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Le 15 octobre 2012 - 09:42  | Par: Gabriel Morency
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Chez BRP on ne dort pas au gaz!

Chez BRP on ne dort pas au gaz!

Dans le cadre de la tournée Expérience Ultime de BRP (Bombardier Recreational Products), j’ai récemment été appelé à me rendre dans la région de Québec, dans la baie de Beauport plus précisément, pour essayer des engins. Je dois avouer que je figurais plus ou moins bien ce qui m’y attendait, mais le projet me semblait amusant, comme quand je partais, tout petit, dans mon carré de sable avec mon seau, ma pelle et mon camion Tonka. À vrai dire, je n’étais pas si loin de la réalité, à quelques centaines de chevaux-vapeur près…

Un peu d’histoire
Permettez-moi d’abord de vous présenter un résumé de la vie de l’entrepreneur mythique, père du Ski-Doo. À l’aube de la Première Guerre mondiale, à Valcourt, au sud du Québec, naît un poupon ambitieux du nom de Joseph-Armand Bombardier. Amoureux des moteurs et de la mécanique, le petit Valcourtois développe avec l’âge une passion pour tout ce qui file à vive allure. Le déneigement en milieu rural étant quelque peu défaillant à cette époque (et Dieu sait qu’aujourd’hui il est irréprochable!), monsieur Bombardier décide donc de mettre au point une forme de transport qui permettra à tout un chacun de ne pas être à la merci des aléas de Dame nature.

Motivé par la mort tragique de son fils (le docteur ayant été retardé par les intempéries), Joseph-Armand met au point la toute première autoneige, le modèle B7 – Bombardier 7 passagers. Dès sa création, le véhicule fait tout un tabac, grâce au système «barbotin-chenille», un brevet de chenille en caoutchouc signé Bombardier. La production ne cesse de grandir et de s’améliorer d’année en année. Joseph-Armand profite ensuite de la Seconde Guerre mondiale pour diversifier sa production. Il alimente ainsi l’armée canadienne en véhicule militaire jusqu’en 1946. En 1948, le gouvernement de Maurice Duplessis met en place un système de déneigement des routes beaucoup plus efficace, donnant ainsi un coup dur à la demande pour les autoneiges de Bombardier. Après coup, je peux vous garantir que monsieur Bombardier ne se doutait pas que c’était en fait la meilleure chose qui pouvait lui arriver, le forçant à revoir la vision de son entreprise. Sans baisser les bras, il décide de réorienter sa production vers les véhicules spécialisés, comme les dameuses à piste de neige, et aussi vers ce qu’il appellera la «motoneige», un petit véhicule récréatif pouvant transporter tout au plus 2 passagers. C’est à la création et au perfectionnement de ces engins qu’il se dévouera jusqu’à sa mort, en 1964.

Sky is the limit
La mort du créateur n’a pas mis de bâtons dans les chenilles de l’entreprise. Au contraire, c’est à la fin des années 60 que l’entreprise amorce une ascension fulgurante vers le statut de multinationale. Après son entrée en bourse en 1969, Bombardier fait l’acquisition de Rotax, un fabricant de moteurs autrichien, qui deviendra plus tard un élément-clé dans la future division de BRP. Par la suite, l’entreprise obtient son premier contrat dans le secteur du transport en commun avec le métro de Montréal. Il faut croire que Jean Drapeau a su investir quelques dollars au bon endroit. Quoi qu’il en soit, c’est ce qui donne l’envol à l’entreprise, qui devient rapidement un acteur majeur dans le secteur ferroviaire. Mue par un avide désir de promener les gens, l’entreprise se lance dans le domaine de l’aéronautique et acquiert le principal avionneur canadien, Canadair. Peu après, Bombardier conquiert les eaux en lançant la motomarine Sea-Doo et, plus tard, en créant une gamme de bateaux à propulsion à jet à prise directe. S’ajoute ensuite toute la gamme de véhicules terrestres, du VTT au Spyder, en passant par le tout nouveau véhicule côte à côte Commander. En 2003, les circonstances économiques amènent l’entreprise à se départir de sa division «produits récréatifs», ce qui mènera à la création de BRP. Et c’est précisément ce qui nous intéresse aujourd’hui.

