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Publié dans Mieux-Être

Le 11 septembre 2012 - 14:50  | Par: Cassandra Poirier
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Créatrice de mouvements

Créatrice de mouvements

Vous avez sans doute pu admirer son œuvre plus d’une fois, sans même que vous sachiez qu’elle en est l’auteur. Elle raconte des histoires à travers des mouvements qu’elle imagine, crée et synchronise, pour en faire un tout qui nous en met plein la vue. Geneviève Dorion-Coupal, chorégraphe, est une artiste de l’ombre qui est derrière les plus grosses productions scéniques du Québec. Pendant que ses danseurs exécutent son œuvre, elle observe en coulisse. Le temps d’une entrevue, retrouvons-la en avant-scène. 

Geneviève Dorion-Coupal a toujours eu la fièvre de la danse et s’impose très certainement comme étant la chorégraphe la plus influente et au-devant des tendances du Québec. Très jeune, elle amorce un parcours tout naturel qui la mènera vers les plus grands planchers de danse mondiaux. «Ma grand-mère et ma mère dansaient. Dès l’âge de cinq ans, je me suis également mise à danser avec ma sœur. Je ne me suis jamais arrêtée pour réfléchir à ce que je voulais faire dans la vie. C’était un parcours évident pour moi», relate la chorégraphe qui a célébré en 2009 ses vingt ans de carrière. 

L’ancienne danseuse possède une solide formation en danse classique, contemporaine et jazz. Après avoir dansé de nombreuses années pour, entre autres, les Grands ballets canadiens où elle consacre 10 ans de sa vie, la danseuse deviendra alors chorégraphe, même si selon elle, la danse ne va pas forcément de pair avec la chorégraphie. «Danser et chorégraphier, ce n’est pas du tout le même métier, explique-t-elle. Lorsqu’on danse, on est interprète. On exécute les idées d’un autre en mouvement. Lorsque l’on chorégraphie, on crée, on imagine, on met en scène, un peu comme si c’était du théâtre. La chorégraphie va au-delà du mouvement. On étudie la musique, la courbe scénique, pour que le tout puisse transmettre la bonne émotion. Il y a toujours une intention derrière chaque mouvement, une motivation, une idée motrice.» Le métier de chorégraphe c’est 60% du temps en réunion de production avec le réalisateur et toute l’équipe de la logistique. Pour le reste, c’est l’enseignement et Geneviève m’avoue qu’elle n’hésite pas à se -lancer dans les bras des garçons pour montrer les portés, car même si elle ne se retrouve plus sur scène, la danse anime toujours son corps! 

Avec des sites Internet comme YouTube et tous les réseaux sociaux, le métier de chorégraphe est rendu plus accessible qu’avant, et plus que bien des métiers. «On retrouve là de nombreuses sources d’inspirations et il est toujours possible de reproduire ou de s’inspirer de telle ou telle personne. Mais au final, c’est un métier qui requiert beaucoup d’expérience», raconte celle qui a appris les bases du métier en plongeant dedans, mais qui avait tout le bagage nécessaire, dont une formation de chant et de jeux. 

Geneviève Dorion-Coupal a travaillé sur un nombre impressionnant de spectacles ici au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde. Elle signe les chorégraphies des productions Génération Motown, Night Fever, Elvis Story, Musicman de Grégory Charles ou Les filles de Caleb, et des comédies musicales Les misérables, Chicago, La légende de Jimmy et Pied de poule, entre autres. On lui doit également les chorégraphies de quelques galas télévisés, dont le très populaire, Star Académie

Mais la chorégraphe ne s’arrête pas là. Elle collabore aussi à des projets aussi prestigieux que le spectacle de la mi-temps du SuperBowl et Love à Las Vegas, tous les deux réalisés par le Cirque du Soleil. «Certes, ces spectacles ont représenté de gros défis, mais le plus important du point de vue créatif a sans contredit été celui de Chantal Chamandy au pied des pyramides d’Égypte. Je me suis battue longtemps pour que ce projet se réalise, dans un milieu magique, mais où il était très difficile de tout orchestrer», raconte Geneviève Dorion-Coupal. Évidemment, le défi constant de la chorégraphe est de toujours réussir à se réinventer et de donner le maximum dans tous les projets qu’elle entreprend. 

Comment la chorégraphe réussit-elle à animer les pages blanches qu’on lui donne? «L’inspiration me vient tout le temps. La musique me parle beaucoup, mais je cherche surtout l’inspiration dans ce que je vis au quotidien. Cela influence beaucoup mon travail de création. J’aime beaucoup mélanger les genres, puisque je suis moi-même très polyvalente. La comédie musicale s’y prête très bien d’ailleurs. J’aime créer une harmonie sur scène, parmi les chanteurs et les danseurs», raconte-t-elle. 

La chorégraphe a également eu l’occasion de participer en tant que chorégraphe invitée à la version polonaise de la populaire émission So you think you can dance. «C’est ce mélange dans mon style de danse que les producteurs ont aimé. Ils ont trouvé cela différent. Une émission comme celle-là me donne une très bonne visibilité en Europe et maintenant les gens me reconnaissent», explique-t-elle. 

La danse est une véritable passion pour Geneviève, tout comme la photographie. «J’ai eu un studio de photo pendant 15 ans. J’ai dû le fermer, car je n’avais plus vraiment de temps pour cela, mais aujourd’hui c’est toujours un plaisir de photographier mes voyages. Peut-être que plus tard, je m’y consacrerai à nouveau», avoue-t-elle. En attendant, sa tête bouillonne de nouvelles idées à mettre sur scène, notamment sur celles du Mexique, un gros projet en branle depuis 2 ans déjà. 

 





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