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Le 15 octobre 2012 - 09:01  | Par: Félix Amyot
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Médias sociaux à gogo

Médias sociaux à gogo

Vous en entendez parler à toutes les sauces. Les médias sociaux prennent une place de plus en plus grande parmi nos moyens de communiquer efficacement. Par exemple, plusieurs stations de radio ont une page Facebook que lisent en direct les animateurs. À la télé, on tente aussi le renouveau technologique: on permet aux animateurs d’émissions diffusées en différé de twitter (c’est le «twivage») des anecdotes arrivées durant l’enregistrement. Et que dire de la recherche d’emploiJadis réservée aux étudiants «geek» des campus universitaires américains, cette forme de communication instantanée prend sa place rapidement à l’extérieur de son cercle de départ d’initiés aux nouvelles technologies. Rapide survol des plus puissants réseaux sociaux, un monde où deux jours d’absence peuvent vous faire rater des événements incroyables…

Facebook, le G.O. de votre vie sociale 
Facebook c’est un party d’amis en tout temps. C’est l’endroit où annoncer bonnes nouvelles et des potins, où inviter des amis a votre anniversaire et partager vos photos de voyage à Ulan Bator. 

Principe. Tout commence sur votre «mur», c’est-à-dire votre page de profil. Vous émettez vos pensées sous forme de petit ou moyen texte. Vous pouvez y attacher une image, une vidéo ou un site web qui sera directement visible. Vos connaissances vous demandent d’être «amis», ce qui leur donne le privilège de voir ce que vous dites et, surtout, d’émettre des commentaires! Du même coup, vous avez accès à leur profil pour leur rendre la pareille. Mais ça ne s’arrête pas là. Vous pouvez créer des événements publics (tous sont invités, amis ou pas) ou privés (vous choisissez votre liste de jet-setters!) De plus, des applications vous offrent des jeux (un succès fulgurant a été le simulateur de ferme FarmVille) et de comparer vos résultats avec ceux de vos amis. Certains jeux permettent même d’acheter, avec de l’argent réel, des crédits de jeu habituellement gagnés après de longues heures devant l’écran. La paresse, ça se paye!

Avantages. Pratiquement au même titre que le courriel, Facebook vous permet d’organiser votre vie sociale en envoyant des messages publics ou privés à vos amis. Vous n’avez même plus besoin d’une adresse courriel, car FB vous en fournit une (ex: amyot.felix@facebook.com). Une visite éclair sur votre fil d’actualité (le «mur»), vous donnera un aperçu de ce qui se passe chez vos connaissances. Les amis dont vous prenez les nouvelles le plus fréquemment apparaissent en premier. Mettez votre statut à jour et vos amis le verront instantanément. 

Risques. Pesez vos mots: Facebook est certes un média social, mais c’est d’abord un média et vos propos sont publics. Sa mémoire ne connait aucune limite. Plusieurs professionnels RH visitent les profils de futurs candidats avant de les recevoir en entrevue. Gérez vos préférences de vie privée avec sagesse afin d’éviter d’être cité hors contexte. 

Public cible. Tous les âges sont visés et, étonnamment, rejoints! Selon le site d’analyse de traffic web Alexa.com, FB maintient la parité hommes-femmes et aussi parmi les jeunes et moins jeunes. Seuls les 65 ans et plus sont sous-représentés parmi les utilisateurs. La majorité des liens Facebook sont de vrais amis, ou des amis d’amis, des membres de la famille et des (anciens) collègues de classe retrouvés après tant d’années. 

Nombre d’utilisateurs. Environ 750 millions (soit 11% de la population mondiale).

Google +,  le petit nouveau qui veut tout faire
Principe. Le 28 juin dernier, Google annonçait Google+ (ou G+), pour concurrencer Facebook. La différence relève des cercles que vous créez pour vos contacts. Par exemple, votre famille n’a pas -besoin de voir vos exploits de bars du samedi soir. Vous créerez donc un cercle famille avec papa et maman, ainsi qu’un autre cercle distinct, «Amis de Beuverie», pour ceux que vous choisirez. Chaque message que vous envoyez peut être lu, à votre discrétion, par un, quelques-uns où tous vos cercles. Les noms que vous donnez à vos cercles sont connus uniquement par vous, et vos contacts ne savent pas dans quels cercles ils sont ou non. Donc, pas de jaloux ! Et, surtout, pas de photos compromettantes dans votre cercle «Collègues de travail».