L’expérience ultime 
Maintenant que vous êtes pétris d’histoire, je peux vous parler de «l’expérience ultime», cette tournée nord-américaine qui fait la promotion des divers produits BRP. Précisons que je m’y suis rendu dans mon véhicule de promenade qui n’est malheureusement pas de marque BRP, parce que Montréal-Québec en Sea-Doo, ça tire dans le cou! Fidèle à moi-même, j’arrive sur le site beaucoup trop excité, en avance et… le premier. Facile à repérer, je suis donc chaleureusement accueilli par deux demoiselles et nul autre que Jean Fontaine, gérant de district. Chez BRP, on prend soin de ses invités. Je savoure donc un bon café en attendant mes confrères journalistes, tout en m’enduisant avec la crème solaire qu’on a mise à ma disposition. J’aurais préféré que les demoiselles le fassent, mais je n’ai pas osé demander… 

Le groupe est finalement complet vers les 9h15. Il est temps de se mettre en selle. On nous invite alors à nous asseoir sur une voiturette de golf pour nous transporter au premier kiosque d’essai, 150 mètres plus loin. Chez BRP, on n’use pas vos souliers. 

DES ACCESSOIRES POUR TOUS LES GOÛTS
BRP offre une gamme complète et exhaustive d’accessoires. Que ce soit pour agrémenter l’apparence de votre véhicule, pour rendre vos balades plus sécuritaires ou simplement pour vous vêtir à l’image de votre engin, l’entreprise s’assure de vous offrir tout ce qu’il faut pour que votre amour de ses produits soit ostentatoire. Chez BRP, on vous habille de la tête au pied.

LE CÔTÉ VERT DE BRP
L’entreprise ne laisse pas sa place sur le plan du développement durable. Les ingénieurs travaillent avec acharnement à la confection d’un Spyder hybride et d’un Commander électrique. Et n’allez pas croire que ces petites bêtes tireront de la patte. Comme l’explique Jean Fontaine, « BRP a pour de mission de livrer des véhicules sans compromis », c’est-à-dire qu’il n’est pas question de progresser dans le filon écologique au détriment de la performance. Chez BRP, on ne fait pas dans la demi-mesure.

Le mystérieux Spyder

Fiche technique 

SPYDER

MOTEUR: 
Rotax 998 cc,
bicylindre en V;

PUISSANCE: 
106 ch @ 8500 tr/min (RS);
100 ch @ 7500 tr/min (RT).

COUPLE
77 lb-pi @ 6250 tr/min (RS)
80 lb-pi @ 5000 tr/min (RT).

TRANSMISSION: 
manuelle ou semi-automatique
à 5 rapports avec marche arrière.

PNEUS: 
165/65 R14 à l’avant,
225/50 R15 à l’arrière.

Le premier essai prévu est celui du Spyder, le roadster Can-Am. Nous sommes accueillis par Hervé Breton, ex-policier motard à la retraite. Me voilà un peu déçu d’apprendre que je ne pourrai pas faire d’excès de vitesse. Cela dit, l’homme en question sait nous vanter les mérites du Spyder. Pour les amateurs de conduite sportive, ou du moins pour ceux qui veulent un bolide qui arbore un look sport, le modèle RS est idéal. Position plus couchée, bien que bien plus droite que sur une moto sport, engin plus vif et véhicule plus léger. Pour ceux qui préfèrent le touring, je suggère le modèle RT. Conduite plus douce, plus d’espace de rangement, siège plus droit et plus confortable. Les équipements offerts sont nombreux sur le modèle RT Limited: système de navigation, système audio, régulateur de vitesse, poignées chauffantes pour conducteur et passager, etc. (Ces dispositifs sont aussi disponibles en option sur la plupart des autres modèles.) Pour ce qui est des systèmes de sécurité, BRP n’a pas lésiné. Sont offerts de série sur tous les modèles: système de contrôle de la stabilité (SCS), système d’antipatinage (TCS), système de freinage antiblocage (ABS), système de servodirection dynamique (DPS) et système de sécurité encodé numériquement (D.E.S.S.).

Hervé Breton nous explique que l’aspect sécuritaire démarque le Spyder de la motocyclette. «Nous avons réussi à créer un véhicule qui offre le sentiment de liberté d’une motocyclette, tout en éliminant les deux problèmes majeurs: le freinage en situation d’urgence et le manque de visibilité». Aussi, l’ex-policier nous explique fièrement qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de permis de moto pour conduire un Spyder. «C’est moi qui ai mis sur pied le projet-pilote. Les débats ont été longs avec la SAAQ, mais nous y sommes finalement parvenus.»

