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Rencontre

Le 16 octobre 2012 - 13:23  | Par: Jean François Boily | Photographie : Jean-François Brière
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Un champion comme vous et moi

Un champion comme vous et moi

Comment se prépare-t-on pour aller rencontrer un champion de poker? Jonathan Duhamel serait-il en mesure de lire mon NIP et mon numéro d’assurance sociale directement dans ma tête, pour ainsi faire la démonstration des capacités extraordinaires de son cerveau? Un jeune homme de 23 ans qui remporte près de 9 millions de dollars au plus prestigieux tournoi de poker de la planète doit bien avoir quelque chose que les autres humains normaux ne possèdent pas? Nous avons tenté de percer le mystère. 

J’avais proposé à Jonathan Duhamel une rencontre au casino, question de m’imbiber de l’aura du personnage. À l’arrivée, un valet s’est occupé de ma voiture, pour me faire me sentir comme un roi. À l’intérieur, de grandes affiches de Jonathan Duhamel étaient suspendues à l’entrée du salon de poker, où nous avions rendez-vous. Il y avait une légère cohue autour du champion. Aux tables de jeu, plusieurs joueurs de tous âges se retournaient et observaient le champion à la dérobée, avec un air inquisiteur teinté de curiosité et d’intimidation. L’as était dans la place.

Deux ou trois connaissances, de jeunes joueurs eux aussi, sont alors venus saluer chaudement Duhamel. Ils tenaient à le féliciter pour sa grande victoire au Main Event WSOP 2010 – les World Series of Poker – tenues à Las Vegas en novembre dernier. Ils voulaient aussi prendre des nouvelles plus récentes du champion, qui, depuis qu’il s’est couvert de gloire dans la capitale mondiale du jeu, n’a plus beaucoup de temps libre pour lui, et encore moins pour frayer avec la petite communauté québécoise du poker, un milieu qu’on dit tissé serré. Après une brève allocution au micro, pour saluer les joueurs présents au casino, Duhamel a continué à distribuer les salutations et les poignées de mains ici et là, l’air sincèrement heureux de rencontrer ses fans. 

D’entrée de jeu, on se rend compte que Jonathan Duhamel s’amuse beaucoup dans son nouveau rôle de célébrité. «J’espère qu’il s’amuse!» rétorqueront peut-être certains, un trémolo de jalousie dans la voix, en faisant implicitement référence aux 8944310$ que le champion de 23 ans a remporté au casino Rio All Suite de Las Vegas, le 8 novembre dernier. Ce faisant, il devenait le premier champion canadien depuis la création du Main Event WSOP, en 1971. Il s’agit d’un tournoi de poker Texas Hold’em – où les mises sont illimitées – qui ne cesse de gagner en popularité et dont les bourses versées aux gagnants dépassent le million de dollars depuis 1991. 

Mais, par-delà l’argent, Duhamel est animé d’une réelle passion pour son «sport». D’un naturel franc et ouvert – tout le contraire du bluffeur calculateur qu’il devient quand il enfile son chandail kangourou Poker Stars –, il va au devant de ses partisans pour leur retourner les bons mots qu’il reçoit. Un bon petit gars de Boucherville, pourrait-on dire! Et généreux, en plus, comme en fait foi le don de 100000$ que Jonathan, à la suite de sa victoire à Las Vegas, a effectué à la Fondation des Canadiens de Montréal pour l’enfance C’est tout à son honneur.

Les premières mains
D’aussi loin qu’il se souvienne, Duhamel possède une facilité naturelle avec les chiffres et le calcul mental. À l’école, les mathématiques sont la matière où il excelle sans effort. À l’adolescence, sans le savoir, il se familiarise avec le poker, un jeu qui allait devenir plus tard son mode de vie.

«À 15 ou 16 ans, j’ai commencé à jouer au poker avec des amis d’enfance, raconte Duhamel. On jouait dans une cuisine. On ne gageait même pas d’argent, c’était juste pour le plaisir. On a dû jouer à peu près tous les jours pendant au moins six mois. C’est par après que je me suis mis à jouer sur internet. Au début, je ne gagnais pas tant que ça, je dirais que c’était assez 50-50. Par contre, c’est en jouant avec mes amis que je me suis vraiment découvert une passion pour ce jeu-là.»

