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Le 10 octobre 2012 - 14:57  | Par: Guillaume Beaudry, Directeur R&D chez DiagnoCure.
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Cancer de la prostate: la détection facilitée

Cancer de la prostate: la détection facilitée

Beaucoup d’hommes le redoutent, et avec raison : le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez ceux-ci, avec 5 100 nouveaux cas estimés au Québec pour 2011 et le troisième plus meurtrier avec 840 décès. Heureusement, il évolue en général lentement et peut souvent être guéri ou traité avec succès. Pour en arriver à un traitement réussi, il faut toutefois détecter le cancer avec certitude. Faisons le point sur ce cancer masculin ainsi que sur les nouvelles pistes de détection.

Reconnaître les symptômes
Le dépistage habituel de ce cancer s’effectue en mesurant le niveau sanguin de l’APS (Antigène Spécifique de la Prostate) dans le sang de pair avec un toucher rectal. Ce dépistage s’adresse aux hommes de 50 ans et plus, aux hommes avec un antécédent familial du cancer de la prostate ou aux hommes qui manifestent des symptômes reliés au cancer de la prostate. Ces symptômes comprennent entre autres des problèmes urinaires, une douleur durant la miction ou la présence de sang dans l’urine (pour une liste exhaustive, consultez le www.cancer.ca). Malheureusement, le cancer de la prostate, en particulier dans ses premiers stades, peut se développer sans qu’aucun signe ou symptôme se manifeste. De plus, plusieurs des symptômes reliés au cancer de la prostate sont aussi fréquents chez les hommes qui souffrent d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Il s’agit d’un problème courant qui se développe au fur et à mesure qu’un homme prend de l’âge, et qui se manifeste par un grossissement de la prostate qui risque de bloquer l’urètre ou la vessie. Cette hypertrophie n’a rien à voir avec le cancer de la prostate; toutefois comme les symptômes sont semblables, des analyses seront nécessaires pour poser un diagnostic sûr. 

Pour en avoir le cœur net : la détection 
Les deux tests facilitant la détection précoce du cancer de la prostate sont le toucher rectal et l’analyse sanguine de l’APS. Le toucher rectal consiste en un examen physique de la prostate par le rectum qui ne dure que quelques secondes. Après avoir introduit un doigt ganté dans le rectum, le médecin palpe la prostate afin de détecter toute masse ou anomalie. De son côté, l’analyse de l’APS (antigène prostatique spécifique) consiste en une simple prise de sang permettant de mesurer la concentration de l’APS, une substance produite par la prostate et normalement non détectée dans le sang. Le taux d’APS normal varie avec l’âge. Plusieurs troubles de la prostate et pas seulement le cancer peuvent être à l’origine d’une augmentation du taux d’APS. À l’inverse, il arrive aussi que des hommes atteints d’un cancer de la prostate présentent des taux d’APS normaux. En effet, jusqu’à 25 % des hommes avec un taux normal d’APS peuvent présenter un cancer. 

Ainsi, aucun test de détection du cancer n’est précis à 100 %. Si on constate un problème, d’autres analyses permettront alors de déterminer s’il s’agit d’un cancer ou d’un autre problème de santé. Dans la majorité des cas, la présence de cancer sera déterminée par une biopsie transrectale. La biopsie est un examen qui consiste à prélever des cellules ou tissus prostatiques pour une analyse microscopique. Elle est réalisée en introduisant dans le rectum une sonde échographique pour biopsies par aspiration à l’aiguille (en moyenne 6 à 24 biopsies) dans différentes zones de la prostate. Des biopsies pratiquées à la suite d’un taux élevé d’APS se traduiront par un résultat positif dans un cas sur quatre. L’examen dure quelques minutes sous anesthésie locale. 

Problématique sur le dépistage et nouvelles options de détection
Dans près de 70 % des cas présentant un taux d’APS élevé, aucun cancer n’est détecté lors de la réalisation de la biopsie. Ces hommes continuent alors de se demander si le taux élevé d’APS est dû à une possible hyperplasie bénigne de la prostate ou si la biopsie n’a pas été en mesure de détecter le cancer. En effet, jusqu’à 20 % des cancers de la prostate ne seront pas identifiés lors d’une première biopsie, simplement parce que les prélèvements réalisés lors de la biopsie sont « passés à côté » du cancer. Ces hommes avec un APS élevé et une première biopsie négative ne peuvent donc plus se référer au test de l’APS pour détecter un développement futur du cancer de la prostate. 

Heureusement, un nouveau test conçu par DiagnoCure, une entreprise québécoise, a été homologué par Santé Canada en août 2011. Le PROGENSA® PCA3 permet de déterminer le risque de la présence d’un cancer chez des hommes qui présentent une première biopsie négative et un APS élevé. Le test sert ainsi à identifier les hommes chez qui une biopsie subséquente est nécessaire. En effet, plusieurs études suggèrent que, contrairement à l’APS, les résultats du test PROGENSA® PCA3 n’augmentent pas lors d’une augmentation du volume de la glande prostatique, ce qui les rend indépendants de la présence d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Les performances du test PROGENSA® PCA3 permettraient même de réduire le nombre de premières biopsies réalisées à la suite d’une augmentation de l’APS. En effet, une étude européenne récente, publiée dans le magazine de l’association américaine d’urologie The Journal of Urology, estime qu’avec le test PROGENSA® PCA3, 40 % des biopsies initiales de la prostate pourraient être évitées, alors que seulement 5 % des cancers malins échapperaient au diagnostic initial, dont seulement 2 % de cancer avancé. L’avantage du test PROGENSA®  PCA3 est donc que les patients n’auront pas à subir deux biopsies rapprochées, ce qui peut être douloureux et incommodant. 





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