Bien entendu, Google ne pouvait pas s’arrêter là et, en tant que membre G+, chacune de vos recherches faites sur Google vous permet maintenant un petit bouton +1. En cliquant sur cette icône, vous affichez votre satisfaction face au résultat de recherche effectué. Donc si l’un de vos contacts a besoin de faire une recherche similaire, il voit votre recommandation et risque d’être influencé par elle. Bien entendu, les commerçants y voient une forme de fidélisation facile et Google y trouve son compte lorsqu’on clique sur des liens subventionnés!

Il est trop tôt pour juger du succès de ce nouveau réseau. Les millions d’utilisateurs de GMail y verront un ajout très facile et pratique, mais les abonnés Hotmail ou autres devront se créer un compte Google. Les 10 à 20 millions d’abonnés jusqu’ici prouvent que G+ a eu un bon départ, mais la taille du géant californien et la quantité de renseignements personnels qu’elle gère commence à refroidir l’ardeur de certains. Un concept similaire (Buzz) avait été lancé en 2010 sans créer un réel engouement. On verra donc bientôt si plus d’efforts seront mis de l’avant pour rendre le réseau encore plus distinct, ou s’il suivra la voie de tant de projets virtuels: vers la poubelle!

Twitter, l’égo-trip permanent
Tout! Là! Maintenant! Sur Twitter, on consomme de l’information, on suit l’actualité à propos de personnes ou de sujets qui nous intéressent. C’est l’endroit par excellence pour les stars qui veulent partager des potins, les personnalités publiques qui s’expriment et les compagnies qui veulent un lien direct avec leurs clients. 

Principe. Vous publiez un court message d’au plus 140 caractères: assez long pour dire ce que vous pensez, assez court pour que les autres vous lisent au complet. Tous les membres peuvent s’abonner à votre compte et suivre vos messages. Ils sont donc des «suiveurs» (followers, en anglais). Pour parler directement à une personne, ajoutez l’arobase @ et son nom Twitter, et elle recevra votre message. Vous voulez que tout le monde connaisse votre opinion du débat des chefs qui se déroule en ce moment même? Facile! Ajoutez #debatdeschefs à votre tweet et vous venez de créer un fil que les autres pourront suivre et commenter. C’est le hashtag, que je traduirais librement par: étiquette source. On peut aussi partager des liens web raccourcis pour diriger nos «suiveurs», ce qui donne parfois des énoncés hautement rébarbatifs aux yeux non initiés. Exemple: «@jeanguy Mon jardin est bien arrosé!#innondationsmonteregie dlvr.it/j56mpg». 

Avantages. L’instantanéité du message. La brièveté forcée était initialement liée à la taille maximale des textos envoyés par les téléphones cellulaires traditionnels. Cette limite perd son sens aujourd’hui en Occident, grâce aux téléphones intelligents et aux forfaits de messagerie illimitée, mais elle demeure bien justifiée là où ces appareils coûteux sont moins répandus (Afrique, Europe de l’Est, Amérique du Sud, etc.) Même désuète, cette limite a l’avantage d’empêcher les romans-fleuves que certains «FaceBookers» répandent avec allégresse. Les messages sont donc très directs et précis. En temps normal, ce babillage ultrarapide relève du divertissement. Par contre, en temps de crise, comme le passage d’un ouragan ou le tsunami au Japon, les réseaux d’appels sont saturés, mais rarement ceux, distincts, de textos et données. Les tweets peuvent ainsi permettre à des secouristes d’une zone précise de recevoir des messages directement des victimes isolées, grâce à une bande passante plus libre que les centrales téléphoniques débordées.

Risques. Malgré le caractère ultra éphémère de si petits messages, les conséquences peuvent être lourdes. Les propos pertinents autant que les plus déplacés peuvent se répandre à la vitesse de l’éclair. La possibilité d’effacer vos anciens tweets existe, mais les internautes avertis auront déjà fait des captures d’écran prouvant votre erreur. Maxime Roberge, animateur de radio au Saguenay, l’a appris à ses dépens l’an dernier quand il a envoyé de son compte privé, pendant le gala de l’ADISQ, des propos plus que disgracieux concernant la chanteuse Coeur de Pirate. Ses deux tweets savamment élaborés lui ont valu un renvoi immédiat dès le lendemain matin. 