Tout en continuant de jouer de façon récréative, Duhamel complète son cégep et entreprend un bac en finance à l’université qu’il mettra en suspens après un an. «Dans le fond, j’ai réalisé que je n’étais vraiment pas sûr de ce que je voulais faire de ma vie. J’ai juste décidé de prendre une année sabbatique. Pour penser à mes affaires, penser à mon avenir. C’est sûr que pendant cette période-là, j’ai joué pas mal au poker, mais je jouais surtout récréatif, précise le champion.» 

Philippe Jetté connaît Duhamel depuis longtemps. Il fait partie de ce qu’on pourrait appeler la «clique du poker du 450», dont Duhamel est certainement devenu la tête d’affiche la plus connue. Avec son associé Yves Bouchard, Jetté est devenu l’agent de Jonathan en juillet dernier, quand ses succès dans la ronde préliminaire du tournoi WSOP et l’agitation médiatique qu’ils ont suscitée en ont fait naître le besoin.

«Quand j’ai commencé à jouer avec Jonathan, relate Philippe Jetté, on se rencontrait avec d’autres joueurs et on misait des petits lots. Il était très bon, mais de là à savoir qu’il avait de la graine de champion… Au poker, tu te révèles à la mesure de tes adversaires. C’est quand il s’est mis à rivaliser avec les très gros joueurs qu’on a vraiment pu voir son calibre. On a pu se rendre compte depuis que ce n’était pas un feu de paille.» 

Avant de se mesurer à l’élite, Jonathan Duhamel s’est fait la main en jouant sur internet. Il a ainsi pu amasser suffisamment d’argent pour tenter sa chance dans les «ligues majeures» du poker. En décembre 2008, à Prague, il s’inscrit dans un événement de l’European Poker Tour, «pour voir ce que ça donnerait». En terminant dixième, il vit réellement l’atmosphère d’un gros tournoi et en ressort avec 42000 euros en poche. «À la dernière table, avec toutes les caméras, c’était un thrill d’adrénaline incroyable, explique Duhamel. Tout était silencieux dans la salle, la tension était super grande, tout le monde était stressé. Dans l’avion, en revenant à Montréal, j’ai réalisé que c’était fou comme expérience. J’avais vraiment envie de faire juste ça pour, éventuellement, gagner ma vie avec passion du poker.»

Duhamel était accroc à la tension des gros tournois. Avec la valeur des mises sur la table, on peut comprendre. Duhamel choisit alors de prendre une autre sabbatique, pour voir où tout ça allait le mener. Le reste est de la petite histoire du poker en train de s’écrire – avec de l’encre de billets de banque! Duhamel a cumulé plus de 9300000$ depuis cette première percée parmi les «high rollers» en 2008. Évidemment, le fisc en gruge une bonne partie, mais on a certainement vu de la misère plus noire. 

Le tournoi des tournois 
C’est en 2010, cependant, que la richesse et la célébrité ont vraiment déboulé sur Duhamel comme des ours sur le miel. En juillet, il s’inscrit avec 7318 autres joueurs à la ronde préliminaire du Main Event WSOP 2010. Les frais d’inscription de 10000$ lui donnaient droit à 30000 jetons. Huit jours de jeu intensif plus tard, Duhamel possédait près de 66 millions de jetons et faisait partie des 9 finalistes. En tête du tournoi, il avait près de 20 millions de jetons d’avance sur son plus proche adversaire. Il était donc largement favori.

Comme la finale n’avait lieu que quatre mois plus tard – une particularité du tournoi – Duhamel s’est astreint à une discipline préparatoire. «Les matchs des rondes préliminaires étaient présentés sur ESPN. Je me suis donc forcé à regarder toutes les parties de tous les joueurs qui allaient être à la table finale. J’essayais d’avoir de l’information sur eux, pour identifier leur betting patterns. En parallèle, j’ai continué à jouer sur internet, sur 8 à 10 tables en même temps, comme je fais habituellement, pour voir des situations de jeu. Je voulais rester sharp, mais c’était important de ne pas trop jouer non plus… pas plus que 25-30 heures par semaine. Le reste du temps, j’avais de l’étude à faire sur les autres joueurs. Le but, c’était d’arriver là-bas avec la tête froide pour que, quoi qu’il arrive, je ne devienne pas impatient ou fâché, explique Duhamel.» 

