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Le 15 octobre 2012 - 15:05  | Par: Gabriel Morency
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Un «swing» dans le village olympique

Un «swing» dans le village olympique

Invité à me rendre dans l’état de New York pour goûter aux plaisirs de Lake Placid et des parcours de golf environnants, je cheminais paisiblement dans mon véhicule routier vers le pays de l’oncle Sam. Une demi-heure après un entretient pertinent et accommodant avec un charmant douanier de 9 pieds armé jusqu’aux lunettes de police, je quittais finalement l’autoroute pour bifurquer vers l’ouest, au cœur de l’état. Quand toute sa vie on a connu uniquement l’extrémité septentrionale de la chaîne de montagnes appalachienne, on se rend vite compte que ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les Adirondacks, c’est impressionnant…

EN ROUTE VERS LE TERTRE
Je longeais tranquillement la rivière Au Sable (s’il vous plaît, prononcer avec un accent anglais, pour plus d’exotisme) sans trop me soucier que j’étais attendu sur le premier tertre de départ dans moins de deux heures. La vue était prenante. Chemin faisant, je me suis arrêté à quelques reprises, question de bien savourer le moment. On aurait dit les Cantons-de-l’Est sur les stéroïdes. J’ai fini par accélérer un peu la cadence quand je me suis rendu compte que j’étais à la tête d’une belle queue de chars, qui s’étendait aussi loin que mon rétroviseur me permettait de voir. Le parfait touriste.

J’arrive finalement au cœur de la ville. Ça sent l’histoire à plein nez et je suis un peu impressionné, car, à l’époque des Jeux olympiques de Lake Placid, je n’étais qu’une étincelle dans l’œil de mon père! Une ville qui reçoit les Jeux olympiques en reste imprégnée. Et même si les installations semblent un peu désuètes sur les bords, elles demeurent imposantes.

Les gens de la place sont courtois et fiers de voir que vous venez les visiter. «Hello!» qu’ils disent. «Hi!» que je leur réponds.  Ceux qui marchent dans les rues ont pour la plupart le look grano-montagnard. On est pourtant loin de la célèbre Appalachian Trail, ce sentier qui traverse les Appalaches et qui s’étend sur plus de 3500 kilomètres… Peut-être se préparent-ils à y aller bientôt? Ça hike ferme en Nouvelle-Angleterre, ça a l’air!

Heureux, je continue donc mon chemin pour me rendre à l’hôtel Crown Plaza and Golf Resort. Situé au plus haut point du village, l’hôtel surplombe le lac Mirror. En débarquant de l’auto, j’en profite pour faire quelques étirements tout en admirant le paysage. C’est bien. Devant moi s’étend le lac et j’aperçois la rue principale le long de sa rive ouest. J’étais si confortable au grand air, devant ce beau tableau, que j’ai pensé me tirer une chaise longue dans le stationnement pour y grignoter des jerkys de bœuf avec une ruisselante Bud Light bien fraîche. Vive l’Amérique! J’avais cependant d’autres aspirations pour le bel après-midi qui m’attendait: aller golfer. C’est d’ailleurs ce qui m’emmenait dans le coin. 

Au programme, quatre des plus anciens terrains de la région, datant tous du 19e siècle. Je dois vous dire, en toute honnêteté, que la région de Lake Placid n’est pas une destination golf comme le serait Myrtle Beach ou le village de Pinehurst, par exemple. On ne va pas là-bas pour jouer au golf sur des terrains absolument grandioses, techniquement parlant. Par contre, si vos attentes ne sont pas celles de Tiger Woods en rut, la région vous offre la chance d’exercer votre élan sur des terrains où le paysage est sans pareil.

LAKE PLACID CLUB 
Le premier parcours que j’ai eu la chance de jouer est le Lake Placid Club. Situé à moins de 5 minutes de voiture de l’hôtel, ce club offre deux parcours, le Links Course, sur lequel je jouais en premier, et le Mountain Course. Je crois que j’ai dû jouer ces terrains dans les pires conditions imaginables. À l’instar du Québec, ce printemps, la région a reçu d’importantes précipitations, ce qui avait laissé, lors de ma visite, les allées submergées d’eau et les verts incroyablement lents. En contrepartie, je n’ai jamais vu d’aussi jolis paysages sur un parcours de golf. De plus, j’étais en bonne compagnie et la bière était froide dans la voiturette de service. Ce n’est pas tous les jours qu’on lève le regard et qu’on aperçoit, en érection devant nous, une rampe de lancement de saut à ski, baignant dans la rivière Au Sable et entourée des Appalaches. 

Le Mountain Course, pour sa part, a été remodelé en 1931 par Alister MacKenzie, architecte du célèbre Augusta National, où se déroule chaque année le tournoi des Maîtres. Le trou no 10 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Des marqueurs bleus, il s’agit d’un monstre de 631 verges, bordé par du fétuque de chaque côté. En prime, un vent de face dominant qui rallonge chaque verge d’au moins un pied. Je peux vous assurer que le golfeur moyen n’atteint pas le vert de cette normale 5 en coups règlementaires. À moins qu’il parte du tertre de départ des femmes. À vous de voir.

