’allais faire ça, courir les tapis rouges et interviewer les stars internationales.  Et là, il faut que je me pince! J’étais à Toronto en train d’interviewer Keira Nightly,  à Los Angeles devant Bradley Coper,  je ne peux pas le croire des fois», s’exclame-t-elle.  Si District V est un peu le nanane de Maripier, l’émission matinale de la chaine, Ça commence bien!, elle la considère un peu comme étant son école. Bon, une école où elle trouve évidemment énormément de plaisir avec toute l’équipe qui l’entoure.  «Faire trois heures de “live” par jour, tu ne peux pas avoir meilleure école.  Il y a des matins où c’est une catastrophe de A à Z.  Quand la journée est finie,  le lendemain on recommence à zéro.  Tous les jours, c’est un nouveau combat où j’apprends avec une équipe extraordinaire.  C’est une ambiance complètement différente de District V.  Quand tu fais du direct, tu n’as pas de parachute, mais il n’y a rien qui accote ce “feeling”»,  raconte la jeune femme déterminée.  

Avant d’atterrir à V,  Maripier a fait ses premiers vrais pas à la télévision sur les ondes de TVA à l’émission le Banquier qui a complètement transformé l’image que l’on connaissait d’elle.  Vous la voyez tenir la valise numéro 6 avec son grand sourire et ses jolies tenues? Ce projet, c’est sa plus grande chance,  estime la jeune chroniqueuse. «Le banquier est le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie parce qu’on m’a donné la chance de redorer mon image après OD.  On était un peu comme les porte-bonheur des concurrents, donc c’était une image très positive.  À partir de ce moment-là, de rentrer dans le salon des Québécois tous les dimanches,  avec des milliers de personnes qui regardent,  ça m’a donné une visibilité incroyable et les téléspectateurs m’ont vue sous un autre jour», explique Maripier après avoir pris un certain recul.  

Mais alors, qu’est-ce qui a changé chez Maripier Morin depuis ses débuts à la télé? «J’ai pris de la maturité un peu,  mais pas beaucoup,  répond-elle en rigolant.  Je suis peut-être un peu moins naïve qu’à l’époque,  mais je ne veux pas devenir désabusée non plus,  ce n’est pas dans ma personnalité.  J’aime m’émerveiller des choses,  et ça,  je veux le faire toute ma vie.  J’ai pris en maturité aussi… En tout cas, je l’espère parce que c’était un peu une catastrophe quand j’ai fait Occupation Double!» 

En plus de la voir à la télé, on peut aussi voir Maripier au bras du nouvel ailier gauche des Canadiens de Montréal, Brandon Prust depuis maintenant trois ans. Ironie, Maripier a regardé son premier vrai match de hockey à l’âge de 23 ans! «Je viens de deux parents qui n’ont jamais regardé le hockey.  J’ai commencé à m’y intéresser quand j’ai déménagé à Montréal.  Par la force des choses, en sortant avec Brandon,  j’ai appris à aimer ça.  J’embarque et c’est vrai que je suis rendue un peu excessive comme fan», dit-elle avec fierté. 

Petit train va loin,  Maripier a roulé sa bosse pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui,  une femme talentueuse et ambitieuse qui a certes toujours son petit caractère,  mais qui a su aussi acquérir de la maturité. «D’ici cinq ans,  j’aimerais avoir mon “show”. Quoi exactement? Ce n’est pas clair. Dans un monde idéal, j’aimerais mixer ma passion pour la mode et celle pour les communications. » Quoi qu’il en soit, petit train continue son chemin, et qui sait où il s’arrêtera… 

Invité Maripier Morin, Photographe Richard Bernardin, Stylisme Patrick Vimbor,
Coordination mode Martin Boucher, Mise en beauté Jessica Lablanche  utilise les ­cosmétiques Tom Ford
et les produits capillaires TRESsemé, Assistante photo Marie-Hélène Rainville.
Merci à l’équipe de l’hôtel St-James pour sa précieuse collaboration.





 Article précédent  Retour  Article suivant


AUSSI À LIRE

Glenn Miller, l'homme dans l'ombre
Koriass, de plume et d'aplomb
5 choses à savoir sur Andrei Markov
Thomas Beaudoin, Artiste sans équivoque
Jean-François Breau se confie à Homme




PARTENAIRES