C’était une excellente idée, car le début du tournoi s’est plutôt mal passé pour lui. «Pendant les premières heures du tournoi, j’ai perdu la moitié de mes jetons. C’était donc important de jouer théorique et méthodique, et le fait que je sois arrivé avec la tête reposée ma beaucoup aidé à ça, précise-t-il.»

Pour passer de neuf à deux joueurs, dans la ronde finale, il aura fallu quatorze heures. L’histoire ne dit pas si le règlement «antipuanteur» passé par la WSOP il y a deux ans a fait une différence autour de cette table. Au terme du match, les deux finalistes ont ensuite eu une journée de repos, avant de se mesurer dans un heads-up plutôt expéditif qui s’est conclu à l’avantage de Duhamel en moins de deux heures. «C’était fini, merci bonsoir!», blague le champion.

Les bruyants partisans montréalais qui s’étaient déplacés à Las Vegas étaient en liesse, au point de se faire chahuter par les Américains qui, la victoire leur ayant échappé, les trouvaient trop pro-Canada. «Ils nous ont offert une grande suite dans le Rio. On était une méchante gang sur le party, avec nos chandails des Canadiens sur le dos! Il y avait à peu près 150 partisans du Québec avec moi, dont ma sœur, mes parents, mes grands-parents, mes amis proches et la communauté de poker, aussi. Je me sentais top of the world… c’est quand même le plus gros tournoi au monde, confie Duhamel, avec toute la simplicité qui le rend si sympathique.»

«Poker face»
Depuis cette victoire qui l’a mis au centre du brouhaha médiatique et de la planète poker, l’horaire du champion est chargé. En janvier, il est officiellement devenu membre de l’équipe Poker Stars Pro, la plus grande «salle» de poker en ligne au monde, qui réunit des joueurs de partout s’affrontant sur différentes tables, où les mises et les styles de jeu varient en fonction des préférences des joueurs. Le site PokerStars.com est inscrit au livre des records pour avoir tenu le plus gros tournoi de l’histoire du poker en ligne et pour le plus grand nombre de joueurs simultanés. Il y avait 282483 joueurs sur le site au moment de rédiger ces lignes. Ce n’est pas de la petite bière. (À titre indicatif, parmi les initiés du poker en ligne, il y a ceux qui ne jurent que par Poker Stars et ceux qui ne vivent que pour Full Tilt Poker, un autre site de grande envergure, similaire, mais différent.) 

Au début du mois de février, Duhamel a montré que ses succès au Main Event WSOP n’étaient pas dus à la chance et qu’il est réellement un joueur déterminé, constamment en quête de victoires. À Deauville, il a remporté le tournoi High Roller à 10000 euros, organisé par l’European Poker Tour. Les observateurs ont encore une fois souligné son style de jeu. «On dit que j’ai un style de jeu agressif, que je vais bluffer souvent, que je prends des chances. Moi, je trouve que ce sont des chances contrôlées. Je dirais plutôt que je suis méthodique. Quand je prends un risque, il y a habituellement une bonne raison. Ce qui fait que j’ai un bon équilibre dans mon jeu, c’est que je laisse les autres dans l’inconnu. Ils n’ont jamais idée de ce que j’ai dans les mains.» L’impassibilité est la clef.

Une nouvelle vie 
Le succès s’accompagne évidemment de son lot de joies et la vie de Duhamel a changé considérablement. «Je ne deviendrai certainement pas prétentieux à cause de ce titre de champion là, précise-t-il toutefois. La famille et les amis, ça reste la même chose et j’essaie de ne pas changer mon quotidien. Je bois encore de la Molson Ex en écoutant mon hockey! C’est sûr qu’il faut maintenant que je voyage plus, pour les tournois. Mais, en général, les gens sont gentils et sont fiers. Depuis que j’ai gagné, je sais pas comment dire ça en étant politically correct… mais disons que je n’ai jamais été aussi beau et que la vie est plus facile dans tous les sens!»

