Accueil   Recherche   

english


Rencontre

Le 23 octobre 2012 - 15:51  | Par: Cassandra Poirier | Photos: Pierre Manning
Outils

Sébastien Diaz, La culture du petit écran

Sébastien Diaz, La culture du petit écran

Il est cool et branché, avec une petite teinte d’humour. Il est grand et mince à l’allure un peu anglaise. Et lorsqu’il est question de culture, il sait de quoi il parle! Gagnant de deux prix Gémeaux en 2012 grâce à son émission Voir diffusée sur Télé-Québec, Sébastien Diaz a su tailler sa place devant… et derrière la caméra! 

«Je suis très heureux qu’on ait remporté le Gémeaux de meilleure réalisation, parce qu’en fait, personne ne sait que je réalise. J’ai même commencé à travailler en tant que réalisateur, car j’ai étudié en cinéma. Et de gagner ce prix, c’est une grande fierté, d’autant plus qu’on met énormément de temps dans cette émission-là», lance Sébastien Diaz. Avant d’atterrir à l’émission Voir qui a débuté il y a quatre ans déjà, il fait ses premiers pas à la télévision en tant que reporter, mais surtout réalisateur de l’émission Sucré Salé présentée sur les ondes de TVA. Il participera plus tard à l’émission Star Système, où il part seul avec sa caméra et filme lui-même ses animations. «Je rêvais de faire la Course destination monde. C’est en partie cela qui m’a donné le gout de faire de la télé, car les gens partaient avec leur caméra! À Voir, je réalise une partie des reportages, je fais aussi souvent l’une des deux caméras, je monte les images chez moi donc, j’ai toujours fait un peu de tout, explique-t-il. Ça donne un produit qui me ressemble. J’aime aussi avoir un peu de contrôle (je suis peut-être un peu control-freak), mais je pense que c’est ça qui donne ma touche spéciale!» Le jeune animateur et réalisateur a également travaillé en tant que journaliste pour diverses publications comme l’Actualité, le Magazine 7 jours ou encore le Nightlife Magazine. Et n’oublions pas son passage en tant que recherchiste à l’émission de télévision Deux filles le matin

Habit, gilet, chemise et cravate le tout: Tiger of Sweden 799$, 249$, 139$ et 98$

Son impressionnant parcours fait maintenant de lui une personnalité bien ancrée dans le monde de la télé. On le reconnaît à son allure cool et décontractée, son sens de l’humour, et sa passion de son métier qui crève l’écran. «Je dis toujours que je suis chanceux, car mon boulot c’est mon passe-temps! Je suis payé pour aller voir des spectacles, aller au théâtre, voir des films, acheter des disques… c’est le pire travail», lance-t-il avec humour.  Mais attention, le jeune bosseur ne chôme pas pour autant avec un projet qui n’attend pas l’autre.  

Il y a trois ans, Sébastien Diaz lançait Kitsch Montréal (les 100 lieux les plus kitsch en ville). «Quand j’étais jeune, je rêvais de devenir écrivain. J’avais même commencé un roman, une histoire d’aventures qui se déroulaient à l’époque de la découverte de l’Amérique. J’étais en cinquième année, je pense. J’ai écrit environ une cinquantaine de pages. J’étais bien excité, mais de savoir qu’un jour j’allais vraiment écrire un livre, c’est un accomplissement.» Et comment dire! L’ouvrage assez original, un peu à l’image de celui qui l’a écrit, a connu un réel succès. «J’étais certain que cinq de mes amis allaient l’acheter pour me faire plaisir, mais non, finalement il a vraiment fait son chemin. C’est la première fois que je faisais une tournée de promotion pour quelque chose. J’ai fait je ne sais combien d’entrevues, et on m’en parle encore! Et en faisant ces entrevues, on m’a présenté comme auteur! Journaliste oui, mais auteur… C’est à ce moment que j’ai compris que tout était possible.» D’ailleurs, Sébastien Diaz (l’auteur) devrait réitérer l’expérience avec un nouveau projet sur sa table de travail. Sans vouloir tout dévoiler, il s’agira d’un livre portant sur la musique et ses passionnés. Mais connaissant l’originalité de ses projets, parions que ce livre nous surprendra autant que le premier.   