En effet, un cours de 7 heures et d’une valeur de 250$ permet d’enfourcher un Spyder et de déferler sur les routes de l’Amérique. Comme je ne possède pas de permis de moto, ni de cours spécial pour le Spyder, j’ai dû essayer ce dernier en circuit fermé. Hervé a rapidement noté ma déception et m’a emmené faire une petite virée un peu plus loin sur le site, où nous avons eu la chance de rincer un peu le moteur et de passer au moins à la troisième vitesse. C’était amusant, différent.

Maintenant, la question qui tue: est-ce qu’on s’achète un Spyder si on a moins de 50 ans? À mon avis, non. Le Spyder donne un sentiment de liberté, mais son parti pris pour la sécurité brime la conduite. Au bout du compte, on obtient un drôle de mélange : une sécurité qui se rapproche de celle d’une voiture, sans son luxe et son confort, ou le look d’une motocyclette, sans la conduite typique et la performance. Ou encore le feeling d’un Ski-Doo sur roues, sans la possibilité de sortir des sentiers battus. Bref, un mélange pour une clientèle très nichée.

 

Les incontournables VTT

Les modèles proposés 

  • Pour les classiques, le Outlander et Outlander XT, munis d’un moteur 1000, 800R, 650, 500 ou 400 cc.
  • Pour deux passagers, le Outlander MAX et Outlander MAX XT, munis d’un moteur 800R, 650, 500 ou 400 cc.
  • Pour les boueux, le Outlander X mr muni du moteur 800R.
  • Pour les sportifs, le Renegade et Renegade X xc, munis d’un moteur 1000 ou 800R.
  • Pour les casse-cou, le DS 450 et le DS 450 X mx. 
  • Pour les ados, le DS 250. 
  • Pour les bouts de chou, les VTT Juniors, soit le DS 90, DS 90 X ou le DS 70. 

Pour les tout-terrains, les gens de BRP avaient pris le soin d’aménager une piste d’essai très intéressante, permettant de valider les performances autant sur le plan de la maniabilité et de la vitesse, que sur celui des capacités à franchir des obstacles. J’ai eu le plaisir de découvrir cette piste au volant du Renegade 1000 2012, le modèle haute performance proposé par BRP. Avoir eu les moyens, j’achetais le bolide sur le champ. Propulsé par le tout nouveau moteur bicylindre en V Rotax EFI 1000 de 82 chevaux et reposant sur des amortisseurs Fox Racing Shox HPG, ce VTT combine à la fois performance et manoeuvrabilité, sans sacrifier le côté utilitaire. En moins de deux minutes, j’éprouvais un sentiment de grande confiance envers le véhicule. C’est sans aucun doute l’engin le plus surprenant que j’avais eu entre mes deux jambes jusqu’à ce jour. Tout ce qu’on pourrait améliorer, selon moi, ce sont les freins. Bien qu’ils soient déjà très performants, ils pourraient l’être un peu plus, vu l’extrême puissance du moteur. Mais, sinon, c’est sans reproche. 

J’ai aussi eu la chance d’observer les nouveaux modèles Outlander 2012, avec leur châssis complètement redessiné. Ils sont très jolis. Aussi, je dois absolument vous parler de l’orgasme visuel que m’a procuré le Outlander X mr, le modèle pour la boue. C’est une machine de guerre. Muni de pneus Gorilla de 30 pouces et d’un système de prise d’air adaptée (ISS), cet engin donne envie de traverser la forêt amazonienne à la recherche de la grande tigresse en rut. Nous nous sommes contentés d’imaginer les performances de ce modèle.

Nous avons ensuite eu droit à un exposé de Jean Fontaine sur les récentes avancées technologiques et pratiques de BRP. En 2012, l’entreprise propose le tout nouveau système LinQ, un système de fixation rapide et exclusif, offert sur les nouveaux Outlander. Il s’agit ni plus ni moins qu’un système «click & twist», permettant de changer les accessoires sur le VTT rapidement et sans outil. Simple et efficace. Maintenant, le consommateur n’a plus d’excuses pour se priver de toutes les bébelles complémentaires. Monsieur Fontaine nous a aussi expliqué l’utilité de l’accélérateur intelligent. Disponible sur la plupart des joujous BRP, ce gadget permet d’éliminer les départs brusques ainsi que les variations soudaines de vitesse causées par les terrains accidentés. Cet accélérateur rendra votre ballade beaucoup plus agréable. De quoi satisfaire votre douce moitié lors de vos randonnées de chasse aux siffleux. Chez BRP, on prend soin de votre épouse.