Public cible. Plus axé sur la technologie et les hyperliens d’internet, Twitter s’adresse au monde des communications, du spectacle et du divertissement rapide. Les plus friands sont les jeunes de 20 à 35 ans, assez jeunes pour être à l’aise côté techno. Les adolescents préfèrent Facebook, alors que les plus âgés sont «encore» accrocs au courriel ou pire, au vrai courrier papier!

Nombre d’utilisateurs. Plus de 200 millions.

LinkedIn, votre conseiller RH personnel
Principe. On nous dit souvent que la plupart des postes vacants sont pourvus par des recommandations d’autres employés, bien avant que la pile de CV soit regardée. LinkedIn est conçu pour tirer parti de cette situation en élargissant votre cercle de connaissances afin de profiter des meilleures offres avant vos concurrents sur papier. Le concept est simple, mais puissant: votre profil est une version dynamique en ligne de votre CV, où vous affichez vos anciens employeurs, postes occupés et responsabilités assumées. Une fois votre profil monté, invitez vos amis et collègues. Mais ici, on peut se permettre d’être sélectifs, car les futurs employeurs verront à qui vous êtes connectés («linked»). C’est le moment d’ignorer Gino-le-pas-fiable qui change de job aux 6 mois et d’ajouter Rosalie, votre amie, qui connaît un chef de projet dans LA grosse boîte qui vous fait rêver. C’est la magie de LinkedIn: vous avez accès à vos contacts directs (1er cercle), aux contacts de vos contacts (2e cercle, contact par «chaperon») et leur 2e cercle (votre 3e cercle, deux chaperons de suite) sans avoir besoin de présentation traditionnelle! Vous voulez des recommandations? Demandez à vos collègues ou à vos supérieurs d’en produire une officielle et affichez-la sur votre profil. Votre futur employeur verra qui l’écrit et votre lien avec cette personne, en plus de pouvoir consulter son dossier pour évaluer sa crédibilité. Ces recommandations doivent mettre l’accent sur vos forces, indépendamment des emplois que vous visez. Encore une fois, soyez sélectifs!

Avantages. LinkedIn est un réseau entièrement numérique où l’avantage principal est… le côté humain! Ce qui le différencie de Jobboom ou Workopolis, c’est de passer directement par votre réseau de contacts plutôt que par les tableaux d’affichage d’emplois traditionnels. En y étant minimalement actif, par exemple en maintenant votre profil à jour, en ajoutant quelques amis ou collègues ici et là, et en ayant des recommandations valables, votre CV en ligne demeure actuel et disponible. Les professionnels RH des entreprises peuvent donc demander à leurs employés s’ils ont des candidats pour les postes vacants et aller directement zieuter le profil suggéré avant de rendre une offre d’emploi publique, un peu à la manière d’un chasseur de têtes. Par ailleurs, les entreprises peuvent aussi afficher des offres et recevoir des candidatures de façon plus traditionnelle, mais toujours via des contacts contrôlés, ce qui augmente la fiabilité des candidats.

Risques. Voyez LinkedIn comme un CV en direct. Gardez-le propre et simple plutôt qu’encombré et désuet. Vos amis sont très bien sur Facebook, n’invitez sur LinkedIn que ceux qui vous semblent assez sérieux pour pouvoir vous recommander auprès de potentiels employeurs. Il n’est pas rare d’avoir plusieurs centaines d’amis sur Facebook, mais quelques dizaines seulement sur LinkedIn. C’est très bien ainsi, car ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité.

Public cible. Les professionnels éduqués de 25 à 55 ans sont évidemment les plus susceptibles de bénéficier du service. Les moins de 25 sont typiquement peu intéressés, car ils sortent de l’école et n’ont que peu de contacts professionnels établis. Au sommet de la pyramide d’âge, bien entendu, peu de personnes âgées y voient un intérêt!

Nombre d’utilisateurs. 120 millions.





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