Le Lake Placid Club venait de me donner un bel avant goût du séjour qui m’attendait. Épuisé par ma journée, j’espérais pouvoir reprendre des forces avec un bon souper et quelques verres, pour arriver en forme de champion sur le prochain parcours qui m’attendait.

WHITEFACE CLUB
Au lendemain d’une soirée bruyante en compagnie de quelques sommités du golf de chez nous, je me retrouve donc sur les allées du Whiteface Club, un parcours situé lui aussi à moins de cinq minutes de l’hôtel. Nous y sommes accueillis par le professionnel de golf et écrivain J. Peter Martin, un chic type. Il nous reçoit dans son minuscule pro shop, un shack en bois rond d’environ 400 pieds carrés, où il prend le temps de nous parler de l’historique de la place et des conditions du terrain. À ma grande surprise, elles étaient beaucoup mieux que la veille. J’irais même jusqu’à dire qu’elles étaient très bonnes, compte tenu de la situation climatique des semaines précédentes. J’ai beaucoup aimé ce terrain.

Whiteface Club, une normale 72, s’étend sur quelque 6490 verges et ne laisse pas souvent place à la grosse mailloche. Il faut être précis et constant si on veut dompter la bête. Les trous signatures sont sans aucun doute le 6 et le 14. Le trou no 6 est une courte normale 5, où il faut placer son coup de départ sur une zone à peine plus grande qu’un trente sous, et dont le vert surélevé est gardé par une forêt dense des deux côtés. Tout un défi. Le trou no 14, quant à lui est une normale 3 de 215 verges, possédant un vert gros comme ma main et ondulé comme une croustille. Entre le tertre de départ et le vert: une crevasse. Quand on a un peu abusé des bonnes choses la veille, un trou pareil, ça donne mal à la tête, surtout quand on joue contre Carlo Blanchard. J’ai d’ailleurs massacré un peu ce trou en voulant impressionner mon ami du petit écran… Ça doit être ce qu’on appelle la pression médiatique!

WESTPORT COUNTRY CLUB
Après une deuxième nuit à l’hôtel et un copieux déjeuner à l’américaine, j’ai terminé mon séjour appalachien en m’arrêtant au Westport Country Club, sur le chemin du retour. Situé aux abords du lac Champlain, il faut compter au bas mot 45 minutes pour se rendre au club en provenance de Lake Placid. Encore là, nous avons bénéficié d’un accueil chaleureux du professionnel John Hall, qui avait cependant l’air préoccupé par les conditions du terrain. Le club ne donne pas l’impression d’avoir un énorme budget. Néanmoins, je dois vous avouer qu’ils savent où dépenser leur fric. Les verts étaient en parfait état, et plusieurs trous étaient très intéressants de par leur architecture. Le terrain est très accidenté, mais présente aussi les caractéristiques d’un links, c’est-à-dire un terrain côtier. À partir des bleus, le parcours fait plus de 7000 verges et le vent est constamment présent. Un bon défi pour tous.

LA TABLE
Chaque fois que je visite nos voisins du sud, à moins que je ne me rende à New York ou à Chicago, j’ai toujours la même crainte: la bouffe. J’avais donc une légère appréhension à aller me gaver la panse de friture et de gras trans. Eh bien, j’avais tout faux, du moins pour ce qui est des deux soupers. 

La première soirée, nous avons mangé au restaurant Kanu de l’hôtel Whiteface Lodge. Le directeur général, Phil Anderson, était très fier de nous montrer son petit bijou. Les Américains savent faire les choses en grand. Ma première impression a été de me dire qu’ils avaient dû couper environ 14 hectares de forêt côtière de la Colombie-Britannique pour la construire. Je n’avais jamais rien vu de tel. Tout est en bois rond et le plus petit arbre utilisé devait avoir un diamètre de 54 centimètres. Nous sommes ensuite passés à la table du chef exécutif Chris Browne, qui, pour terminer la journée en beauté, a su nous faire vivre une expérience culinaire surprenante. Dans son menu bien fait et très varié, les saveurs sont fines et omniprésentes. Pour ma part, j’ai dévoré le Jumbo Lump Crab Cake. Ces crab cakes étaient sans doute les meilleurs que j’ai mangés à ce jour. Le reste de la garniture de l’assiette était tout aussi savoureux. Satisfaits autour de la table, nous faisions une belle bande de touristes joyeux.