Par contre, un autre côté un peu moins glorieux à tout à voir avec la testostérone, quand les «baucheux» veulent se mesurer au champion parce qu’il est le champion. «C’est sûr que l’orgueil, c’est quelque chose de gros dans le monde du poker. Il y a souvent des joueurs très riches qui veulent avoir le challenge de jouer contre le champion du monde et qui sont prêts à payer gros pour ça. Ou ça peut aussi être des joueurs qui se considèrent eux-mêmes comme les meilleurs au monde et qui veulent jouer contre toi, pour prouver que c’était de la chance si tu as gagné le tournoi. Il faut faire attention de pas trop embarquer là-dedans. Moi, j’essaie de rester bien simple dans tout ça, relativise Duhamel. De toute façon, tu ne les gagnes pas tous, les tournois!»

À preuve, en janvier, il a terminé 27e dans un tournoi «Super High Roller» aux Bahamas et il a dû encaisser une perte de 100000$, tout comme d’ailleurs Guy Laliberté, qui prenait place à ses côtés dans le tournoi.

«Je ne pense pas avoir d’aptitude particulière, à part peut-être une facilité avec les maths. C’est une combinaison de facteurs qui ont fait que j’ai gagné le WSOP 2010. J’ai bien joué, mais j’ai aussi été chanceux quand il fallait que je sois chanceux. J’étais à la bonne place au bon moment. C’est sûr qu’il y a une part de chance et une part de stratégie. À court terme, la chance prend beaucoup plus de place. Par contre, plus le temps de jeu s’allonge, plus les aptitudes entrent en ligne de compte, conclut Jonathan Duhamel.» 

La pratique et la théorie
Au sortir de notre rencontre, je me disais que c’était plutôt bien d’avoir rencontré un champion de poker aussi sympathique et sans prétention. J’étais en quelque sorte rassuré de savoir qu’il ne possédait aucun pouvoir de pénétration mentale particulier. Une facilité avec les chiffres, oui. Une extrême sensibilité pour détecter la tension de ses adversaires, oui. Une «face de poker», oui. Pour le reste, comme dans toute chose, la constance de la pratique reste la clef pour prétendre au sommet. 

Pour ceux, enfin, qui s’intéressent au volet théorique du poker, Duhamel recommande de lire et de relire les approches globales du jeu présentées par Dan Harrington et David Sklansky, ainsi que de s’intéresser au style de jeu de Daniel Negreanu, son idole de toujours. «Ma motivation à moi, c’est de gagner. Je pense que je suis présentement le 15e plus gros boursier de l’histoire du poker. À moyen terme, je voudrais être dans le top 5, avoue Jonathan Duhamel. Et peut-être aussi le premier, pourquoi pas?» Sky is the limit, comme on dit au Nevada.

TRUCS DE PRO

Pourcentages. «Au poker, c’est beaucoup de pourcentages. Il faut calculer tout le temps. Si je regarde la pile de jetons de mes adversaires, j’ai toujours une idée du montant qu’ils possèdent. S’il y a neuf joueurs à table, il faut que je sache combien ont les neuf. À partir de là, j’évalue mon jeu, je calcule combien ça va me coûter d’aller voir la prochaine carte, versus le montant qui est en jeu au milieu, versus combien je peux aller chercher dans leurs chips en arrière. On ajoute à ça le pourcentage de chances qu’ils bluffent, versus le fait qu’ils ont vraiment une main. Si je mets tout ça ensemble, ça me fait comme une grosse formule mathématique et je décide: j’y vais ou j’y vais pas.» – JD  

Betting Patterns. «La plupart du temps, quand je commence une partie, je ne connais pas vraiment mes adversaires. La meilleure façon de les étudier, c’est quand je me retire de la main et que je les observe jouer. Le but, c’est de comprendre leur betting patterns, de comprendre pourquoi ils jouent comment ils jouent. Si je m’aperçois qu’un joueur en particulier a misé gros parce qu’il avait, mettons, la meilleure paire ou parce qu’il courait une couleur, j’ai cette donnée-là en tête quand il joue contre moi. Il faut que je sois toujours actif autour de la table. Si j’arrête d’observer les autres, je suis désavantagé, parce qu’eux autres, ils n’arrêteront pas de m’observer!» – JD

