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Le 22 octobre 2012 - 15:49  | Par: Denis Duquet Photos : Porsche du Canada
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La théorie de l'évolution

La théorie de l'évolution

Porsche est un constructeur qui applique la théorie des petits pas. En effet, aucune transformation majeure lors du renouvellement d’un modèle, rien qu'une accumulation de modifications jugées importantes et essentielles. Et chaque fois, on se fait prendre, en regardant le véhicule au premier coup d'œil, on se dit : rien n'a été changé. Mais dès qu'on s'approche, on remarque d'abord les petites retouches esthétiques qui sont beaucoup plus importantes qu'il n'y paraissait de loin. Les formes ont évolué, se sont raffinées, de sorte que le véhicule est entièrement nouveau tout en ressemblant d'assez près à celui qu'il remplace. On vient d'exécuter ce tour de passe-passe pour la 911 et c'est maintenant au tour de la Boxster de subir le même sort.

Cette dernière a été dévoilée en primeur mondiale au Salon de l'auto de Genève et quelques heures après, j'ai eu l'opportunité d’en prendre le volant.

Esthétique et mathématique
Même si ce modèle est commercialisé depuis plus d'une quinzaine d'années, ce roadster à moteur central a toujours conservé une silhouette de bon ton. Inspirée de la légendaire 550, ce fut la première Porsche depuis ce dernier modèle à être conçue pour être essentiellement un roadster. Sa -silhouette inspirée du passé a toujours eu bonne presse. Mais au cours des dernières années, ses rondeurs lui donnaient un petit air vieillot. Cette fois-ci, les stylistes ont sorti leur crayon créatif et redonné un peu plus de punch visuel à la carrosserie. La partie avant a été révisée et le changement le plus visible est les feux de route superposés qui sont inspirés des voitures de course de la marque des années 60. En plus, les prises d’air à l'avant sont plus grosses et plus évidentes. Quant à la prise d'air latérale, elle est plus importante que précédemment. Mais ce qui donne ce petit quelque chose de spécial à cette nouvelle venue, c’est le dessus des ailes en forme d'arêtes. Tout comme l'aileron arrière qui a été redessiné et qui intègre les feux arrière. C'est plus moderne, plus dynamique. De plus, les stylistes ont fait appel à des roues de plus grande dimension afin de dynamiser le style de cette voiture.

Voilà pour l'esthétique, passons aux mathématiques maintenant! En effet, voici quelques chiffres qui vous permettront de mieux comprendre les changements apportés à cette voiture. En tout premier lieu, il est important de savoir que la plate-forme est toute nouvelle. Ce qui a permis d'augmenter l’empattement de 60 millimètres, alors que la voie a été élargie de 40 millimètres à l’avant et 18 millimètres à l’arrière, si bien que les roues affleurent la carrosserie. Et afin d’abaisser la voiture de 13 millimètres, le pare-brise a été avancé d’environ 100 millimètres et incliné plus fortement. La carrosserie est demeurée sensiblement de même longueur car elle n’a été allongée que de 32 millimètres. Par ailleurs, les porte-à-faux ont été raccourcis. De série, la Boxster évolue sur des roues de 18 pouces, la Boxster S, quant à elle, chausse des roues de 19 pouces mais des jantes de 20 pouces sont disponibles en option.

Les moteurs: encore et toujours
Le cœur de toute voiture de sport, c'est son moteur. La voiture a beau être racée et élégante, si la motorisation n'est pas à la hauteur, ce sera un échec cuisant. Compte tenu des succès de la marque, on est en droit de conclure que la motorisation conçue par les des ingénieurs de Stuttgart fait partie de ce qui se fait de mieux en la matière. Le moteur de la Boxster voit sa cylindrée réduite à 2,7 litres, soit 0,2 litre de moins que sur le modèle précédent. Pourtant, la puissance connaît une augmentation de 10 chevaux. Cette hausse s'explique en partie par la nouvelle chambre de combustion adaptée au système d’injection directe d’essence. En plus, la consommation de carburant est réduite de 15,4 %. La version S est la plus puissante des deux. Son moteur six cylindres à plat voit sa puissance passer à 315 chevaux, un gain de 10 chevaux alors que la consommation est réduite de 14 %. Encore là, l'injection directe de carburant explique la chose.

Tous les modèles Boxster sont munis de série d’une boîte manuelle à six rapports. Chez Porsche, on admet avoir conservé cette transmission afin d'éviter les augmentations de coûts et de garder le poids à un niveau minimal. En option, la boîte automatique à double embrayage Porsche Doppelkupplung (PDK) à sept rapports a été revue et améliorée. Cette transmission facilite les dépassements: une vigoureuse pression sur l’accélérateur actionne alors le rapport le plus bas possible pour réduire au maximum la durée du dépassement. En plus, lors de freinages soutenus, cette boîte rétrograde plus rapidement à des régimes plus élevés et avec un coup d’accélérateur appelé blip dans le jargon automobile. 

Les deux motorisations sont également équipées du dispositif Stop-Start qui coupe le moteur à l’arrêt et le relance lorsqu’on accélère.

Superbe routière 
Un jour, un pilote automobile qui faisait l’essai de ce modèle sur une piste d'essai a décrit la tenue de route de la Boxster comme ayant la précision d’un scalpel. Légère et maniable, cette Porsche offrait un agrément de conduite superlatif. Il aurait été surprenant que la nouvelle version nous déçoive à ce chapitre: grâce à la multitude de raffinements, d'améliorations et de retouches, nous nous retrouvons au volant d'une voiture encore plus dynamique, plus précise et dont l'agrément de conduite a été relevé d'un cran. La route sélectionnée par les organisateurs de la présenwtation de la Boxster était composée de certains tronçons du Rallye de Monte-Carlo. Inutile de vous dire que c'était parsemé de courbes à n'en plus finir. Souffrant facilement du «mal du mouvement», ce n'est pas mon type de terrain de prédilection... Mais, c'était vraiment essentiel pour découvrir les qualités routières de cette voiture qui se comporte avec assurance, et ce, peu importe les conditions de la route. Elle accélère avec limpidité, effectue des dépassements à la vitesse de l'éclair et son freinage est précis et fort progressif. De plus, mon compagnon de route la conduite avec vigueur, et jamais celle-ci n'a été prise en défaut. Et encore, s'il avait voulu pousser davantage, la Boxster serait demeurée toujours aussi imperturbable.

Il faut également ajouter que la position de conduite est impeccable et que le volant se prend fort bien en main. Comme le veut la coutume de ce constructeur, le cadran principal est le compte-tours bien placé au centre de la nacelle des instruments. La boîte de vitesses manuelle est d'une grande précision et la course de son levier de sélection est courte, rapide et précise. De plus, l'embrayage fort progressif est un plaisir à utiliser. Aussi, la transmission à double embrayage PDK est d'une efficacité démoniaque et elle permet même des temps d'accélération plus rapides qu'avec la boîte manuelle.

Avec sa silhouette révisée, son toit souple étanche comme pas un qui se replie en quelques secondes et son comportement routier fort inspirant, cette nouvelle génération de la Boxster aura certainement beaucoup de succès.





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