Le lendemain soir, nous avions rendez-vous au Boat House Club de l’hôtel Crown Plaza, situé sur la rive est du lac Mirror. En comparaison de la veille, la barre était assez haute. Peut-être un peu trop haute. Malgré le fait que nous n’avons pas aussi bien mangé que la veille, la cuisine y est très honnête. Classique, mon filet mignon était bien fait et très satisfaisant. Et la vue qu’offre la salle à manger, dont la partie arrière, sur pilotis, donne directement dans le lac Mirror est saisissante. Il faut absolument demander une table située près des fenêtres à l’arrière. Et de l’autre côté du lac, on peut apercevoir l’hôtel juché sur la colline. Magnifique.

À PART LE GOLF…
La région de Lake Placid en offre pour tous les goûts (sauf si vous êtes un amateur de magasinage ou de cinéma: alors vous êtes définitivement dans le champ!) Après avoir lacé vos bottes de marche, vous pourrez aller vous sculpter le mollet sur un réseau de plus de 3200 kilomètres de sentiers hors pistes. Par ailleurs, si vous aimez le vélo, les superbes routes vallonneuses sont un défi de taille pour les cyclistes. Pour les taquineurs de poisson, la région offre des kilomètres de rivières où vous pourrez pêcher à la truite. Vous ne pourrez cependant pas vous délecter du fruit de votre pêche, puisque la remise à l’eau est obligatoire. En revanche, vous pourrez faire saliver d’envie vos beaux-frères au prochain party de Noël, en exagérant la grosseur vos prises! N’est-ce pas génial?

En somme: je suis venu, j’ai vu et j’ai golfé. Lake Placid a su me charmer, avec ses terrains centenaires ses attraits divers. J’y reviendrai, c’est sûr. L’affaire est dans le trou. Nous sommes chanceux d’avoir ce petit bijou à deux pas de chez nous. 

 

SÉLECTION GOLFEUR 2011

Vêtements et accessoires Puma 

Puma Golf offre une gamme de vêtements et d’accessoires des plus originales. Encore cette année, les designs sont exclusifs, les motifs ­diversifiés et les couleurs variées. Pour avoir une idée, observez le style de Rickie Fowler, Lexi Thompson et Anna Nordqvist, qui portent les couleurs de Puma Golf sur les circuits professionnels. 

Les fers Titleist AP2 710

Ces fers sont excellents pour les golfeurs de niveau avancé à expert. Ils ­offrent toute la sensation d’une blade, puisqu’ils sont forgés, sans pour autant vous casser les mains si vous ne les frappez pas parfaitement au centre de la face. Ils ont conservé sensiblement le même design depuis leur sortie en 2008: on ne change pas une recette gagnante. Sur les circuits professionnels, Zach Johnson, Steve Striker et Tom Pernice Jr. utilisent les Titleist AP2 710. 

le Driver Adams Golf Speedline F11

Grâce à la technologie brevetée Velocity Slot Technology caractérisée par 3 sillons sur la base du bâton et une empreinte plus large, ce bâton favorise la fluidité et la vitesse du swing, en plus de «pardonner» ­davantage que les autres produits de la gamme Speedline. On a mesuré qu’il augmentait en moyenne la distance des frappes d’une douzaine de verges par coup de départ. Sur le circuit professionnel, Tom Watson l’utilise pour ses vieux jours. 299$

Souliers Ecco Golf Street

Popularisés par le célèbre Fred Couple lors du Tournoi des Maîtres en 2010, ces souliers sont maintenant la nouvelle coqueluche de tous les golfeurs stylisés, grâce à leur look décontract et leur confort hors pair. Petite mise en garde: il n’y a pas de crampons, et seule la semelle procure de la traction. Il faut donc être plus vigilant lorsque le sol est détrempé. Parmi les professionnels, Fred Couples, Thomas Bjorn et Stuart Appleby portent les chaussures Ecco. Et pour ceux qui préfèrent les crampons plus «traditionnels», la marque en offre pour tous les goûts. Ecco, ça score fort!

La balle Taylor Made Penta TP

Cette balle offre sans aucun doute le meilleur rapport qualité/prix sur le marché. Elle me fait beaucoup penser à la Titleist Pro V1 d’il y a 5 ou 6 ans. Une touche très douce et molle, avec une distance incroyable. Un seul petit défaut: comme l’ancienne Pro V1, la couche extérieure de la balle se raye facilement, surtout avec les cocheurs. Je la recommande toutefois sans hésitation. Sur les circuits professionnels, Jim Furyk, Martin Kaymer et Dustin Johnson maltraitent la Taylor Made Penta TP.

Voiturette Cadillac P.I.M.P.

Ce kart est l’accessoire idéal pour vous faire remarquer sur le terrain. Équipé d’une chaîne stéréo Bose de 3000 watts, il vous permettra de déranger tous les golfeurs sans exception, du 1er au 18e trou. Dans la valise, un frigo pouvant contenir jusqu’à 48 bières vous permettra de rafraîchir vos partenaires de jeu, ainsi que les pulpeuses nymphettes qui voudront faire un tour dans votre machine. Parmi les célébrités qui jouent en Cadillac P.I.M.P.: Justin Timberlake, Eminem, Stephen Harper...

 





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