Les femmes. «Honnêtement, les femmes ont un avantage au poker, je pense. Souvent, les gars vont avoir tendance à ne pas les bluffer ou à trop les bluffer, mais, d’une manière ou d’une autre, ils vont changer leur façon de jouer. Les femmes peuvent en profiter, parce qu’elles voient ça venir. Souvent, aussi, les gars vont avoir tendance à penser que les filles ne blufferont jamais… Ou si c’est une belle fille, ça peut moins les déranger de perdre des jetons… Les femmes peuvent tirer avantage de tout ça. C’est pour ça que c’est important pour moi, quand je joue contre une femme, surtout si elle est belle, de rester concentré et de jouer ma game normale.» – JD 

L’EFFET «MONEYMAKER»
Au tournant des années 2000, pour diverses raisons, dont la popularité grandissante de la World Poker Tour qui attiraient plusieurs des meilleurs joueurs, certains analystes prédisaient la fin des beaux jours de la WSOP qui, depuis 1971, organise le tournoi où l’on couronne chaque année le champion du monde de poker. Ces prédictions négligeaient toutefois la popularité grandissante du poker en ligne. 

En 2003, Chris Moneymaker, un joueur amateur, allait révolutionner son «sport». Après avoir remporté un tournoi de qualification en ligne dont le coût d’inscription était un maigre 39$, ce comptable de 27 ans s’est retrouvé dans un autre tournoi qu’il a aussi remporté, pour obtenir un ticket d’entrée à l’événement principal WSOP, qui, normalement, coûte 10000$. Une fois admis, Moneymaker a réussi à battre les 838 autres participants inscrits au tournoi, pour remporter le titre de champion du monde et, surtout, empocher 2,5 millions de dollars en bourse. Il n’en fallait pas plus pour créer un précédent historique, live sur ESPN. 

À la suite de cette victoire «épique» de Chris Moneymaker, des millions de joueurs potentiels se sont identifiés à un nouveau héros grassouillet, un sympathique nouveau riche qui prouvait qu’un simple passionné du jeu pouvait littéralement venir manger les platebandes des joueurs professionnels. À partir de là, le phénomène du poker en ligne – nouvel avatar du rêve américain – a connu une croissance exponentielle, tout comme le nombre de «veuves du poker». 

À titre indicatif, l’année suivante, le nombre de participants inscrits au Main Event WSOP était de 2576 et la bourse au gagnant de 5 millions. Le record de participation a été établi en 2006, quand 8773 joueurs se sont mesurés pour remporter le bracelet d’or du vainqueur et empocher la cagnotte record de 12 millions qui l’accompagnait. 

Il n’y a pas si longtemps, le poker n’était qu’une sous-culture possédant somme toute un appel assez faible pour les marques en quête de visibilité. La «révolution» engendrée par la victoire de Chris Moneymaker a su attirer son lot de commanditaires, les fabricants de bière et de voiture en tête, qui cherchent maintenant à profiter de l’attraction que le poker exerce chez les jeunes hommes principalement. Une cible démographique hautement désirable.

Jonathan Duhamel possède exactement le profil du joueur avec de bonnes aptitudes qui s’est fait la main sur internet avant de se lancer dans les tournois majeurs. En 2010, un montant total de 187109850$ a été attribué sur le circuit WSOP. Un total de 72966 joueurs se sont inscrits aux 57 tournois où un bracelet d’or a été remis au gagnant, une hausse de 20% par rapport à 2009. Sur le plan des bourses et de la participation, Jonathan Duhamel est donc le champion du monde de la plus grosse année de l’histoire du poker… jusqu’ici. Il va sans dire que les promoteurs du WSOP et des grandes salles de jeu en ligne doivent eux aussi avoir de belles «mains pleines». 

 

Maquillage et coiffure: Sylvie Léveillé. Elle a utilisé les produits coiffants TRESemmé.

Stylistes: Sarah Laroche et Chanelle Riopel. 

JOUEUSES: Noëlle-Émilie Desbiens et Catherine Stuyck. 

Jonathant porte: complet noir, Tristan; chemise blanche, DKNY; cravate, HM; chaussure, Aldo.
À la une
: complet marine à rayures noire, DKNYchemine noire, Tristan; cravate noire, HM; Jonathan porte sa propre montre.

Joueuses: (à gauche) ensemble de lingerie en dentelle noire, La Vie en rosechaussures, Aldo; bijoux, Isabelle May; (à droite) ensemble de lingerie imprimé dentelle, Blush (offert chez Simons); chaussure, Spring; bijoux, Isabelle May.





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