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Publié dans Mieux-Être

Le 24 novembre 2011 - 10:26  | Par: Ann Châteauvert
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Sonate pour une femme accomplie

Sonate pour une femme accomplie

Assise à son piano ou devant une classe au Conservatoire, Louise Bessette joue avec virtuosité et subtilité tous les rôles de sa vie. Et son répertoire est vaste. Pianiste, soliste, enseignante et mère de famille, Louise est aussi inspirée qu’inspirante. Voici le parcours d’une femme vibrante qui avance dans la vie avec doigté, tout en prouvant que la grâce n’est pas seulement réservée aux plus grands génies de ce monde.

Louise Bessette a commencé le piano à l’âge de cinq ans. Issue d’une famille de mélomanes, elle a baigné dans la musique dès sa plus tendre enfance. « Mon père était un grand amateur d’opéra et ma mère organiste à l’église de la paroisse. Je crois que ce sont eux qui m’ont insufflé mon amour de la musique, raconte-t-elle. » C’est donc entre deux cours au Conservatoire que l’enseignante prend le temps de venir nous partager sa plus grande passion, celle à laquelle elle a dédié la majeure partie de sa vie : « La musique s’est imposée à moi. Je ne me suis jamais questionnée sur ce que je ferais plus tard. Je le savais, c’est tout, ajoute-t-elle simplement. »

Cette certitude se concrétise lorsqu’elle est admise au Conservatoire de Musique de Montréal. Dès lors, elle travaille sous la direction de Georges Savaria et se découvre des aptitudes pour la musique contemporaine. C’est Raoul Sauza, son autre mentor, qui lui fait entendre pour la première fois la musique d’Olivier Messiaen. « Pour moi, nous dit-elle, l’œuvre de Messiaen, c’est la sensualité des sons, la joie à l’état pure et une adresse qui donne le vertige. C’est aussi tout un pan de ma carrière. »
Dans la vingtaine, la jeune pianiste partira se perfectionner, notamment à New York et à Paris où elle vivra pendant quatorze ans. « Mes années à l’étranger m’ont permis d’ouvrir mes horizons musicaux. Partir semblait essentiel à l’épanouissement de la jeune artiste que j’étais. Je pense que cet exil a fait de moi la musicienne que je suis devenue aujourd’hui, explique-t-elle. » Et quelle musicienne ! Du premier prix du Concours international de musique contemporaine de Saint-Germain-en-Laye aux nombreux prix Opus, en passant par sa nomination à l’Ordre national du Canada, la liste des distinctions qu’a reçues la pianiste au cours de sa carrière est longue.

Acquérir ce statut d’interprète la plus en vue de la musique de son temps ne se fait toutefois pas en un claquement de doigt. La discipline et l’effort soutenu sont des thèmes récurrents dans le discours de la musicienne et dans ses enseignements. « Comme le disait Thomas Edison, le génie, c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration. À cela, il faut aussi ajouter le plaisir de jouer. » Dans le cas de Louise Bessette, c’est donc 100 % de pur bonheur qui est transcendé lorsqu’elle joue du piano.
« Je compare souvent mes prestations à celles d’une acrobate de cirque. Une fois lancée, je dois aller jusqu’au bout du mouvement. Sinon, je risque de me casser le cou. » Et peu importe les fausses notes, Louise Bessette continue en nous disant : « Au piano comme dans la vie, les fausses notes sont normales. Elles arrivent, mais l’important, c’est de savoir comment passer par-dessus et poursuivre sans regarder derrière. » Les fausses notes sont pour elle des occasions de grandir, d’apprendre et de se renouveler.
Pour lire la suite de l’article, procurez-vous l’édition No55 Janvier 2012, en kiosque jusqu’au 30 décembre 2011.





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