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Voyage

Le 17 octobre 2012 - 12:48  | Par: Frédéric Couture | Photos: Nadine Savard
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Le paradis ou presque!

Le paradis ou presque!

La Grèce n’était pas sur ma liste «top 10». Elle était plutôt lointaine et peu inspirante à mes yeux. Je la voyais polluée, trop humide, embouteillée, noire de monde et trop chère. Heureusement, ma perception de ce coin de paradis était complètement à côté de la «track» et mes préjugés étaient disproportionnés par rapport à la réalité. 

Un voyage de cette nature est généralement planifié longtemps à l’avance. Par contre, de nos jours, avec la magie du web, il est possible de se planifier en quelques secondes une escapade de dernière minute à l’autre bout de monde, car, pour moi, 10 heures de vol, c’est loin! Les billets d’avion n’étant pas trop chers et à la portée de la main (ou plutôt de la souris), je n’ai pas hésité une seconde pour sortir ma carte VISA et pour vivre intensément, sans argent, tout en effectuant quelques recherches pour les dodos à venir. Comme la Grèce vit présentement des moments difficiles sur le plan économique, l’occasion était vraiment bonne pour réussir à dénicher quelques aubaines.

De mon point de vue de néophyte, il y a deux choses essentielles à faire en Grèce. Visiter d’abord Athènes et, ensuite, fréquenter l’oubli dans l’une des 227 îles qui composent l’archipel. Nous avons choisi Santorini. Pourquoi? Je ne le savais pas au moment de le faire. 

Athènes
Comme nous avions seulement huit jours prévus à notre horaire et que nous étions à la dernière minute pour la planification de notre voyage, il nous paraissait évident qu’il fallait au moins visiter Athènes et en profiter au maximum. Lieu mythique de notre culture occidentale, la ville est un passage obligé, mais, par contre, quelque peu décevante à certains égards. Actuellement, les grues gigantesques sont partout, les ruines sont en cours de restauration majeure et le paysage en souffre. Par contre, c’est un endroit très impressionnant. Pour un trajet qui en vaut la peine, je recommande fortement les bus à deux étages (pour 18 euros). Ils permettent de bien apprécier toute la symbolique de l’histoire qui vous entoure, et ce, dans un délai assez rapide. 

Côté soleil, Athènes ne s’en laisse pas imposer. Plusieurs plages publiques et privées sont à votre disposition et sont très facilement accessibles par les moyens publics de transport. La ville dispose d’ailleurs de quatre services très efficaces: le tram, le bus, le métro et le «suburban railway». Côté bouffe, il y a aussi moyen de s’arrêter à plusieurs excellents restaurants typiquement grecs. Il suffit de faire un arrêt à Syntagma Square et d’emprunter la rue piétonnière, là où les boutiques et les restos vous attendent. Bref, après coup, je suis d’avis qu’Athènes est une ville qu’il faut absolument visiter, mais je vous recommande une escapade de 48 heures, tout au plus.

Santorini   
Astérix et Obélix en rêvaient. Je comprends maintenant pourquoi. Je n’avais jamais pensé qu’il était possible de vivre de pareils moments dans une vie. C’était le paradis, ni plus ni moins. S’il y a une seule île grecque à voir dans une vie, c’est Santorini. Je suis tellement satisfait de mon séjour dans cette île que je n’ai même pas besoin de voir les autres îles pour vous la recommander par-dessus tout!

Avec ses vues imprenables sur la Caldera, cette île est un endroit rêvé pour une escapade romantique en excellente compagnie. Que ce soit dans la ville de Fira, d’Oia ou d’Imerovigli, chaque lieu renferme ce petit quelque chose de magique qui fait qu’on en redemande. Les plages de sable volcanique, rouge ou noir, nous donnent l’impression que, dans cette île, le temps s’est arrêté.  

Afin de profiter de l’île au maximum, nous avons loué un VTT pour une durée de deux jours. Pour un homme, c’est probablement un des plus beaux «trips» à faire dans une vie. Il est aussi possible de faire le tour de l’île en scooter, en moto ou en auto. Le terme que j’utiliserais pour décrire mon expérience, c’est liberté. Une liberté sans casque, en plus. Ce n’est pas absolument conseillé, mais bon! Je me sentais comme un petit gars. Avec ma délicieuse copine, nous avons été en mesure de ratisser Santorini dans les moindres recoins. Que ce soit à la plage, en ville ou sur une terrasse à siroter une bière grecque, la Mythos, tout était parfait. Partout, des paysages à couper le souffle. Imaginez ces routes pratiquement désertes… Une sensation incroyable de liberté.

Il y a deux moyens de se rendre à Santorini: l’avion, car il existe maintenant des vols directs pour l’île, et le ferry, qui représente une excursion de plus ou moins cinq heures. Nous avons choisi le bateau. C’était bien, mais je crois qu’il est préférable de prendre l’avion, pour gagner du temps. Par contre, je vous dirais que l’arrivée au port vaut le détour. C’est comme la fin du monde: on ouvre les portes du ferry et, voilà, une marée humaine se déchaîne et le chaos s’installe pendant un bon moment. Le temps pour tout un chacun de trouver son moyen de transport. 

Du blanc, du bleu et des courbes
Sur l’île de Santorini, le blanc et le bleu font partie intégrante du paysage grec. C’est typique de l’endroit. Le coucher de soleil est aussi incroyable. C’est un spectacle à ne pas manquer. On s’installe sur notre balcon surplombant le volcan et on regarde ce que les mots ne peuvent décrire. Les restos sont très sympathiques, surtout La Maison, que nous avons adorée. Par ailleurs, le coût de la vie y est généralement assez élevé, mais avec un peu de chance et un esprit de négociation, vous êtes en mesure d’apprécier votre voyage sans y casser votre cochon. 

Ah, j’oubliais les femmes! J’ai eu droit pendant mon séjour à démonstration de ce que je qualifierais de défilé de mode assez exceptionnel. Très tendance, la femme grecque de Santorini aime être regardée. Lunettes chromées, tans incroyables, mini-jupes qui raccourcissent à perte de vue…  Il n’y pas une journée ou même une heure où les splendeurs de la femme grecque n’étaient pas au rendez-vous. Pour l’œil, ça en valait le coup.

Un arrêt au dépanneur
Départ obligé, avec en prime un petit pincement au cœur. Le retour s’annonçait long et pénible. Pourquoi? Parce nous devions nous arrêter au «dépanneur» de Goose Bay, au Labrador, sur le chemin du retour. Vous avez bien compris, une escale stimulante! Je peux vous dire que lorsque le pilote vous annonce, au départ, qu’il est possible que nous ayons une panne d’essence en plein vol, du déjà vu pour certain, il fait passer parmi les passagers un petit frisson d’inquiétude. Donc, après une heure de vol, le pilote nous annonce qu’à cause des vents, nous allions devoir faire un «pit stop» de 20 minutes pour faire le plein. L’arrêt fut très rapide et efficace. Comme dans une course de Nascar, nous sommes retournés en piste pour le décollage après un arrêt à côté d’une pompe à essence, près d’un dépanneur, littéralement. Un lieu presque aussi désert que les escarpements de Santorini, les femmes, les plages et le soleil en moins!

Au final, la Grèce aura été pour moi un moment clef dans ma vie. J’ai eu la chance d’y refaire le plein d’énergie et d’idées. Le calme et la tranquillité de Santorini en font une destination fascinante. J’y retournerai un jour, c’est évident. Et je tenterai peut-être même d’y rester pour un long séjour. 





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