Le surprenant Commander

Fourchette de prix
Entre 13 999$ pour le ­modèle de base et
22 399$ pour le modèle  Limited

Cette année, BRP a emboité le pas à la concurrence en offrant à son tour un véhicule tout terrain côte à côte: le Commander. C’était la première fois que je pilotais un truc du genre. La première impression que j’ai eue était celle de m’installer au volant d’un véhicule lunaire. On aurait pu m’envoyer chercher les balles de golf d’Alan Shepard sur la Lune et le véhicule aurait sans aucun doute tenu le coup. Le Commander est robuste et semble très sécuritaire. De plus, l’ergonomie a été très bien pensée, du coffre à gant à la valise arrière à double profondeur avec levier de décharge, en passant par la petite poignée de soutien du côté passager. C’est un outil idéal pour les chasseurs ou les adeptes des camps de pêche reclus au plus profond de la forêt boréale. Au volant du véhicule, on obtient tous les avantages d’un VTT en plus de bénéficier du confort d’un jeep. Les sièges sont confortables, tout comme les ceintures de sécurité pour ceux qui en ont envie, tandis que la servodirection est des plus agréables. En somme, le Commander est un véhicule très bien pensé et complet. Il est propulsé par le même moteur 1000 que les VTT (le moteur 800R est aussi offert), mais il déploie cette fois 85 chevaux-vapeur. En fait, pour le Montréalais que je suis, il donne même l’impression de pouvoir être conduit sur le boulevard Saint-Laurent. Or, si vous chevauchez une pareille monture sur la Main, je ne peux vous promettre que votre conquête n’aura pas l’air d’un orignal… Chez BRP, on a du panache.

Terreur sur les eaux

Avis à tous ceux qui ont déjà piloté une motomarine: si vous n’avez pas encore essayé un des modèles Sea-Doo à moteur suralimenté, vous n’avez rien vu. Au cours de cette journée d’essai, j’ai eu le privilège de tester un de ces bijoux sur le fleuve Saint-Laurent. INCROYABLE! La puissance de ces machines est pratiquement sans limite. J’aurais vraiment aimé croiser un petit smatte dans son bateau haute-performance de l’année, prêt à courser, avec sa pitoune jaune-orange qui se prélasse sur le pont… Il aurait compris le sens du mot «accélération»

Le moteur permet une vitesse de pointe d’environ 121 km/h, et atteint la vitesse de 50 km/h en 1,7 seconde. Il faut l’essayer pour comprendre. De plus, pour accompagner toute cette puissance, BRP a eu l’audace d’installer un frein sur la motomarine, le tout premier système de freinage sur l’eau au monde. Chez BRP, on n’a pas peur de se mouiller. Ce frein est une espèce de soucoupe qui pellette l’eau pour ainsi arrêter rapidement la motomarine. En plus, ça fonctionne très bien. À plus de 110 km/h, quand j’ai enfoncé le frein, le nez de la motomarine a rapidement plongé dans l’eau pour ressortir très vite, une fois le Sea-Doo immobilisé. Désormais, vous serez en mesure d’éviter de foncer dans les crapets soleil qui se font bronzer sur votre trajectoire. Génial. BRP a aussi muni ses motomarines d’une suspension ajustable sous le banc, pour rendre vos ballades beaucoup plus confortables lors des journées houleuses. Un seul conseil: prenez bien le temps de dompter la bête, car elle pourrait vous donner une bonne leçon d’humilité.

 

À LA LIGNE D’ARRIVÉE
Quelle belle journée remplie de testostérone ! Faire l’essai de la gamme BRP, ça redonne du tonus. C’est donc ressourcé que j’ai goulûment dévoré les petites sandwichs pas de croûte de courtoisie, tout en jasant de la journée avec mes confrères. Tous semblaient avoir bien aimé. De mon côté, je recommande les produits BRP à quiconque veut se faire plaisir, surtout si vous êtes l’heureux propriétaire d’une résidence secondaire dans l’une des régions champêtre du Québec. Chez BRP, on sait vous convaincre.

 





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