Veston et pantalon: Tiger of Sweden 529$ et 229$ | Chemise Gant chez Simons: 135$ | Noeud Blick chez Simons: 135$ | Bottillons Luca Del Forté chez Browns : 298$ | Lunette Perso 

L’homme à tout faire
Journaliste, auteur, réalisateur, animateur; que manquerait-il à cette liste? Musicien? Pourquoi pas! Depuis deux ans, Sébastien Diaz compose également des pièces musicales que vous avez sans doute pu entendre à l’émission Voir, sans même le savoir. Une quarantaine de compositions agrémentent le fond sonore de ses reportages. «En faisant mes montages, j’en incorporais quelques pièces, incognito. Ensuite au bureau on me disait “c’est bon cette musique-là, on ne la connaît pas!”… C’est nouveau, mais j’aimerais bien pousser ça à un moment donné et faire plus de musique. J’ai vraiment tripé! C’est un bel univers», nous raconte-t-il. D’ailleurs, en 2008, l’amateur de musique devient critique de disques à l’émission présentée par Anne-Marie Withenshaw à Musique Plus, État Critique. «En ce moment j’écoute la musique de Louis-Jean Cormier, de Karkwa qui a sorti son premier album solo. C’est ma musique de l’automne. Il commence à être pas mal magané dans mon char!» Mais celui qui n’hésite pas à se qualifier de «nerd» nous avoue avoir un certain penchant pour… les trames sonores de films d’horreur des années 70 et 80! «J’en suis maniaque! Je me suis commandé sur Internet la musique du film Halloween 3! C’est un disque avec des claviers analogues des années 1980. Je suis même en train de faire des recherches pour savoir ce qu’ils ont utilisé pour faire telle et telle pièce. C’est peut-être mon petit côté intello qui ressort», plaisante-t-il.       

Sébastien Diaz a eu l’occasion de rencontrer énormément de personnalités au cours de sa jeune carrière, qu’elles soient stars hollywoodiennes, issues du monde de la politique ou artistes, et c’est d’ailleurs l’une des facettes du métier qu’il préfère. «À Voir, nous avons rencontré Jean-Claude Van Damme. Comme tous les petits gars dans les années 80, j’ai grandi avec ses films. J’ai même fait du karaté pendant huit ans à cause de Karaté kid! Quand je l’ai rencontré, j’ai ressorti mon karaté et je lui ai demandé de me donner une leçon. Il m’a même frappé dans le ventre! C’était un grand moment!» D’autres entrevues resteront également gravées dans sa mémoire comme son entrevue avec Catherine Deneuve qui s’est avérée être une véritable partie de ping-pong ou encore celle avec Javier Bardem qui l’envoya carrément promener… «J’aime quand ça devient un réel échange. Avec Voir, on se rend dans la bulle de création des artistes. On est sur place donc ils sont dans le bain et déjà, ils se laissent un peu plus aller. Ça devient une rencontre incroyable quand ils s’ouvrent vraiment.  »   

Invité Sébastien Diaz, Photographe Pierre Manning, Stylisme Martin Boucher, Mise en beauté Félicie Hubert avec les produit Lancôme et TRESemmé, Ass photo Chuck Auger.

Veston Tiger of Sweden: 549$ | Chemise Tristan: 69$ | Cravate Simons: 68$

 

 





 Article précédent  Retour  Article suivant


AUSSI À LIRE

Glenn Miller, l'homme dans l'ombre
Koriass, de plume et d'aplomb
5 choses à savoir sur Andrei Markov
Thomas Beaudoin, Artiste sans équivoque
Jean-François Breau se confie à Homme




PARTENAIRES